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Arsis - United In Regret
Auteur : The Philosopher Note : 10 / 10
Arsis – United In Regret – (2006)

Willowtip Records
site officiel
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En 2003, Arsis sortait son premier album A Celebration Of Guilt, par lequel les internautes hexagonaux ont peut être eu la chance de découvrir le groupe sur le tard, c’est-à-dire mi-2005, date à laquelle les premiers signes de promotion apparurent vers chez nous. En effet, impossible jusqu’alors de trouver la moindre trace d’existence de ce groupe sur le vieux continent tout entier. Arsis ne sortait alors ses œuvres que chez Willowtip Records, label assez frileux sur la promotion européenne, et se cantonnait et malheureusement se cantonne toujours à l’heure actuelle à tourner sur le continent américain, malgré une popularité croissante en Europe.

Après un Celebration Of Guilt proposant un death metal technique, mélodique et très original, parfois limite thrashisant avec quelques réminescences des meilleurs passages de Arch Enemy ; Arsis sortait en 2005 un trois titres nommé A Diamond For Disease de 20 minutes (dont le morceau éponyme fait - excusez du peu – 12 minutes), avec deux titres époustouflants de technicité et de maîtrise, aux riffs de guitares tantôt incroyablement rapides et mélodiques tantôt lents et lancinants, mais toujours et plus que jamais mélodiques, ainsi qu’une reprise très personnelle du morceau d'Alice Cooper : Roses On The White Lace dont on jurerait qu’il fût écrit pour le groupe.
C’est à cette époque que les premières critiques françaises élogieuses vinrent unanimement saluer ce groupe qui avait déjà forgé son identité propre, à savoir un savant mélange death metal technique très influencé par les derniers Death ou Theory in Practice avec un style de composition tout simplement emprunté à des œuvres classiques. Nul doute que James Malone, compositeur, guitariste, chanteur et anciennement bassiste du groupe qu’il a fondé, a reçu une éducation musicale à base de classique et de heavy metal, tant son jeu et ses compos s’en ressentent.

Alors, quid en 2006 de United In Regret ? Arsis allait-il enfin réussir à flancher et décevoir ? Et bien force est de constater que non, le groupe officiant toujours dans le même style reconnaissable aux premières mesures, n’arrive pas à tourner en rond ou perdre l’inspiration. Bien au contraire.
Malgré le fait que j’ai trouvé l’album un peu moins bon que son prédécesseur aux premières écoutes, j’ai bien dû me rendre à l’évidence : Arsis continue à gagner en qualité. Alors que United In Regret commence fort avec un Oh, The Humanity entraînant, la pression redescend au fur et à mesure pour arriver à un Lust Before the Maggots tout en variations et sauts de cordes… une ode à la technicité, qui laisse pantois de professionnalisme. Mais les surprises de cet album ne s’arrêtent pas là, et après les frasques guitaristiques des morceaux The Mariage Bed et The Cold Resistance, Arsis nous gratifie d’un mid-tempo lancinant du nom de The Things You Said, qui fort de ses deux lignes de guitares totalement indépendantes paraît aux oreilles de l’auditeur aussi complexe qu’il est facile à retenir, nous rappelant au passage que le batteur est tout aussi bon dans son rôle de marteleur sur des tempos rapides que lents.
Car là où Arsis excelle, c’est bel et bien dans la composition de chefs d’œuvres mélodiques, où les guitares se suivent sans jamais se ressembler, aidées par un chant à mi-chemin entre le black metal et celui de Chuck Schuldiner sur The Sound Of Perseverance et une batterie ultra carrée tout ce qu’il y a plus de death metal. Cela Arsis l’a bien compris et en a fait une marque de fabrique, ce qui ajouté à une production sans faille, ne peut laisser personne indifférent. Vous l’aurez compris, Arsis s’adresse à tout fan de death technique, attiré par une mélodie omniprésente et qu’un excès de démonstrativité technique (attention, il n’y a pas de saccades dans les compositions, seulement une débauche de notes) ne risque pas de rebuter.

Arsis est aujourd’hui le fer de lance d’un death metal technique progressif, underground réfléchi, et participe à l’essor d’une scène qui renaît après la disparition des pointures qu’étaient Death, Atheist, Pestilence, Cynic ou Nocturnus. Et si il fût découvert par le très spécialisé label américain Willowtip Records (qui a à son catalogue entre autres Necrophagist, Misery Index, Cephalic Carnage, Neuraxis, Alarum et les très prometteurs Illogicist et Odious Mortem), après seulement 3 ans et deux albums, l’un des groupes de death metal les plus talentueux que l’on ait vu depuis bien longtemps vient juste de signer chez Nuclear Blast, on peut enfin espérer qu’une vraie promotion se fasse autour d’Arsis, qui plus que n’importe quel autre, le mérite largement à l’heure actuelle.

Membre
Arsis ou comment démontrer qu'un duo peut faire aussi mal qu'un groupe complet de death technique.

Cet album tout comme les précédents n'a rien à envier à du Necrophagist / Spawn of possession / Psycroptic et autres ténors du genre !

A acheter les yeux fermés pour les amateurs de musique technique mais pas chaotique

9/10

Le 26 Février 2008

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