| Gods Of Metal 2009: 1er jour | ||
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| Lieu : Monza | Reporter: Spade | Date : 27-06-2009 |
Samedi 26 juin 2009 A peine rentré du Hellfest qu'il faut prendre la route se rendre à Monza pour la 12e édition du célèbre festival italien "Gods of Metal", qui accueille cette année pas moins que Mötley Crüe, Heaven & Hell, Dream Theater, Slipknot, Edguy, Blind Guardian, Tesla et j'en passe... Cette année, c'est donc à Monza que le festival se déroule, et dans le stade Brianteo, ce qui permet aux spectateurs de s'asseoir en hauteur dans les gradins pour se reposer tout en profitant pleinement des concerts. Après un passage par la sécurité qui aurait pu nous laisser rentrer avec un tank, il est temps d'attaquer la journée avec "The Rocker", groupe apparemment du coin qui ne dispose que de 15 minutes pour s'exprimer... The Rocker: Musicalement, le combo œuvre dans un rock de bonne facture, et le chanteur est suffisamment mobile pour faire remuer le public, mais difficile de bien rentrer dedans pour seulement 3 chansons. Une bonne entrée en matière dirons-nous. ![]() Extrema: Encore un groupe italien qui semble apprécié par le public très fourni pour un début de journée. Mais le death basique de la formation n'est vraiment pas ma tasse de thé et difficile de s'enthousiasmer. Au moins ils ne joueront que 25 minutes... ![]() Lauren Harris: Voici mademoiselle polémique. Car, pour ceux qui ne le savent pas, la belle n'est autre que la fille de Steve Harris, que tout le monde connaît. C'est ainsi que les nombreuses premières parties des concerts d'Iron Maiden alimentaient la thèse du piston. Puis un album a suivi, toujours sous fond de piston (papa y fait même une apparition, ce qu'il n'avait jamais fait avant), et aujourd'hui, la voilà embarquée sur une tournée "toute seule". Et bien, moi qui n'ai jamais écouté une seule de ses chansons, j'ai trouvé l'ensemble moins catastrophique que prévu. En effet, l'AOR proposé par la demoiselle s'avère bien exécuté et agréable, à défaut d'être original. Ce n'est donc pas complètement nul, au contraire. Non, ce qui me gène, c'est cette sensation permanente de "faux", d'absence totale de spontanéité, d'automatisme des gimmicks scéniques. Il n'y a qu'à voir son regard: "j'ai les yeux dans le vide, oh tiens, il faudrait que je fasse faire "hey hey hey" au public, allez... hey hey hey... ah qu'est-ce qu'il sont cons... bon j'en étais où ? Ah oui, les yeux dans le vide...". Enfin bon, ça se laisse plutôt bien écouter, mais à part une superbe plastique, mademoiselle Harris n'a pas grand chose à proposer. ![]() Voivod: Première rebelotte du Hellfest, revoici les thrasheux canadiens de Voivod dans leur tournée "hommage" à Piggy, décédé il y a plus de deux ans. Il y a une sensation de mieux par rapport à la semaine dernière, car on sent que les musiciens ont de la bouteille, et en se concentrant sur la musique, on y trouve des éléments accrocheurs. Malgré tout, ce concert ne restera pas impérissable en ce qui me concerne. Backyard Babies: Enthousiasmé par leur prestation hellfestienne, j'étais impatient de revoir le combo suédois que j'avais alors découvert pour l'occasion. Et bien j'adhère toujours autant à leur rock n' roll à relents punk très entrainant. Les gars sont contents d'être là, le "Keith Richards-like" guitariste est toujours à fond, et difficile de ne pas être pris par les rythmes contagieux des "Nomadic", "Everybody Ready !!" et autres "Degenerated" (sur lequel la foule est une fois de plus conviée à sauter) qui mettent une très bonne ambiance. Un très bon concert une fois de plus pour un groupe à revoir dans de vraies conditions. ![]() Epica: On sait toujours à quoi s'attendre avec Epica, et le groupe ne faillit pas à sa réputation aujourd'hui. Son irréprochable, musiciens