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Ava Inferi - Onyx
jaquette
  • 1. Onyx
  • 2. The Living End
  • 3. A Portal
  • 4. ((Ghostlights))
  • 5. Majesty
  • 6. The Heathen Island
  • 7. By Candlelight & Mirrors
  • 8. Venice in Fog
Style:
Doom/Gothic Metal
Label:
Season Of Mist
Sortie:
2011
idrisanara Publiée le : 10 Mars 2011 Consultée 1242 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
idrisanara
8/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
-
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
En étant honnête, qui affirmait lorsqu’Ava Inferi sortait « Burdens » que le groupe serait toujours là cinq ans plus tard ? Peu de chroniqueurs se seraient aventurés à le jurer.
De très nombreuses raisons expliquent cela, jugez plutôt !
D’abord parce que le groupe pratique un métal plutôt difficile d’accès : c’est un groupe tel que les affectionne notre codeur préféré, c’est-à-dire avant tout black (n’oublions pas qu’Ava Inferi est un projet de Blasphemer, ex-Mayhem) et atmosphérique. Ensuite, parce que, bien qu’ayant une « frontwoman », celle-ci ne suscite pas de désirs de soirées en tête-à-tête : Carmen Susana Simões semble dangereuse, si triste dans ses habits blancs tachés de sang. Une veuve noire mortifère. Enfin, autour d’Ava Inferi, pas de battage, peu d’informations, c’est d’ailleurs un franc euphémisme.

C’est pourquoi cette nouvelle discrète sortie des Portugais mérite une oreille particulièrement attentive : « Onyx » est leur quatrième album. Car ils sont toujours là, et Ava Inferi toujours debout. La preuve en est négligemment apportée en ce début d’année. C’est d’ailleurs assez réjouissant, cette bonne santé du groupe. Je le dis avec d’autant plus que plaisir que ceux qui ont accablé la formation de sarcasmes finissent par l’avoir assez mauvaise : si c’était aussi plat et ennuyeux que cela, il n’y aurait pas autant d’adeptes.
Si la mélancolie frigorifiante d’Ava Inferi ne vous a jamais touché, vous n’êtes sans doute pas à lire cette chronique. Mais si vous avez déjà rêvé, portés par le charme lancinant des dentelles fanées tressées par les Portugais, restez. « Onyx » est un album énigmatique, touchant, qui tire ses ficelles de l’abîme de quelque faille dans une montagne physique ou psychique - qui sait ?

La musique du groupe se fait toujours plus orchestrale depuis le premier album, et ce quatrième album est dans cette logique un disque un peu plus électrique que les précédents, voire avec des accents symphoniques : la chanson «The living end», magnifique pièce de près de 7 minutes au romantisme surrané nous surprend presque, placé juste après l’introductive «Onyx». L’album est ainsi, à égrener les nouvelles perles de leur chapelet noir : solos de guitare inattendus, sur «The Heathen Island», évidemment, et sur «((Ghostlights))», refrain clair scandé quasi avec enthousiasme (!!!) sur Majesty, titre très mélodique («By Candlelight & Mirrors», avec choeurs et «la la la la» fredonnés, si si !!).

Clairement, on est moins dans le goth développé les premiers temps que dans le doom. Mais cela ne choque guère : le passage de l’un à l’autre se fait sans abandon de style, certainement grâce à l’absence de changement dans le line-up. Il y a la même recherche de créer quelque chose d’unique. La créativité d’Ava Inferi est bluffante, et en plus, elle est modeste. La lourdeur du combo ne disparaît pas derrière ces nouveaux arrangements. Les chansons sont toujours en petit nombre, mais relativement longues, permettant à l’auditeur de se promener dans chaque titre comme dans autant de greniers à secrets de famille lourds de menaces ou d’histoires de fantômes. D’ailleurs, le dernier titre se nomme «Venice in Fog». Sur les riffs lourds et la voix de Carmen qui se fait plaintive, le cinéphile se repassera «Mort à Venise» de Visconti.

En conclusion, ce disque est sans doute le plus facile à écouter du groupe, mais sans que cela change quoi que ce soit à la maturité de l’ensemble. Certainement, il saura conquérir de nouveaux fans tout en ajoutant une nouvelle carte maîtresse à une discographie déjà diversifiée.

Avec impatience, on attend la suite.
Le Groupe
Ava Inferi
Discographie chroniquée
jaquette
Onyx - 2011
8/10 idrisanara
jaquette
Blood Of Bacchus - 2009
7/10 Gounouman
jaquette
The Silhouette - 2007
5/10 Gounouman

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AdrianFrost -   AlexFullHD -
Balin -   Bonobo_666 -   Doryan -
Dragonman -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Redant -   Rom -
Silvergm -   Sog -   Spade -
Stenka -   The Inner Circle -   wanderer -
wazbones -   Whysy -    

Commentaires

Membre

Pas de note

Cela fait plusieurs fois que je lis de très bons commentaires de cet album d'Ava Inferi, groupe que je ne connaissais vaguement que de nom...
Ta chronique me donne envie de prendre vraiment le temps de me plonger dedans!! D'autant plus que les extraits du Myspace me laisse entrevoir un album tout à fait dans le style que j'écoute.

Je reviendrai pour noter tout ça! :)

Le 10 Mars 2011

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

Membre

Ma note : 8/10

C'est au niveau de l'ambiance que pour moi le groupe est black, je trouve que la chape de plomb qui recouvre l'ensemble ressort de ce style. Sinon, je suis parfaitement d'accord avec toi, le chef d'oeuvre n'est pas loin, contrairement à de nombreux groupes, je crois que le cinquième sera le meilleur et surtout le début d'autre chose, d'encore autre chose...

Le 10 Mars 2011

Membre

Ma note : 9/10

Très bonne chronique de ce qui est pour moi l'album de l'année, pour l'instant.

Je n'aimais guère Ava Inferi autrefois. Je n'ai pas écouté "Burdens", je n'ai pas aimé "The Silhouette", c'est tout juste si le sympathique "Blood Of Bachus" parvenait à redresse la barre. Mais "Onyx", c'est tout une autre histoire. Le groupe a simplifié ses structures, accentué le mystère de ses ambiances, bref, s'est donné les moyens de nous séduire. Le son est enveloppant, brumeux, très personnel, comme il sied aux albums appelés à devenir des classiques.

Carmen chante mieux que jamais, et les leads et les soli de guitares semblent parfois venir d'un autre monde. Un monde de ténèbres, de beauté et de mélancolie, dans lequel on aime se lover en écoutant ce recueil de noire poésie...

Il manque encore quelques fulgurances et deux/trois titres m'emballent un peu moins, mais le chef d'oeuvre n'est pas loin.

8,5/10

Morceaux préférés : "The Living End", "The Heathen Island" (les deux premières minutes me collent des frissons à chaque fois), "Venice (In Fog)" et son solo "black" introductif.

PS : Je me permets de critiquer le début de la chronique : Ava Inferi n'a rien, mais alors rien du tout de Black metal ! Blasphemer a tourné le dos à ses anciens amours, et ce n'est pas moi qui m'en plaindrait ;)

Le 10 Mars 2011

J'écoute : Empyrium, Agalloch, Sabaton, Kiss, Saturnus, Die Apokalyptischen Reiter, Menhir, While Heaven Wept, Angra, Nightwish (old), Primordial, Arkona, Samael, Epica, Blind guardian, Uaral, Opeth, Rhapsody, Lumsk, Tuatha de Danann, Dream theater, Moonsorrow, Sonata Arctica, Megadeth, Falkenbach, Battlelore, Summoning, Haggard.

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