| Epica - Amberian Dawn - Sons of Seasons | ||
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| Lieu : Lyon (Transbordeur) | Reporter: The Inner Circle | Date : 04-11-2009 |
| Il y a certains évènements qui reviennent d'année en année... des traditions telles que Noël, Pâques, vos anniversaires... et puis il y a la venue d'Epica dans nos contrées. Eh oui, cela fait trois ans de suite que le groupe effectue sa tournée européenne en novembre : 2007 avec Sonata Arctica, 2008 avec Amberian Dawn, et 2009... à nouveau avec Amberian Dawn. Si j'avais raté l'évènement l'an dernier pour cause, je l'avoue, de non motivation, j'ai tenu à être présente au rituel Epica 2009. Nouvel album pour Epica que j'ai trouvé plutôt sympathique, envie de découvrir Amberian Dawn dont on m'a dit tant de bien, et de voir le rendu scénique de Sons of Seasons dont le premier opus ne m'avait pas laissé totalement indifférente. Je me retrouve donc devant les portes du Transbordeur en ce mercredi 4 novembre, aux côtés de plusieurs centaines de fans, parfois très jeunes, parfois nettement moins. Il est des groupes qui peinent à remplir les salles francophones, mais ce n'est bien évidemment pas le cas d'Epica, et si la date n'est pas sold-out, on approche tout de même du millier de metalleux. C'est bien, la foule ça tient chaud. Sons of Seasons : C'est au jeune groupe allemand Sons of Seasons que revient l'honneur d'ouvrir les concerts de toute la tournée. Forcément les mauvaises langues diront que c'est parce qu'Oliver Palotai, fondateur du groupe, n'est autre que le petit veinard qui sort avec la sublissime Simone Simons. Oui, il y a sans doute de cela. Mais il ne faut pas oublier qu'Oliver est également clavieriste chez Kamelot, guitariste chez Doro, et compositeur de Gods of Vermin, album qui a su se faire une place dans le paysage Metal 2009... et pas seulement parce que Simone figure sur la pochette de la version digipack. Simone, on ne la verra du reste point aux côtés du combo ce soir, même si certains l'ont attendue. Sons of Seasons est un groupe à part entière et les musiciens entendent bien défendre seuls leur part du bifteck. ![]() Très énergiques, ils entament un set qui ne faiblira point au cours de la trentaine de minutes qui leur est allouée. Beaucoup de professionnalisme, de technique et dans l'ensemble une bonne mobilité... pas de doute, Son of Seasons possède un excellent potentiel scénique. Qu'on apprécie ou non leur musique aux frontières du symphonique, du progressif et du heavy, teintée d'une dimension assez malsaine, on ne peut contester la qualité de leur prestation. Oliver Palotai assure aussi bien la guitare que quelques solos de clavier, cependant il reste relativement en retrait et ne prend point la parole. C'est Henning Basse qui mène le groupe sur scène et s'en fait le porte-parole. Excellent chanteur (il officie également dans Metalium), très énergique, ses attitudes et ses paroles provocantes s'avèrent cependant agaçantes. Henning surjoue le côté malsain de Son of Seasons, et cela n'est à mon sens pas à son avantage. Néanmoins ses pointes d'humour sont parfois efficaces et l'on sent à quel point il est heureux d'être sur scène, allant jusqu'à filmer le public quelques instants. Si celui-ci est assez motivé dans les premiers rangs, tout le fond de la salle reste en revanche assis mollement sur les gradins, attendant autre chose... ![]() Amberian Dawn : Certains sont en effet venus soutenir Amberian Dawn, formation finlandaise dont c'est la seconde tournée aux côtés d'Epica, et donc le second passage dans nos contrées. Le groupe possède ainsi un bon noyau de fans français, en témoigne notamment un drapeau finlandais brandi par quelques personnes à la barrière. La musique d'Amberian Dawn s'avère en effet plutôt originale et la formation parvient à se démarquer de la multitude de « groupes à chanteuses » s'appuyant sur un côté symphonique plus ou moins bien assuré. Amberian Dawn, bien que possédant une chanteuse soprano à la voix parfaitement maîtrisée, produit une musique plutôt orientée heavy-speed, même si quelques titres sont plus lents et mélancoliques. Le son est résolument finlandais, les influences Nightwish se font sentir, mais le groupe possède sa propre personnalité et n'a dans le fond rien à envier aux plus grands. Les