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Ne Obliviscaris - Portal Of I
jaquette
  • 01. Tapestry of the Starless Abstract 12:01
  • 02. Xenoflux 10:01
  • 03. Of the Leper Butterflies 05:52
  • 04. Forget Not 12:04
  • 05. And Plague Flowers the Kaleidoscope 11:35
  • 06. As Icicles Fall 09:24
  • 07. Of Petrichor Weaves Black Noise 10:43
Style:
Progressif extrême mélodique
Label:
Welkin Records
Sortie:
2012
Nola Publiée le : 24 Août 2012 Consultée 770 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Nola
5/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
7/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
Attirée par les bons échos apparus sur ce site dès le mois de février, j’ai porté mon attention sur le premier album des six musiciens de Ne Obliviscaris qui nous arrivent tout droit qu’une lointaine contrée à haute teneur en koalas, l’Australie pour ne pas la nommer. Portal of I semblait paré de toutes les vertus et aurait pu combler tous mes espoirs musicaux. Hélas, trois fois hélas. L’écoute de ce premier opus ne s’est pas révélée aussi transcendante et enthousiasmante qu’elle ne le promettait…

Avant de m’immoler sur l’hôtel du blasphème ou du mauvais goût, laissez-moi quand même défendre mon cas et vous exposer les raisons de ma relative déception. Parce que, soyons honnêtes, Portal of I a d’indéniables qualités qui font que, malgré tous les petits griefs que l’on tient contre lui, il est impossible de ne pas reconnaître les bons côtés du premier album de Ne Obliviscaris. La production est bluffante de professionnalisme. Elle sublime l’aspect propre de l’album (qui sied à merveille à la musique entre parenthèses) et rend l’écoute très fluide.

Ensuite, le chant hurlé est particulièrement réussi et colle parfaitement à l’ambiance extrême de l’album. Le travail abattu par Xenoyr est remarquable et fait plaisir à entendre. Comme sur « And Plague Flowers The Kaleidoscope », par exemple, où le hurleur de la formation met en exergue la théâtralité de l’opus en s’opposant directement à son acolyte Tim Charles qui, lui, prend en charge les vocaux clairs. De la même manière, les parties extrêmes sont très bien réussies et offrent un vrai plus à l’opus. Ainsi les moments les plus enragés de Portal of I bénéficient d’un savoir-faire certains qui augmentent l’impact de la musique sur l’auditoire. Ne Obliviscaris prouve qu’il a du savoir-faire à revendre et une bonne maîtrise du genre extreme avec des montées en puissance (« And Plague Flowers The Kaleidoscope » à nouveau) et des accroches dignes des musiciens les plus aguerris ( « Of The Leper Butterflies »).

Même remarque à propos du violon qui sait parfaitement trouver sa place au milieu de l’équilibre mélodique. Par sa touche délicate, il parvient à présenter une facette plus subtile du travail des australiens et à transformer l’atmosphère générale de la production musicale. On n’est jamais tout à fait sûr de ce qui nous attend, et on apprécie le désir des Australiens de brouiller les pistes.
Vous allez vous demander quel est le principal reproche que je fais à Ne Obliviscaris pour ne pas vouloir mettre une note tutoyant les sommets. En fait, le problème tient en deux parties, pas forcément liées, mais qui ensemble constituent un poids certain. La première section vient de la durée des morceaux. Si certains titres ont des longueurs totalement justifiées, « Tapestry Of The Starless Abstract » et « Xenoflux » notamment, d’autres, en revanche traînent la patte, et on ne peut pas s’empêcher de sentir poindre une once d’ennui en suivant l’écoute… Ainsi, il est difficile d’adhérer à la totalité de l’album… « And Plague Flowers The Kaleidoscope » semble ne jamais vouloir se finir.

Et puis il y a le chant clair, qui malgré un gros effort en amont pour réfréner mon aversion, me vrille les tympans. Il n’y a rien à faire mais après un nombre d’écoutes conséquent, je ne parviens pas à me faire à la voix de Tim Charles. Loin d’enrichir l’œuvre, son timbre trop léger et volatile détruit l’harmonie entre la mélodie et la voix hurlée. Si son apport au violon est sans tâche, sa performance en tant que chanteur clair plombe (de manière tout à fait paradoxale) toute la mystique de l’album. On retrouve même un côté un peu gnan-gnan sur « As Icicles Fall ».

