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SummerBreeze 2009 (partie 1)
Lieu : Dinkelsbühl, Allemagne Reporter: Gounouman, DreamSlayer, TeRyX, The Inner Circle (photos) Date : 13-08-2009
Voici, séparé en deux parties racontant deux jours chacune, le méga-giga report de notre festival estival de l'année : Le SummerBreeze 2009 ! Enjoy ;)

~~~

- Le mot d'intro de Gounouman -



Ah l’Allemagne !! Ses mentos goût raisin, ses KitKat au beurre de cacahuètes, ses mars aux amandes (on croit rêver ! Pourquoi on n’a pas tout ça, nous ?), ses villages pittoresques, ses autoroutes gratuites et sans limitations de vitesse… Et ses festivals, bien sûr ! Que d’offres, que de possibilités, que d’affiches variées pour les métalleux ayant soif de joyeux rassemblements et de célébrations alcoolisées ! Nous autres, pauvres isolés de l’autre côté du Rhin, ne pouvons que rêver à l’évocation de ce merveilleux pays et de tous ces avantages, métalliques notamment !

Et devant toutes ces propositions alléchantes de fantastiques festivaux (hein, Sog ?) estivaux, il nous fallu évidemment choisir. Et l’affiche du Wacken étant étonnamment peu attractive (bizarre, surtout quand on pense qu’il s’agit là des 20 ans), notre choix se porta naturellement pour le SummerBreeze. Bien moins loin, moins onéreux, plus « familial » (20 à 30 000 festivaliers par jour contre plus du double au Wacken !)…. Et puis, histoire de découvrir un contexte différent, de changer un peu la donne.

Différent, le SummerBreeze, dont nous célébrions cette année la 12ème édition, l’est assurément. Cependant, impossible d’être vraiment surpris ou dépaysé une fois que l’on a déjà fait le Wacken, l’organisation du backstage, du camping, des stands divers et des scènes étant quasiment similaire en tout point. Mais c’est vrai que la localisation est différente, l’affluence moins nombreuse, et l’esprit général et l’ambiance changent aussi d’un lieu à l’autre. Mais ce qui ne change pas, c’est l’aspect aventureux de la chose…Et notre petite équipe de reporters, fidèle à son habitude, n’a pas fait les choses à moitié !

- D’un côté, Spirit of Gaia et TeRyX, qui passaient un petit séjour chez ce dernier, et que nous devions récupérer à Strasbourg.

- D’un autre, The Inner Circle, séjournant chez sa correspondante allemande et nous rejoignant au festival par ses propres moyens.

Et enfin, « nous », c'est-à-dire, DreamSlayer, un ami à lui nommé Kamal (un raide dingue de Metal qui accomplissait là son quatrième et dernier festival de l’été 2009 ! A peine revenu du Wacken, et déjà reparti ! Un malade, vous dis-je !) et votre serviteur. Accueillis chaleureusement par DreamSlayer, qui allait devenir notre chauffeur attitré, nous passons la soirée du mardi 11 à nous préparer, vérifier que rien ne sera oublié, etc. Et le lendemain vers 11h, c’est le départ !

Dans la mesure où DreamSlayer habite près de Langres, le trajet restant à accomplir paraît vraiment abordable, surtout pour ceux qui ont fait le Wacken les années précédentes ! Dinkelsbühl se situe environ à 6 heures de route de Langres. Le temps de faire les provisions (boissons énergétiques à foison et barres de céréales pour moi, plus faciles à emporter sur soi pour tenir le coup les journées de concerts), de récupérer Spirit of Gaia et TeRyX, et plus rien ne peut nous arrêter ! En voiture, l’ambiance est chaleureuse, et même si nous craignons de rater notre sortie autoroute, nous arrivons finalement à Dinkelsbühl sans encombre en fin d’après-midi.

Le village en lui-même est charmant, mais paraît bien désert. Les habitants l’auraient-ils fui, redoutant la déferlante de Metal qui les attendait ? En tout cas, le cadre de ce festival semble vraiment idéal, et surtout très isolé. Le temps de récupérer nos accréditations (je dois payer la mienne alors que j’ai déjà acheté ma place, ce qui me déprime profondément), et, du Katatonia en fond, nous faisons fièrement route vers le camping VIP.