en place, Simone en voix...il n'y a pas grand chose à reprocher à la prestation d'Epica aujourd'hui, d'autant plus que "Chasing the Dragon" et "Sensorium" jouées récemment sont ici remplacées avantageusement par "Quietus" qui voit Mark chanter (grogner plutôt) les premiers couplets réservés à Simone, et l'excellent "Fools of Damnation" issu du dernier album. En guise de morceau final sera une fois de plus dégainé l'épique "Consign to Oblivion". Un concert de plus au final, mais toujours exécuté de façon tès pro. ![]() Setlist: The Obsessive Devotion Quietus Fools of Damnation Cry for the Moon Sancta Terra Consign to Oblivion Marty Friedman: J'avoue avoir été un peu suspicieux avant la concert de l'ex-guitariste de Megadeth, me demandant comment peut rendre en festival un show entièrement instrumental. Au final il se sera bien débrouillé, accompagné par des musiciens assez communicatifs et au très bon niveau technique. AU niveau style, tout y passera, du hard-rock, du thrash, des ballades, le tout avec très peu de temps mort. Alors oui, les deux guitaristes semblent se livrer un concours de poses, mais tant que la virtuosité est là... ![]() Edguy: Alors Edguy, après l'espèce de raté d'il y a 2 ans au Hellfest, j'avais rendez-vous avec eux, ayant eu le droit à un concert tronqué, suite à l'organisation à la truelle de ce festival (qui est irréprochable aujourd'hui !). Toujours est-il qu'aujourd'hui est l'occasion de rattraper ce retard, même si j'ai eu la chance de voir Avantasia l'année dernière. Et dès que les gratteux débarquent, on sait que l'on va passer un bon moment, la bonne humeur semblant être le leitmotiv du groupe, qui n'en néglige pas pour autant la rigueur musicale. Tobias ne semble pas en difficulté vocalement mais on l'a toutefois connu plus dingue sur scène. Ici, pas de pirouette, de saut de cabri, d'escalade en tout genre, juste le boulot d'un bon frontman. Il fera bien sûr crier la foule pour savoir quel côté hurle le plus fort pour lancer "Lavatory Love Machine", ou ne manquera pas de chambrer le public ("Je m'en fous que vous ayez acheté notre dernier album ou pas, ou même que vous soyez pas au courant, mais je veux que vous me fassiez me sentir bien, alors je répète: Ceci est une chanson de notre nouvel album, TINNITUS SANCTUS !!!"), mais en dehors de ça, son attitude est plutôt sobre. Côté setlist, le nouvel album est bien sûr à l'honneur avec le punchy "Dead or Rock" et "Speeddhoven" balancés en ouverture, puis le bien heavy "Ministry of Saints" un peu plus tard, et la plupart des albums sont représentés (seuls "Savage Poetry" et "Kingdom of Madness" seront délaissés), choix assez appréciable alors que le groupe ne dispose que d'une heure de temps de parole. Seul regret, le son est très faible: les guitares manquent de mordant et on n'entend quasiment pas les samples pourtant très présents dans l'épique "Tears of a Mandrake" avec son refrain merveilleux très bien restitué ici, "Vain Glory Opera" ou encore le cultissime "King of Fools" qui cloture le set. Pas la grosse baffe que j'attendais (à des années lumières du show d'Avantasia), mais assurément un bon moment passé en compagnie de ces sacrés clowns. ![]() Setlist: Dead or Rock Speedhoven Tears of a Mandrake Lavatory Love Machine Babylon Superheroes Ministry of Saints Vain Glory Opera King of Fools ![]() Lita Ford: Direction les gradins et repos pour les deux groupes à venir, à savoir Lita ford et Queensrÿche, en vue de la doublette infernale Heaven & Hell et Mötley Crüe à venir. Mais il faut souligner un point: les enceintes des 2 scènes crachent toujours la musique jouée, ce qui fait que l'on peut être à la barrière d'une scène et entendre parfaitement ce qui se joue sur l'autre. Il n'empèche que le set de Lita Ford ne s'averera pas très percutant et jouant