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Gojira - L'enfant Sauvage
jaquette
  • 1. Explode
  • 2. L’Enfant Sauvage
  • 3. The Axe
  • 4. Liquid Fire
  • 5. The Wild Healer
  • 6. Planned Obsolescence
  • 7. Mouth Of Kala
  • 8. The Gift Of Guilt
  • 9. Pain Is A Master
  • 10. Born In Winter
  • 11. The Fall
Style:
Gojira Metal
Label:
Roadrunner Records
Sortie:
2012
Nola Publiée le : 31 Août 2012 Consultée 843 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Nola
6/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
6/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
6/10
Chroniquer de Gojira, dans nos vertes contrées, c’est un peu comme parler de Zidane ou de la Tour Eiffel ; c’est s’attaquer à quelque chose de sacré, de presque religieux. Gojira est devenu, depuis plusieurs années déjà, le symbole du metal made in France. En devenant l’étendard de la scène française et l’un de ses représentants les plus importants, Gojira traîne à sa suite un long sillon d’éloges en tout genre et de révérences à la gloire de son talent. Chroniquer Gojira c’est donc un peu comme marcher sur des œufs. Il ne manquerait plus qu’on ne brise cet entrain national (à l’échelle metallique quand même, il ne faut pas exagérer) que Gojira a su créer tout au long de ses 11 ans d’existence.

La dernière décennie a été bien remplie pour les bayonnais qui ont publié pas moins de cinq albums. Toutefois, de Terra Incognita à L’Enfant Sauvage, le chemin a été long et tortueux puisque 4 ans séparent cette nouvelle production de son aîné, l’impétueux The Way of All Flesh. Une attente qui a eu le temps de cristalliser les espoirs des fans, dont votre servante fait, il faut bien l’avouer, partie. Mais voici, qu’après les émois de l’écoute, est venu le temps du verdict.

Il a toujours été bien difficile de cataloguer le style de Gojira. Pour votre site préféré, il a toujours été clair que les frères Duplantier et leurs deux acolytes faisait du Gojira metal. Si l’étiquette est un peu mystérieuse, voire un peu pompeuse, elle illustre en tout cas, à quel point Gojira tient une place à part, à cause notamment du caractère unique de la musique du combo. En digne héritier, L’Enfant Sauvage possède l’essence caractéristique du groupe. Impossible de se tromper, « Explosia » donne tout de suite le ton, par son rythme rapide et ses notes familières. Même constat avec « Planned Obsolescence », dont le titre à lui tout seul reflète l’âme du monstre.

Et, alors que progresse l’album, on retrouve plusieurs choses qui ont fait le succès du groupe par le passé. Le titre éponyme, furieux et saccadé, possède des arguments convaincants dans son riff bien trouvé. « The Axe » joue aussi la carte de la mélodie qui hante et s’avère être un des meilleurs moments de L’Enfant Sauvage. Le point d’orgue est atteint avec la très belle « The Gift of Guilt » qui condense tout le talent de Gojira en moins de six minutes. Après une introduction qui fait monter la tension, les quatre musiciens ont tissé un morceau intense et complètement addictif au refrain diablement efficace. On est en face des musiciens à leur meilleur niveau si bien qu’on leur pardonnerait presque leurs écarts…

En effet, L’Enfant Sauvage souffre de plusieurs vices de forme qui lui donne, au final, une saveur bien trop fade. Tout d’abord, et surtout si j’ose dire, le vocoder qui pollue bien trop l’opus. Un comble pour un groupe tellement porté sur l’environnement. C’est bien simple ce dispositif maudit entre tous plombe « Liquid Fire » à lui tout seul. Ainsi que « Planned Obsolescence », tant qu’à faire. S’il reste moins utilisé, et on ne s’en plaindra pas, que sur The Way of All Flesh, il a quand même tendance à ramollir considérablement les morceaux. A titre personnel, j’avais longtemps espéré que Joe nous fasse grâce de ce cadeau empoisonné. Raté…

Cependant, les problèmes de L’Enfant Sauvage ne s’arrêtent pas à l’emploi malheureux du vocoder. Il y a quelque chose dans les chansons qui a brisé la dynamique musicale de Gojira. The Way of All Flesh n’est pas non plus la meilleure production du groupe mais la mystique générale arrivait tout de même à l’emporter sur la totalité de l’album. Là, rien n’est vraiment sauvage ou indompté. C’est tout juste si l’enfant s’agite de temps en temps. La vérité est qu’il a trop de morceaux pépères et inoffensifs. « Planned Obscolescence » est bancal malgré son rythme qui se veut fort. « Mouth of Kala » est presque anecdotique et, de manière générale, l’opus ne redémarre jamais après « The Gift of Guilt ». Pire, « Pain Is a Master » ne parvient pas à déchaîner les passions. Ajoutons quelques mots la version limitée du disque qui comporte deux titres bonus. Si « My Last Creation » se laisse écouter, « This Emptiness », qui, du coup porte bien son nom, est obsolète.