Accéder à celui-ci tient réellement du parcours du combattant, et nous regrettons franchement que la voiture de DreamSlayer, dans laquelle nous sommes déjà entassés depuis des heures, ne soit pas un 4x4 ! J’ironise, mais il faut avouer que l’accès au camping VIP se fait à travers champs et près, et nous passons à côté de bovins paisibles et de gardiens qui se contentent simplement de vérifier que notre bracelet de festival soit de la bonne couleur… Heureusement que les indications sont nombreuses, car la route est longue pour aller du village lui-même au festival !

Enfin, nous nous parquons. Le temps de retrouver Mag et de (regarder Sog et DreamSlayer) monter les tentes avec courage et efficacité, et nous voilà fin prêts. Je partage ma tente avec Spirit of Gaia et Tyxoune, c’est donc à moi de veiller à ce que leurs ébats ne soient pas trop violents et ne réveillent pas les autres journalistes du coin.

Le temps de promener un peu dans l’enceinte du festival, et il est temps pour nous d’aller sous la tente jeter un œil aux premières prestations du jour.

DreamSlayer :

Bien moins loin et bien moins cher que le Wacken Open Air, mais avec une affiche bien plus bandante, mon festival teuton de l’été fut donc le Summer Breeze.



~~SUMMER BREEZE OPEN AIR 2009~~


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MERCREDI (1er Jour)


Après 7 petites heures de route, la team Heavylaw arriva en début de soirée à Dinkelsbühl, petite bourgade bavaroise, juste à temps pour l’apéritif de l’édition 2009 du SummerBreeze. Alors même que l’aire regroupant les deux scènes principales n’était pas encore ouverte, se produisaient sous le chapiteau One Way Mirror, Razor Of Occam, Vomitory, Cataract, God Dethroned et surtout Powerwolf.

Après avoir récupéré les accréditations, trouvé le parking et monté les tentes, nous nous dirigeons donc vers le chapiteau alors que s’apprêtent à commencer les suédois de Vomitory.

Gounouman :

Pour cette première journée, l’affiche est majoritairement composée de groupes brutaux qui ne m’attirent vraiment pas. Tous les concerts se tiennent sous la tente, où le public a déjà largement répondu présent. Ne souhaitant rien rater de Powerwolf, et n’étant pas contre l’idée de jeter un œil aux groupes jouant avant, ne serait-ce que par « curiosité », j’entraîne mes compagnons avec moi, histoire d’être bien devant. Nous entrons dans la tente tandis que le show de Vomitory est entamé.

Vomitory :

Bruyant, agressif, et pourtant… Tellement monotone. Comment un fan de Metal mélodique pourrait-il qualifier autrement un concert de Brutal Death Metal ? Nous tentons de nous avancer, histoire d’être bien placés pour la suite, mais restons sur la droite afin d’éviter les pogos au maximum. Et que dire de la prestation en elle-même du groupe ? Les guitares sont tellement sous-accordées que l’on n’entend qu’un brouhaha indéfinissable, la batterie cogne méchamment, et le chant, qui atteint comme il se doit des profondeurs abyssales, paraît lui aussi, parfaitement identique de chanson en chanson. Objectivement, je pense que les fans ont dû passer un bon moment en se prenant cette forte dose de Death Metal in your face. Pour ma part, ben… Rien. Ni chaud, ni froid.

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DreamSlayer :

Etrange groupe pour débuter un live report de Heavylaw… Ne t’inquiète pas, lecteur amateur de metal mélodique, je serai bref. Vomitory, ce n’est peut-être pas tout à fait à vomir, mais c’est un groupe de death on ne peut plus basique, sans la moindre recherche musicale. C’est rarement bon signe quand on a l’impression que c’est le même morceau qui est joué en boucle 45 minutes durant… Fait amusant : le chanteur, petit et grassouillet, ne prononcera pas un mot entre les morceaux, préférant se cacher pendant tout le set derrière ses cheveux. C’est donc le jovial guitariste qui se charge communiquer avec le public. Premiers pogos, premiers bleus, mais musicalement rien à tirer de ce premier groupe du festival.