un peu trop sur le côté nostalgique pour intéresser les nouveaux venus. Queensrÿche: Des monuments du rock il parraitrait. Pour tout dire, je n'ai pas été spécialement emballé, même si il faut reconnaître qu'ils ont du talent et que leur metal/rock un peu progressif est bien construit. De plus, Geof Tate le chanteur ne donne pas l'impression d'y être et a l'air de remplir une obligation qu'autre chose. Quelques petits soucis de sons, la pluie qui vient s'en méler, le groupe quitte la scène en avance et il est temps d'aller se masser devant la scène qui acceuillera Heaven & Hell après le set à venir de Tesla. Tesla: Un groupe assez ancien encore une fois et qui, malgré la pluie donne un bon concert et se laisse bien apprécier, même de ma part, moi qui n'y connaît rien au groupe. A part la voix assez insupportable du chanteur, les chansons sont très entrainantes, les ballades bien foutues et les musiciens s'amusent bien sur scène. Un moment agréable en définitive. Heaven & Hell: Rebelote un fois de plus avec le Hellfest pour ces légendes vivantes qui disposent ce soir d' 1h30 pour s'exprimer. En résulte une setlist semblable à leur passage au Hellfest mais agrémentée d'un nouvel extrait de leur nouvel (ou premier) album, le très lourd "Follow the Tears", ainsi qu'en rappel le catchy "Neon Nights". Un solo de batterie se glissera aussi et s'avérera intéressant, chose suffisamment rare pour être soulignée. Après, l'expérience et la simplicité des musiciens est un vrai régal, tant on sent le sujet maitrisé dans leur prestation. Et que dire de Dio, impérial malgré son âge ( quasiment 67 ans jour pour jour !) qui atteint toujours ces notes aigües, comme dans le "Come ooooon" introductif de "Mob Rules" qui fait toujours son petit effet. Impossible de passer à côté du "Heaven & Hell" version rallongée absolument sublime renforcé par de gros effets de fumée sur la fin, et qui permet au public de démontrer que les "oh-oh-ooooh" ça le connaît. Encore une prestation solide de la part des 4 hommes en noir, et gageons qu'ils aient encore beaucoup de choses à dire. ![]() Setlist: Mob Rules Children of the Sea I Bible Black Time Machine Drum solo Follow the Tears Falling off the Edge of the World Die Young Heaven & Hell Neon Nights Mötley Crüe: Comme quand on aime on ne compte pas, tant qu'on y est, refaisons-nous une cüre du Crüe ce soir. Et je m'attendais à un petit quelque chose en plus par rapport au Hellfest, eux aussi ayant 1h30 pour s'exprimer. Et bien, si vous voulez des surprises, repassez, puisqu'à part le pourtant indispensable "Looks That Kill" remplacé par le mou du genou "Don't Go Away Mad (Just Go Away)", la setlist reste la même. On aurait bien pris un "White Trash Circus" ou un "Too young to Fall in Love" par exemple. Mais bon, le groupe dispose d'un gros son et le spectacle est assuré, alors pourquoi bouder ? Nikki Sixx en impose par sa seule présence et Vince Neil fait son jogging quotidien sur scène, jusque là, pas de surprise ! Et puis quand on peut s'époumoner sur "Kickstart my Heart" et "Shout at the Devil", on peut considérer avoir déjà passé un bon concert. Comme à son habitude, Tommy Lee fait l'idiot, va distribuer de l'alcool aux spectateurs, mais de dégaine pas sa lolocam', réservant peut-être ce rituel pour les américaines ayant moins froid aux yeux. Le "Home Sweet Home" des familles exécuté et le groupe regagne ses pénates alors qu'il leur restait un peu de temps. Légère déception pour le coup, même si le concert était très bon. ![]() Setlist: Kickstart My Heart Wild Side Shout at the Devil (97 version) Saints of Los Angeles Live Wire Motherfucker of the Year Don't Go Away Mad (Just Go Away) Same old Situation (SOS) Primal Scream Girls Girls Girls Dr. Feelgood Home Sweet Home |
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