Choix cornélien que celui d'une première Chroflash...
Enfin, je me lance, et sur quoi d'autre que mon personal favorite, id est les allemands de Gamma Ray, et leur avant-dernier opus qui n'est autre que mon premier véritable album de métal (souvenirs, souvenirs...).
Trêve de nostalgie et place à la musique.
Gamma Ray nous gratifie d'un album sombre et très heavy, mais dans sa plus pure tradition.
Des chœurs majestueux s'élèvent pour former la parfaite intro de cet album clamant la résistance à la "secte" des Illuminatis (cf Dan Brown, Anges et Démonset son imagination fertile pour les intéressés). Une petite transition, et nous voici dans le vif du sujet, avec Dethrone Tyranny. Une chanson pour parano, peut-être, mais un véritable carton. Un refrain entraînant, des moments plus lancinants, mais un Kai Hansen qui annonce la couleur par une prestation vocale très impressionnante.
Prestation confirmée par la suite: Heart Of the Unicorn. Un rythme de galop lance la chanson où, il faut bien le dire, on entend Kai imiter le Rob Halford de Painkiller, ou, c'est selon les préférences, faire une parfaite imitation d'un gars bourré hurlant à la face du monde son ressentiment. Enfin, toujours est-il que c'est une maestria vocale (au début je croyais qu'il y avait deux chanteurs tellement la différence est marquée entre le Kai banshee et le Kai plus posé), avec des rythmes que j'apprécie moins, mais bon...
Next up, un petit roulement de tambour et Heaven or Hell est lancée. Un rythme parfait, mémorable, un refrain facile, mais une véritable chanson pour le live, aisée à mémoriser, et un des grands moments de l'album.
On continue sur notre lancée avec New World Order. Une guitare, puis deux, et c'est parti ! Joyeux comme seul Gamma Ray (et Freedom Call) peut le faire. Bon, je trouve quoi comme points négatifs là-dedans ? Je m'interroge... Bah allez, pour faire plaisir aux sceptiques, ils réutilisent le riff de I Want Out... (et alors ? Ecoutez-moi cette chanson, nom de quelque chose...).
Selon moi l'album se sépare en deux parties: une courbe ascendante puis malheureusement ça redescend au moment où l'explosion définitive aurait pu se produire pour ancrer définitivement No World Order dans les annales des classiques de power metal. Damn The Machineest l'apex de l'album. Dan nous a crée un chef d’œuvre de science-fiction où la basse omniprésente et les rythmes simili-égyptiens chers à Gamma Ray s'imposent de façon brutale mais splendide. Et ce refrain... bon vais m'arrêter là, sinon je vais en parler une heure durant .
Malheureusement donc, la suite baisse un peu: Solid. Du heavy que je qualifierai de très peu original, même si Gamma Ray arrive à en faire quelque chose de très bien, mais une baisse de niveau par rapport à ce qui a précédé.
On remonte avec Fire Below, toujours dans la lignée heavy, mais plus mélodique, une chanson vraiment superbe cette fois-ci. Follow Me la suit parfaitement, c'est dans sa continuité, même si je l'apprécie moins, c'est du bon Gamma Ray.
Ensuite, Eagle. Bwoarf. Je ne sais vraiment pas ce que tout le monde lui trouve, à celle là. Assez banale.
Et enfin, la ballade: Lake Of Tears. Alors, deux choses: primo, quitte à mettre une ballade, ils auraient au moins pu la coller en milieu d'album, ça aurait fait une coupure bienvenue permettant aux oreilles de se reposer un peu. Deuxio, si c'est pour faire une ballade comme ça, zut ! Les gars, vous êtes capables de sortir des ballades comme The Silence, Farewell, Pray, ou A While In Dreamland, pas une chanson comme ça qui fait vraiment comme si vous cherchiez à montrer que vous êtes capables de beaux sentiments ! D'ailleurs, on sent que Kai n'est pas dans la chanson. Enfin... une triste fin à un album néanmoins indispensable pour tout métalleux qui se respecte. (Et Lake of Tears est très appréciable si vous ne connaissez pas les autres de Gamma Ray )
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