"A la sousoupe!"
C'est un peu ce à quoi on s'attend à la sortie d'un nouvel album de Tiamat depuis quelques années. Des albums certes pas forcément mauvais (honnêtement je les connais que de réputation, pour la plupart), mais trop calmes et lisses si on les compare au chef-d'oeuvre ultime du groupe, Wildhoney. Où était donc passée cette voix magique d'Edlund? Où était passée cette sublime et douce agressivité? (non, je n'ai pas pris de ces fameux psilocybes avant la rédaction de cette chronique )
Autant dire que je l'attendais avec autant d'impatience que d'angoisse, cet Amanethes. Et autant être direct pour ceux qu'auraient pas vu la note : il roxx un max.
Ca commence avec un morceau qu'on croirait sorti d'un autre groupe tant les guitares sont puissantes, je parle bien évidemment de "The Temple of the Crescent Moon", superbe morceau quasiment viking. La piste suivante est encore plus rageuse, et nous permet de nous délecter de ce chant si caractéristique enfin retrouvé. ("It's been a long time but we are here again..."==>Tu l'as dit bouffi!) Quelques autres morceaux du même acabit parsèment l'album, notamment le rageur "Raining Dead Angels".
Cependant, je vais être franc, autant j'adore le chant d'Edlund, autant je n'aime pas spécialement les morceaux du genre, bien qu'ils soient plutôt réussis. Nan, les pistes que j'ai eu le plus de plaisir à retrouver sont les "mid-tempo agressifs" si caractéristiques de Tiamat. Là je pense par exemple au jouissif "Lucienne", morceau que je n'aurais absolument pas attendu du Tiamat moderne, et qui fait bougrement plaisir à entendre après tant d'années de mutisme. La majorité de l'album est dans cette veine mid-tempo, même s'il y a des variantes plus ou moins calmes : n'allez pas croire qu'on entend toujours la même chose, hein!
Enfin, Tiamat n'a pas oublié son évolution, et il y a aussi des chansons plus calmes, comme celles que l''on peut trouver sur "Prey". Je pense à l'excellente "Until The Hellhounds Sleep Again", géniale, mais il faut aussi compter avec les habituelles ballades : la triste "Misantropolis" (suivie de l'instrumentale "Amanitis" : le diptyque est très touchant), la mielleuse "Meliae" qui ferait presque pop-rock et les deux étranges titres finaux.
Au final, cet album est plus qu'une excellente surprise, c'est tout simplement la résurrection d'un Tiamat que l'on attendait plus dans cette branche.
A conseiller à tous les amateurs de metal mélodique voire atmosphérique mais, surtout, à ceux qui regrettaient ce chant sublime. |