J'y vais de mon commentaire! J'ai acquis cet album après avoir découvert le Roi avec le double live pas terrible Cirkus. Et heureusement que j'ai persévéré! Cet album est démentiel: l'essence du prog. Ce qui me gène seulement, ce sont les passages bruitistes qui servent à rien, et la violente claque qui ouvre l'album (21st Schizoid Man est peut être la meilleure création prog des 70's) et qui laisse l'auditeur pantois tout le reste de l'album. Au risque de s'endormir à mort si on connait pas le son de l'époque...
Le 25 Juin 2012
J'écoute : Porcupine Tree, Demians, Devin Townsend, Nevermore, Iced Earth (que les 4 premiers bien sûr), Anathema, Savatage, Riverside, Moonspell et tant d'autres...
Je me souviens encore parfaitement, alors que je venais de débarquer à Grenoble pour mes études, de ma première rencontre avec le disquaire qui devait par la suite largement contribuer à me déniaiser question culture rock.
Son éclectisme était un modèle du genre et pourrait donner des leçons à tous ceux qui aujourd’hui encore n’entendent prêcher que dans et pour leur chapelle. De Robin TROWER à JETHRO TULL, de MANFRED MANN’S EARTH BAND à POCO, de SANTANA à BOWIE ou de GENESIS à LYNYRD SKYNYRD, j’ai tout dévoré avec la gourmandise et l’appétit d’un affamé.
Quand il me fait découvrir ce In The Court Of The Crimson King, l’album a déjà huit ans. Mais il aurait pu sortir la veille. Il est la vitrine tellement parfaite de toute cette musique que j’ai appris à aimer.
Même la violence de 21 First Century me fascine. A l’époque, ce que j’ai écouté de plus violent doit être le Tattoo Vampire de BOC…
Quant à I Talk To The Wind, et quand on a 17 ans, on ne pouvait que rêver de rencontrer son âme sœur sur sa partition.
Et les paroles… l’un des rares disques dont je connaissais tous les textes par cœur.
Cet album, ainsi que la disco des GENESIS et PINK FLOYD participa largement à mon rituel du vendredi soir, ou samedi soir, selon la météo. J’ouvrais en grand la fenêtre de ma chambre d’étudiant
( au premier étage), poussais le volume de l’électrophone jusque dans ses derniers retranchements, puis descendais rejoindre quelques potes et potines qui comme moi, n’avaient pas déserté la résidence universitaire le weekend. Allongés sur la pelouse et le nez dans les étoiles, on pouvait alors tout simplement s’extasier d’être jeunes et d’avoir toute la vie devant soi.
L’album alpha du prog, qui, en 69, va résumer à lui seul les années 60, inventivité, audace, espoir, légèreté et violence (le mouvement hippie et le psychédélique cohabitent avec la guerre du Vietnam et les pires dictatures). Mais cette musique, et sa pochette mêlant couleur et horreur , préfigurent aussi les années 70, ces années où la jeunesse, toujours emportée par le maelstrom social des années 60 veut oublier un passé proche trop sombre et veut pouvoir croire construire un avenir plus radieux. Une utopie, on le comprendra vite, mais c’était tellement beau d’y croire.
Si le son est daté, forcément, ( le son vinyl est quand même bien meilleur que le son cd pour écouter pareil classique), les mélodies, elles, n’ont pas pris une ride. Un peu, comme si quelques fragments de ces années 60 et 70, après nous avoir laissé beaucoup espérer, ne voulaient pas mourir, et témoigner encore et encore, au cas où…
Ma note : 8/10
Le 25 Juin 2012
J'écoute : Porcupine Tree, Demians, Devin Townsend, Nevermore, Iced Earth (que les 4 premiers bien sûr), Anathema, Savatage, Riverside, Moonspell et tant d'autres...