| In Extremo - Verehrt und Angespiene | ||
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| Auteur : Artemis | Note : 8 / 10 | |
Mode d’emploi : chausser des chaussures confortables, détacher ses cheveux, pousser les meubles, effectuer quelques assouplissements afin d’éviter claquages et courbatures puis, insérer le cd dans le lecteur, appuyer sur play et … danser en secouant la tête bien sur !! Car, enfin, quoi de plus entraînant que ce folk écossais revisité à la sauce allemande ? Franchement je me le demande… Les atouts majeurs de ce combo allemand sont bien entendu le folk avec ces bombardes, harpe, cornemuses, vielles croisés violons et autres que je ne saurais nommer mais qui sortent de l’imaginaire très fertile de ses musiciens de talents ; l’autre atout majeur étant cet enthousiasme qui se combine à la rigueur rythmique toute allemande. On est en effet bien loin du délire mystique de Tuatha de Danann ou de la folie des cavernes de Finntroll, bien que l’on ressente la même joie de vivre et la même envie de faire danser les gens au travers de rythmes entraînants et de riffs accrocheurs. Pourtant lorsque l’on prête attention à chacun des éléments pris individuellement, on se rend compte que tout est soit martial soit triste : la voix au timbre éraillé et qui n’aurait pas dépareillé sur un camp d’entraînement militaire se fait, non pas velours, mais joyeuse et invite à la fête. Il en va de même avec la cornemuse qui malgré sa mélancolie donne à l’album toute sa légèreté. L’autre comparaison qui vient tout de suite à l’esprit concerne le titre « Herr Mannelig » (mon préféré) reprise d’un classique du folklore traditionnel allemand. La petite anecdote vient du fait que le groupe ait repris cette chanson en même tant que leur compatriote Haggard donnant ainsi naissance à deux morceaux terriblement proches et pourtant différents. Dans cette chanson on retrouve l’âme du groupe avec un folk jouissif largement soutenu par des riffs parfaitement exécutés. Mes deux autres véritables coups de cœur sont les titres « Vänner och Frände » et « This Corrosion ». Après des introductions absolument superbes, un développement qui se lance et nous renverse dans son sillage de pur heavy métal, des refrains accrocheurs que l’on se prend à fredonner pendant des jours, la fin brutale nous laisse sur … notre faim, c’est le cas de le dire !! C’est, pour moi, le point le plus négatif de l’album. En effet après de pareils efforts de composition et un immense travail sur les introductions on est en droit de se demander la raison de ces fins abruptes. A propos des travaux de guitares, il est à souligné le parfait mixage qui permet une prédominance des instruments folks et de la voix sans jamais gêner l’écoute des autres instruments et notamment de la basse qui signe quelques pseudos solo de toute beauté… Les amateurs de guitares ne sont pas en reste avec des riffs, certes martiaux et lourds, mais qui confèrent à l’opus ses lettres de noblesse. Quant à la batterie, elle contribue activement à contrebalancer les joyeuses et festives bombardes pour nous emmener dans les profondeurs héroïques du heavy grâce à une bonne utilisation de la grosse caisse et des cymbales en rythme binaire sans pour autant tomber dans du blaste incessant… avis aux amateurs !! Pour conclure ma toute première chronique, je dirais qu’In Extremo est un savant mélange de Rammstein et de Tuatha de Danann croisé avec du Lumsk pour le petit côté poétique du combo. IN EXTREMO : où martial rime avec joie de vivre !! Artémis |
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Le 17 Février 2007
Le 17 Février 2007
Le 17 Février 2007