Gounouman :

Les hostilités sont supposées se poursuivre avec le groupe de Thrash Metal Cataract, mais le chanteur de Vomitory nous annonce en quittant la scène que c’est finalement le groupe de Death/Black Metal hollandais God Dethroned, initialement programmé en fin de soirée, qui va prendre la suite. Une fois encore, on ne peut que louer la parfaite organisation des festivals allemands : un décalage ? Le public en est aussitôt averti, et les gestionnaires de la programmation s’arrangent pour que les autres groupes jouent parfaitement à l’heure, et que l’ensemble du running order n’en soit pas affecté… Bravo ! (Même si j’ai par la suite entendu dire que les groupes payaient de lourdes amendes si jamais ils dépassaient de plus de cinq minutes le temps qui leur est imparti sur les planches… Ca ne rigole pas !)

God Dethroned :

Lorsque le groupe arrive sur scène, c’est pour moi la surprise. A mille lieux des clichés du Black Metal, le groupe n’a aucune mise en scène particulière, et surtout, ses membres sont habillés de manière très… Conventionnelle ! Notons la présence d’une charmante Susan à la guitare, toute de blanc vêtue, et plutôt jolie, d’ailleurs… Pour le reste, le Blackened Death Metal du groupe, il faut l’avouer, passe plutôt bien sur scène ! Je n’ai jamais entendu le groupe auparavant, mais je garderais là le bon souvenir d’une prestation très carrée, délivrée avec charisme et professionnalisme, et même un certain enthousiasme de la part du bassiste, visiblement à fond. Le chanteur, quant à lui, bouge peu, mais semble pénétré, possédé par la musique qu’il interprète. A noter aussi que les quelques passages mélodiques qui ponctuent certaines chansons se font remarquer et sont vivement appréciés ! Une bonne surprise donc, et un set, piochant majoritairement dans les deux derniers albums, qui aura sûrement comblé les amateurs du combo, TeRyX et Kamal en tête.

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Powerwolf

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Le temps d’installer un décor aux allures de cathédrales avec des vitraux aux belles teintes rouges, et les loups prennent possession de nos âmes… Même si la mise en scène particulièrement blasphématoire de ce show m’aura bien évidement dérangé (lorsque le trip est poussé si loin, il est évident que ce n’est pas seulement du folklore : doigt d’honneur au ciel lorsque le chanteur cite des extraits de prière dans ses paroles, Attila qui s’adresse au public avec une étole de prêtre, en psalmodiant et en détournant des textes de la Bible…), il faut avouer que Powerwolf, sur scène.. ça déchire vraiment !

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De l’énergie et du charisme à gogo, un enthousiasme incroyablement communicatif, et une setlist absolument irrésistible ! De l’ouverture sur le monstrueux « We take it from the living » jusqu’à la plus ancienne mais toujours efficace « Kiss of the cobra king », ce show théâtral aux allures de grand Guignol vampiresque passe comme une lettre à la poste. Et mon excitation est au somment lorsque j’entends Attila entamer « Werewolves of Armenia », la plus grosse tuerie du dernier opus ! Enorme, et son et lumières rendent parfaitement justice à la prestation survoltée des loups-garous, qui, en dépit de leur univers visuel douteux, m’auront réellement conquis ! Aucun doute, le Heavy Metal puissant, martial et parfaitement orchestré de nos buveurs de sang teutons est fait pour le live… Ite Missa Est !