L’Enfant Sauvage a donc un aspect poussif et mou qui ne correspond pas vraiment à l’image qu’on se fait de Gojira. Au final, les morceaux ont tendance à se ressembler un peu trop malgré un travail que l’on sent important. Nos quatre compères savent ce qu’ils font mais l’inspiration qui a guidé leur écriture n’a pas fait que trop peu d’étincelles. Mario Duplantier, derrière sa batterie, semble un peu timide par moments et c’est bien dommage. Le travail des guitares est évidemment mis en avant mais quelque fois la mayonnaise ne prend pas (« The Fall »). Pour finir sur une note un peu plus positive, toutefois, il reste que la voix de Joe, quand elle n’est pas horriblement déformée par le vocoder, parvient toujours à faire mouche et à rendre les chansons plus profondes, plus sombres.

Ce qui me chagrine le plus avec L’Enfant Sauvage, c’est que ce n’est pas un album composé à la va-vite, sur un coin de nappe, un soir de beuverie. Gojira a pensé et étudié chaque aspect et chaque accord avec soin. Ainsi, ce qui aurait pu passer pour des égarements malheureux (le vocoder, la répétition mécanique de certains thèmes…) correspond, en fait, au rendu, à l’aspect voulu et défendu par notre quatuor bayonnais préféré. A partir de là, il faut choisir son camp, ou plutôt, un camp s’impose aux auditeurs : on adhère ou on regrette. Pour ceux de la première catégorie, même si cette chronique ne va pas tout à fait dans leur sens, la vie est belle et il n’y a pas grand-chose à ajouter. Pour les seconds, en revanche, l’écoute a un goût plus amer. Parce que, malgré les quelques bons points que l’on parvient à glaner çà et là, il est difficile de ne pas faire taire dans sa tête la petite voix qui lancinement répète : ça aurait pu être tellement mieux. Le pire? On sait qu’elle a raison...

Nola
Le Groupe
Gojira
Discographie chroniquée
jaquette
L'enfant Sauvage - 2012
6/10 Nola
jaquette
The Way Of All Flesh - 2008
6/10 TeRyX
jaquette
From Mars To Sirius - 2005
8/10 TeRyX

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AdrianFrost -   AlexFullHD 8/10
Balin 3/10   Bonobo_666 -   Doryan -
Dragonman -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola 6/10
PapaDuck -   Redant -   Rom -
Silvergm 6/10   Sog -   Spade -
Stenka -   The Inner Circle -   wanderer -
wazbones -   Whysy 6/10    

Commentaires

Membre

Ma note : 3/10

Album très attendus pour pas grand chose au final, Gojira, une fois la surprise passée, ne surprend plus personne et donne ici un album médiocre, plat, sans saveurs.

Ils ont tout simplement déjà tout donné, maintenant faut se sortir les doigts du cul pour sortir un bon album !

Un album fait pour les adorateurs du caca, n'est ce pas HD ? :p

Le 01 Septembre 2012

J'écoute : Ayreon, Blind Guardian, Dream Theater ...

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Moi j'aime le caca !

J'ai adoré cet album, je trouve le groove particulièrement prenant et les mélodies accrocheuses. Peut-etre est-ce du au fait que je n'apprécie pas plus que ça l'album référence dont tout le monde parle (From Mars To Sirius) ?
Ceci étant, lorsque je me passe l'album, je l'écoute d'une seule traite et sans rechigner. "Gift Or Guilt" démémnage avec son riff incroyable, "L'enfant Sauvage" amène une dose non dissimulée de violence sans pour autant tomber dans une technique rébarbative...
Pour moi du tout bon, et surtout un moment très agréable passé avec le feeling des musiciens s'employant dans une musique dont le tissu mélodique n'est pas en reste.

Le 01 Septembre 2012

Membre

Ma note : 9/10

Quel Album! Exxxcellent! Presqu'aussi bon que "From Mars..." Les Frenchies ont encore assures!!!

Le 01 Septembre 2012

J'écoute : Anathema Paradise lost Katatonia Opeth Sentenced Nevermore Epica M.head Tiamat Moonspell Therion Testament...

Team Heavylaw

Ma note : 3/10

Chiant, nul et plat.

A part "The Gift of Machin Truc" on est en roue libre de A à Z. Ça riff dans le vide et on tourne vite en rond, on est loin de la puissance de "Backbone" quand même.
Et j'ai rarement entendu une chanson aussi vide que "L'Enfant Sauvage".

Après coup je suis d'accord avec le chronique de Tété sur TWOAF qui a très mal vieilli. Celui là est même pas bon aux premières écoutes, j'ai de la peine pour son avenir.

Rendez nous le Gojira qui copiait (bien) l'Ange Morbide.

Le 01 Septembre 2012

J'écoute : Ross Bay Cult Eternal!

Team Heavylaw

Ma note : 6/10

Attendre 4 ans pour ça, personnellement ça me fait un peu chier. Album clairement décevant pour ma part, au vu de ce qu'on peut attendre des basques.

Finalement je retiens que deux pistes de l'album le single et "Liquid Fire", le reste est pas inspiré et quelque peu linéaire. Certains passages ce distingue par leur puissance mais c'est noyé au milieu du reste et au final on en retiens rien. La seconde moitié de l'album est presque dispensable, toutes les pistes potables se trouvant dans la première partie. Heureusement que le talent des musiciens sauvent le reste malgré un chant parfois poussif de la part de Joe.

Clairement une déception donc, à croire que le groupe à tout dit dans "From Mars To Sirius" et commence un peu à tourner en rond depuis "The Way Of All Flesh".

Le 24 Juin 2012

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