Rechercher
En ligne
  • ... Membres
  • ... Visiteurs
  •  
  • 1540 Membres
  • 3432 Chroniques
  • 16522 News
Heavy Chat
  • Chargement...
Catharsis
Auteur : Sanguine_Sky Note : 8 / 10
image

Que s'est il passé dans le monde du métal en 2009 ? Et bien, des groupes connus tels que Paradise Lost, Porcupine Tree, Sirenia ou Amorphis (pour ne citer qu'eux) ont sortis un nouvel album. D'autres groupes sont arrivés sur la scène en publiant leur premier album, comme Whyzdom par exemple.

Mais qu'en est il du groupe Elis, formation nous venant du Liechtenstein ?

Pour rappel, le groupe avait décidé de continuer la musique malgré la mort de sa chanteuse, Sabine Dünser en 2006. Elle fut remplacée par Sandra Schleret, qui n'est pas une novice, puisqu'ayant initié chez Dreams of Sanity, Siegfried ou encore Soulslide, et ayant également participé à plusieurs albums du groupe Samael.

En 2007 le groupe publiait l'EP Show Me The Way avec sa nouvelle chanteuse et s'apprêtait à reprendre la voie des concerts.

En cette année 2009, le jeune groupe nous publie son 4ème album, Catharsis. L'artwork est plutôt différent de ceux proposé par le groupe précédemment. Un changement s'est il donc opéré chez Elis ?

Et bien oui. Elis a gagné en maturité et se forge son identité.
De nombreuses qualités apparaissent tout au long de ce disque, à commencer par le chant.
Si on pouvait reprocher à Sandra Schleret en 2007 de manquer de puissance et de trop calquer sa voix sur celle de Sabine, et bien ce problème est corrigé !
La dame a bien progressé depuis 2007, sa voix alliant puissance et émotion, et possédant également une excellente maîtrise de sa voix.
Celle-ci tire incontestablement l'album vers le haut : officiant dans un registre plutôt rock, elle s'accorde parfaitement aux compositions et son chant est assez diversifié pour insuffler de l'émotion tel que sur la ballade Rainbow, rendre un refrain accrocheur comme sur Firefly ou The Dark Bridge, possède une excellente technique, aucune fausse note n'est faite sur l'album. Une excellente chose.

Les compos sont suffisamment diversifiées, ce qui est un avantage : l'impression d'entendre la même chanson ne s'applique pas ici. Quelques growls viennent également faire leur apparition, ainsi qu'une voix claire masculine, notamment sur Warrior's Tale. Les titres sont dans l'ensemble assez courts (entre 4 et 6 minutes), mais très accrocheurs.
La maîtrise est elle également présente, et les petits solos présents dans cet album (quasiment sur chaque morceau) donnent un côté plus péchu et heavy à cet album, et ainsi évite également l'ennui. Le clavier est lui bien employé, évitant d'être trop kitsch. Un bon point pour Elis.

Mais que pourrait-on reprocher à Elis ? Et bien pour commencer, de trop reposer sur sa chanteuse. La prestation vocale de Sandra a beau être excellente, la seule vraie accroche vient globalement de sa voix. Les musiciens sont parfois trop en retrait, notamment sur I Come Undone, ce qui est dommage.
Ce second reproche est lui personnel, mais on pourrait reprocher à Elis d'avoir trop poussé son côté plus heavy au point d'en avoir délaissé l'atmosphère envoûtante et sombre des précédents album, ce qui est dommage.
Un autre petit problème vient d'une certaine irrégularité entre les différentes pistes de cet album : certaines sont plus dispensables que d'autres et font un peu l'effet de remplissage (citons Warrior's Tale ou I Come Undone, pas franchement indispensables).

Quoiqu'il en soit, après un passage à vide (notamment un album plutôt moyen en 2006 et la mort de la précédente chanteuse), Elis a repris du poil de la bête et est bien décidé à revenir sur le devant de la scène. Opération donc réussie avec ce Catharsis, disque de qualité, malgré quelques petites erreurs.

Au final, Elis nous livre un album tout à fait bon, avec un chant d'une qualité indéniable. Le seul point qui décevra peut-être les fans de la première heure du groupe est la disparition de l'atmosphère gothique des premiers album.

Note finale : 8/10

Sanguine_Sky
Heavylaw 3.6 | a propos | nous contacter | Design bannière par JP Fournier