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DreamSlayer :

Je n’avais pu voir que les deux derniers morceaux de Powerwolf au Wacken 2008, lesquels avaient suffit à me faire forte impression. Séance de rattrapage donc, pour mon plus grand bonheur ! Powerwolf fait partie de cette catégorie réjouissante de groupes ayant une identité visuelle bien à eux : vitraux en guise de décor, un chanteur qui débarque sur scène un calice dans une main, un encensoir dans l’autre… et dans le même temps maquillage blanc vampiresque pour tout le monde. Les thèmes des morceaux contribuent à cette impression de grand n’importe-quoi : pastiche de christianisme et références catholiques à tout va, satanisme second degré, loups-garous, vampires… Mais qu’importe, cette messe du heavy metal est absolument jouissive, au sens figuré comme visiblement au sens propre au moment de l’hallucinant Resurrection by Erection ! L’énergie et l’enthousiasme communicatifs des musiciens (vous en connaissez beaucoup, des claviéristes qui passent la moitié de leur temps à courir dans tous les sens et à haranguer la foule ?) ne font qu’amplifier l’extrême efficacité des morceaux des « loups ». Allez, tous en chœur : « Raise your fist, evaaaaaangeeeeeliiiiiiist! »

Setlist Powerwolf


  • We take it from the living
  • Prayer in the dark
  • Raise your fist, evangelist
  • We came to take your souls
  • In blood we trust
  • Werewolves of Armenia
  • Resurrection by erection
  • Saturday Satan
  • Kiss of the cobra king


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Gounouman
:

Comme il se doit, nous finissons la soirée backstage, où, en mode « groupie », comme à mon habitude, j’essaie de repérer le maximum de stars… Mais la chance n’est pas avec moi (pour le moment), et à part Kamal qui pourra poser avec les membres de One Way Mirror et Lyzanxia (et qui passera la fin de la soirée et une bonne partie de la nuit avec eux dans la caravane des membres de Powerwolf, argh !), nous ne ferons aucune rencontre d’artistes ce soir là. En revanche, nous trouvons dès lors l’occasion de sympathiser avec des journalistes français, relativement nombreux. L’avantage d’avoir ce festival pas trop loin de la frontière, sans aucun doute !


JEUDI (2ème jour)

Après une bonne nuit de sommeil (pour ma part en tout cas), nous allons faire quelques courses au village. L’occasion pour moi, enfin, de vendre mon ticket et de récupérer quelques liquidités, nécessaires pour les défraiements à l’intérieur du festival, dont les stands donnent vraiment très envie ! Malheureusement, en ce second jour, le temps est assez maussade, et il pleuvra… Pas beaucoup, mais juste assez pour nous faire passer le festival dans de la terre humide… Voire dans la boue ! Une fois les courses effectuées, je me charge d’acheter quelques « souvenirs ». Comme souvent dans les festivals, les stands de nourriture, d’accessoires, de vêtements, d’albums, sont très nombreux, et les prix extrêmement variables. De nombreux labels ont leur stands, et j’en profite pour saluer nos compatriotes de Season Of Mist, qui proposent des prix très abordables, y compris pour les nouveautés. Une initiative louable, surtout quand on voit les stands de certains gros labels allemands, bien fournis mais nettement moins généreux.

Si les courses nous font rater Katra – Oh, quel dommage ! – nous avons le temps de grignoter un peu avant d’aller voir le premier véritable concert du jour : les suédois de Grand Magus. A côté des scènes se tiennent des stands de dédicaces : j’aurais enfin ma photo avec Attila de Powerworlf ! La journée, en dépit du temps, commence donc fort bien !

Deadlock

TeRyX :

C’est avec Sog que j’ai pu assister, d’assez loin, à une partie du concert donné par les allemands de Deadlock. Le groupe de death mélodique est connu pour avoir la particularité d’articuler sa partie vocale entre un growl puissant, et une voix féminine bien heavy. Les gens venus pour les acclamer en auront pour leur argent, car Deadlock offre un set carré et réussi. Les chansons bougent bien et font la part belle aux deux derniers albums. Au niveau du chant, Sabine chante beaucoup moins faux en live que sur album, et sa voix est plus agréable car moins nasillarde et hors du rythme. Une bonne nouvelle donc, qui permet aux chansons dynamiques de bien décollées. Mention spéciale au break techno/trance de « End Begins » absolument énorme qui aura su faire jumper la foule ! En bref un bon petit concert, très court mais plutôt intense pour une bonne surprise.


Grand Magus

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DreamSlayer :

J’avais découvert Grand Magus sur le trajet du retour du Wacken, et c’est tout naturellement que je suis à la barrière à leur concert lors de mon second festival estampillé Heavylaw ! Le trio commence de manière idéale avec le premier morceau de leur dernier album, aussi puissant et efficace que sur l’excellent Iron Will. Un chauve, le chanteur/guitariste Janne (qui avait sans doute des photos de Rob Halford dans sa chambre) et un chevelu, le bassiste Fox, au moins on ne peut pas les confondre ! La setlist se concentre de manière exclusive sur les deux derniers albums du groupe, et les titres issus de Wolf’s Return prennent beaucoup d’ampleur par rapport à leur version album (qui manquent de punch à mon goût). Le meilleur exemple en est Kingslayer, banal sur cd mais dévastateur en live ! Janne et Fox se montrent très bavards, se lançant dans une diatribe contre les anti-loups suédois avant Wolf’s Return, dédiant Kingslayer à la famille royale suédoise, « des parasites vivant au crochet de la société» – sympa – et dédiant Blood Oath à tous les fans du groupe. Très bon concert au final, voila un groupe qui mériterait une bien plus grande médiatisation !