Alors, peut-être ne puis-je ne m’en prendre qu’à moi-même… A me frotter à des groupes qui puisent leur influence chez Opeth, groupe avec lequel je n’ai que peu d’atomes crochus, me voilà bien punie. Attendre d’un groupe d’un groupe d’extreme progressif de ne pas faire de progressif est un vœu pieux. Certes, c’est recevable comme critique. Seulement, la curiosité a été la plus forte. Et puis, ce que je retiens de cette escapade musicale, assez éloignée de mes terrains de prédilection, il faut le dire, n’est pas uniquement négatif. Ne Obliviscaris ne m’a pas transcendé mais ses qualités sont reconnaissables qu’on aime ou non le style ; ce qui est, somme toute, rassurant.

Il est donc bien difficile d’aller au-delà des « défauts » (que d’autres moins réfractaires appellent sans doute « caractéristiques ») inhérents au genre dans lequel évolue Ne Obliviscaris, tant la musique du groupe est conforme à son étiquette musicale. Les longueurs et les coupures rendent l’écoute laborieuse et décousue. Cependant, il reste suffisamment de bonnes choses, dans la maîtrise des passages extrêmes notamment, pour que Portal of I trouve une résonnance bienheureuse dans vos oreilles. Sinon vous continuerez de maudire Opeth, juste comme ça, pour le fun. Même si Ne Obliviscaris n’a rien à voir avec la bande à Mikael Akerfeld et même si ça ne sert à rien…

Nola
Le Groupe
Ne Obliviscaris
Discographie chroniquée
jaquette
Portal Of I - 2012
5/10 Nola

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AdrianFrost -   AlexFullHD 5/10
Balin -   Bonobo_666 -   Doryan -
Dragonman -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola 5/10
PapaDuck -   Redant -   Rom -
Silvergm 8/10   Sog 9/10   Spade -
Stenka -   The Inner Circle -   wanderer -
wazbones -   Whysy 8/10    

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 5/10

Donc pour faire plaisir à une personne, je met un commentaire et j'avais mis la note bien avant la chronique de Nola....

Je trouve cet album lourd sur la longueur et peu accrocheur. Il y a de belles idées et un côté bien mélodique mais ça n'a pas su capter mon attention. Je m'en suis détaché à plusieurs moments. Par ailleurs, j'ai trouvé les compositions un poil brouillon sans ligne directrice ce qui m'a encore plus perdu.

Ceci dit je note 5 pour dire que c'est moyen (5 etant bien la moitié de 10 non ?) parce que je reconnais un travail et une volonté de faire un albums qui essaie de se démarquer des autres... Mais dommage le succès (en tout cas pour moi évidemment) n'est pas au rendez-vous.

Le 25 Août 2012

Team Heavylaw

Pas de note

Ah oui en effet j'avais mal compris ^^

Le 22 Juillet 2012

Team Heavylaw

Pas de note

euuuh je ne pense pas que Golder ait voulu dire "Pour moi, ceci n'est pas un album", il a juste dit "ce n'est pas pour moi" ^^

Le 22 Juillet 2012

J'écoute : Gamma Ray, Metallica, AC/DC, Rhapsody, Deep Purple, Lordi, X-Japan, Buono, Backyard Babies, Dream Theater, Yotangor, Mötley Crüe, Mägo De Oz, Koma, The SpongeBob Squarepants Patrick Star Jellyfish Jam Band, Shaka Ponk, Mastodon, Dezperadoz, Anathema, Genesis, Polysics, Dionysos, Linkin Park et les oiseaux chanter....

Team Heavylaw

Pas de note

enfin, je dirais plutôt que les dérivés de black métal avec une voix un peu criarde on tendance à m'écorcher les oreilles. Celà dit, je reconnais qu'il y a du travail dans la musique, mais c'est vraiment pas pour moi

Le 21 Juillet 2012

J'écoute : Dragonforce, Edguy, Queensrÿche, Kalisia et plein d'autres trucs

Team Heavylaw

Pas de note

Pas un album ? .... C'est à dire ?

Le 21 Juillet 2012

Team Heavylaw

Pas de note

c'est clairement pas un album pour moi, j'ai laché après 2 pistes, la voix m'a fait décrocher

Le 21 Juillet 2012

J'écoute : Dragonforce, Edguy, Queensrÿche, Kalisia et plein d'autres trucs

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Aaaah si seulement tout les premiers albums pouvaient être aussi bon que celui là. C'est épique et puissant juste comme il faut pour bien envoyer. Quelques facilités sur le chant clair mais on leur pardonne vite.

Une très bonne surprise de cette année.

Le 07 Juillet 2012

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