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Gounouman :

Ne connaissant le groupe que de réputation, c’est d’un œil totalement profane que je jugerais leur prestation. Et bien, mis à part un peu trop de discours entre les morceaux, qui tendent à la longue à casser l’ambiance, ce fut une très bon show, d’un groupe au son particulier, à découvrir de plus près à l’avenir. Par contre, petite remarque : est-ce que tous les chanteurs suédois portent des lunettes d’aviateur ? On serrait presque tenté de le croire !

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Setlist Grand Magus


  • Like the Oar Strikes the Water
  • Wolf’s Return
  • The Shadow Knows
  • Hövding
  • Iron Will
  • Blood Oath
  • I Am The North
  • Kingslayer


Equilibrium

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Dreamslayer :

On m’avait prévenu: Equilibrium en Allemagne c’est à part, c’est un truc de dingue. La musique des Allemands me laisse de marbre, aussi bien sur album qu’au Heiden Fest l’année dernière, donc je n’y ai pas vraiment prêté attention à vrai dire. Et d’ailleurs, je n’aurais pas eu le temps ! Car durant ce concert (qui recueillit sans doute la plus grosse affluence de tout le festival) régna une ambiance incroyable. Ce furent 45 minutes de pogos, de slams, de moshpits dans tous les sens, et presque uniformément répartis au sein de cette marée humaine. Et puis, l’apothéose lorsque le groupe céda aux demandes incessantes du public de lancer un wall of death géant… Mon poignet s’en souvient encore ! A vrai dire, la meilleure description de l’état de la zone du public où je me trouvais serait un amoncellement de quatre strates : les gens par terre, ceux qui pogottent par-dessus, et puis deux couches de slammeurs! xD Du coup, je vous préviens à mon tour : Equilibrium en Allemagne c’est à part, c’est un truc de dingue ! Pour l’anecdote, le groupe a joué le début d’un titre de Michael Jackson (Billie Jean ou Beat It, je ne m’en rappelle plus), durant lequel le chanteur Helge s’est essayé au moonwalk, petit chapeau sur la tête !

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Gounouman :

Voilà un groupe qui officie dans l’un de mes styles de prédilections ! J’attendais avec impatience cette prestation, et franchement, il me paraît totalement impossible d’être déçu ! Comment ne pas s’extasier devant ce défoulement d’énergie et toutes ces sonorités épiques taillées pour le live ? Le temps d’un slam, j’aurais l’occasion de voir le public d’un peu plus haut, et je confirme les impressions de DreamSlayer : en Allemagne, voici un groupe à voir, ne serait-ce que pour juger de la fidélité de ses fans !
Et même si je n’ai pas reconnu beaucoup de morceaux, la setlist m’a paru vraiment irréprochable. Très bon concert !

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Setlist Equilibrium


  • Prolog auf Erden
  • Wurzelbert
  • Unter der Eiche
  • Blut im Auge
  • Wingthors Hammer
  • Met
  • Ruf in den Wind
  • Unbesiegt
  • Nordheim



Kreator

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DreamSlayer :

«The Kreator has returned! ». Cela faisait un an que j’attendais avec impatience le moment où j’entendrais à nouveau Mille Petrozza prononcer cette formule magique. Hélas, le charme n’a cette fois pas opéré. Un Mille loin d’être aussi terrifiant qu’au Wacken 2008, une musique moins agressive, un son absolument dégueulasse, un public moins nombreux et moins à fond… Bien sur, j’ai pris mon pied sur Enemy of God ou Pleasure to Kill, bien sur Flag of Hate (pour lequel Mille a sorti le fameux drapeau) était énorme, mais Kreator restera malgré tout comme ma seule vraie déception du festival… Peut-être en attendais-je trop ?

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Gounouman :

Encore un groupe que je n’avais pas vraiment pris le temps d’approfondir encore, et qui m’aura vraiment agréablement surpris en conditions live. Je comprends la déception de DreamSlayer, mais pour le reste de la bande, notre perception diffère, et nous restons admiratifs devant ses vieux routards du Thrash qui assurent leur show avec charisme et énergie comme un groupe débutant qui n’a qu’une hâte, en découdre ! Piochant allègrement entre anciens et nouveaux titres, Mille et sa bande auront conquis l’essentiel de la foule, scandant volontiers sur « Destroy what destroys you » ou « Flag of Hate », entre autres ! Bref, très bon concert encore une fois !

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Setlist Kreator


  • Choir Of The Damned
  • Hordes Of Chaos
  • Phobia
  • Terrible Certainty
  • Betrayer
  • Enemy Of God
  • Destroy What Destroys You
  • Pleasure To Kill
  • Violent Revolution
  • Extreme Aggressions
  • Coma Of Souls
  • Warcurse
  • Flag Of Hate
  • Tormentor


Backyard Babies

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Gounouman :

En attendant qu’arrivent les têtes d’affiche de cette très belle journée, Sog et moi allons jeter un œil à la prestation des hard rockeurs suédois de Backyard Babies. Le show est intense et énergique, sans temps mort. Seulement, difficile de ne pas ressentir l’ensemble comme un peu trop homogène. Le chanteur principal Nicke Borg est plutôt sympathique, le second, Dregen, qui assure aussi la guitare lead, est un peu plus agaçant, à trop en faire, et son look goth émo punk détonne un peu avec le côté plus sobre de ses comparses. Cependant, même si je n’écouterais pas spontanément leur musique en CD, il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour ne pas trouver son compte dans cette prestation chaleureuse et survitaminée ! Le combo ne propose rien d’original, mais envoie la sauce avec groove et énergie ! Je me répète, parce que toutes ces prestations, aussi différentes et variées soit-elles, m’arrachent à toute un sourire et me font vivre un moment de bonheur : et encore un très bon concert donc ! Dont nous raterons seulement les dix dernières minutes, histoire d’être placé au mieux pour honorer la première tête d’affiche du jour : Corvus Corax, dont la prestation s’annonce déjà, au vu du décor, sous les plus brillants auspices.


Cantus Buranus (Corvus Corax)

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DreamSlayer :

Un de mes grands regrets du Wacken 2008 fut d’avoir raté Corvus Corax, voici donc une seconde chance pour les voir, sous le nom cette fois de Cantus Buranus (le titre de leur ‘spectacle’ actuel, si j’ai bien compris). Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils savent comment s’y prendre pour nous en mettre plein la vue ! Un concert très théâtralisé et divisé en tableaux, avec à chaque fois des costumes (impressionnants !) et des instruments quelques peu différents (et parfois fort étranges) pour les huit membres du groupe, accompagnés d’un orchestre et d’une chanteuse lyrique. Corvux Corax est plutôt méconnu en France, mais jouit visiblement d’un grand succès chez les metalleux allemands, même si leur musique médiévale est acoustique et dénuée de guitares. Un grand plaisir pour les yeux comme pour les oreilles, et un des coups de cœur de ce festival !

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Gounouman :

Comme l’ami DreamSlayer, je regrettais amèrement, au vu des quelques extraits entrevus, d’avoir manqué l’essentiel de la prestation de Corvus Corax au Wacken 2008. La formation de base de 8 musiciens-chanteurs-compositeurs se déplace, comme à Wacken l’an dernier, accomplit son concert avec pour « modeste » invitée une chorale imposante d’une quarantaine de personnes qui se tient à l’arrière de la scène et donne encore plus de puissance et de majesté à l’extraordinaire spectacle, aussi bien visuel qu’auditif, qu’a décidé de nous offrir le groupe. Il s’agit là d’honorer l’un des derniers opus de la formation, « Cantus Buranus II », qui contient cette même profusion de chœurs et d’arrangements traditionnels.

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Et encore une fois, c’est un enchantement ! Corvus Corax en live, c’est une sorte de représentation théâtrale musicale, découpée en différents tableaux, avec des instruments à vent et percussions traditionnelles variées, effets visuels et pyrotechniques bluffant, changements de costumes fréquents, avec une dominante pour la gamme des rouges, qui va très bien avec les lights, et la participation d’une chanteuse soprano lyrique en solo… Et des pièces épiques qui m’avaient fort peu marquées en CD, telles « Custodes Sunt Raptores » ou la sublime « De Mundi Statu », prennent en live une dimension fantastique. Quelle puissance, quelle beauté ! C’est comme voir une représentation à l’Opéra, ou un grand orchestre philarmonique sur scène. A couper le souffle… Sauf qu’ici, il s’agit de neofolk médiéval, et que l’on se situe dans un festival de Metal. D’ailleurs, le groupe semble ravi de se produire, et termine son show par des morceaux plus dynamiques, très bien accueillis par le public. Pour ma part, l’un de mes meilleurs concerts… S’ils passaient près de chez moi, j’y emmènerais toute ma famille !! Vous aussi, vous savez ce qu’il vous reste à faire ;)

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Katatonia

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Gounouman :

Et pour finir en beauté sur cette première journée très éprouvante et qui aura déjà été très riche en grands moments, quittons les deux grandes scènes pour aller voir les suédois de Katatonia, qui marquent une courte pause dans les sessions d’enregistrement de leur prochain opus pour venir accomplir quelques dates en festivals. Et je dois avouer que je suis perplexe. Bon, à ma décharge, je connais surtout les vieux albums du groupe, et particulièrement l’excellent « Brave Murder Day » dont hélas, nous n’aurons aucun extrait ce soir. Mais même si la prestation est de qualité, le chant extrême de Jonas Renske paraît un peu forcé, et puis, il faut reconnaître que comme pour Agalloch, ou autres groupes aux penchants nostalgiques et atmosphériques, l’aspect live est moins pénétrant que la musique de studio. Bon concert, néanmoins, des morceaux comme « My Twin » ou le final « Evidence » font bien plaisir à entendre, mais je ne serais pas aussi dithyrambique que les authentiques fans présents ce soir.

DreamSlayer :

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Pour conclure cette première vraie journée de festival, un groupe sur lequel je n’ai fini par me pencher que très récemment: les suédois de Katatonia. A part un premier titre rendu brouillon par un Jonas pas encore en voix et un son en cours de réglage, concert excellent, avec un son parfait et des jeux de lumières qui rendent la musique encore plus prenante. Jonas manque certes de charisme, mais son interprétation – uniquement en chant clair, à l’exception de Deadhouse – est irréprochable et gorgée d’émotion. Katatonia ayant décidé de laisser tomber les growls, la setlist se focalise logiquement sur leurs trois derniers albums. Ce groupe a le don d’envouter son auditoire, leur musique parle directement au cœur des spectateurs et les fait entrer dans un état second… Le concert se déroule donc dans un silence de cathédrale, interrompu seulement par des applaudissements nourris entre chaque morceau. Point culminant : l’intense et magnifique July.

Setlist Katatonia


  • Consternation
  • Soil’s Song
  • Teargas
  • I am Nothing
  • Deadhouse
  • Ghost of the Sun
  • My Twin
  • Sleeper
  • The Future of Speech
  • Tonight’s Music
  • July
  • Evidence


Après ces deux premières journées riches en émotions et en prestations de qualité, nous décidons d’aller faire un petit tour backstage avant d’aller dormir. A ma grande déception, je n’aurais l’occasion de ne croiser aucune star du Metal... Pas de chance ! En revanche, mes collègues (et notamment Sog, tiens, tiens…) seront absolument éblouis par le show qu’assurent là deux jeunes strip-teaseuses, plutôt pas mal, il faut bien l’avouer, qui passent de table en table et versent l’alcool au goulot dans les bouches des gars présents… C’est ça aussi les festivals ! A l’évidence, pour certains, voilà ce qui restera la meilleure performance du festival… Sacré pervers !

Il est maintenant grand temps d’aller dormir, car la journée du lendemain s’annonce plus remplie et plus excitante encore… En tout cas, c’est bien ce vendredi le jour que j’attends le plus !


A suivre...Par ici !!
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