solos de guitares et de claviers sont particulièrement intéressants, le clavieriste Tuomas Seppälä bénéficie même de quelques minutes de gloire grâce à un véritable solo entre deux morceaux. Pour une fois que cela n'est pas réservé à la batterie ou à la guitare, on apprécie grandement! ![]() Amberian Dawn n'a actuellement sorti que deux albums (en deux ans!) et la set-list jongle donc entre ceux-ci. Lorsque Heidi demande au public qui sont ceux qui possèdent l'un ou l'autre de ces opus, peu lèvent la main, mais cela n'y change rien, le groupe bénéficie d'un accueil chaleureux de la part des lyonnais. La voix majestueuse d'Heidi charme sans peine même si la jeune femme est gênée par quelques soucis de micro et un mixage parfois trop faible. On sent qu'elle maîtrise parfaitement chaque morceau et donne le meilleur d'elle-même. Il assez amusant de noter qu'elle porte ce soir une longue perruque rousse... cela ne vous rappelle t'il pas quelqu'un? Quoi qu'il en soit Heidi n'a absolument rien à envier à Simone, sur le plan vocal tout du moins. Même si elle demeure assez statique et si la gestuelle de ses bras s'avère légèrement agaçante, Heidi mène parfaitement le groupe, encadrée par des musiciens visiblement très professionnels. Bonne découverte scénique pour ma part donc, même si leur musique ne m'a pas vraiment touchée. ![]() Set-list : He Sleeps in a Grove Kokko The Evil inside me Shallow Waters Willow of Tears Son of 7 Stars - solo Valkyries Incubus River of Tuoni ![]() Epica : C'est sur les notes Samadhi, majestueuse introduction présente sur le nouvel album, que le set tant attendu d'Epica débute. Les musiciens se mettent en place sous les acclamations tandis que tous les yeux guettent l'apparition de la délicieuse Simone. C'est avec soulagement que l'on a appris la veille que la chanteuse assurerait bel et bien les dates françaises de la tournée. Simone avait en effet été victime d'une extinction de voix quelques jours auparavant et le groupe avait du annuler les concerts prévus à Madrid et Lisbon. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose (cf. Charlotte Wessels de Delain)? Décidément l'automne n'est pas favorable à nos chères chanteuses. ![]() Cependant, c'est une Simone tout en beauté qui apparaît et entame Resign to Surrender avec beaucoup de grâce et un sourire rayonnant. De ce côté-ci il est évident que la belle n'a rien à prouver, quelques hochements de tête faisant miroiter sa rousse chevelure, et le public entier tombe à ses pieds. Cependant, si j'avais pu regretter les poses parfois trop aguicheuses de la demoiselle sur certaines prestations, force est de constater que son attitude est ce soir nettement plus posée. Sans en faire trop, Simone sait charmer l'assistance avec une prestance scénique tout à fait correcte, même si comme à son habitude elle s'éclipse fréquemment de scène. Cela ne choque plus et le vide ne se fait point sentir tant le reste du groupe a désormais trouvé comment ne pas se laisser éclipser par la vocaliste. Chacun des musiciens est en effet particulièrement énergique. Mark, Isaac et Yves arpentent constamment la scène, tandis que Coen semble beaucoup s'amuser grâce à son clavier pivotant. Du reste, Isaac, remplaçant d'Ad à la guitare, a parfaitement trouvé sa place au sein du groupe. Ainsi, les moments de complicité entre les musiciens sont fréquents et l'ambiance sur scène se propage sans peine dans la salle. Les premiers rangs sont rapidement déchaînés, parfois trop, beaucoup d'adolescents popogant à la moindre occasion, ce qui agace ceux qui souhaitent simplement profiter de la musique et du spectacle offert sur scène. Le fond de la salle s'est quant à lui bien réveillé, et désormais plus personne n'est assis sur les gradins. Mark en profite pour opposer ces deux parties de la salle dans un duel d'acclamations, et affirme la victoire du fond de la salle. Le guitariste n'est d'ailleurs point avare en discours ce soir. Il assure une grande partie des transitions entre les morceaux, avec beaucoup d'humour, de gaieté, et, avouons-le, de charisme. D'autre part, force est de constater que vocalement, il assure de mieux en mieux. Son chant est devenu à la fois très énergique et parfaitement maîtrisé. Le groupe nous gratifie d'ailleurs d'un titre entièrement chanté par Mark, Incentive, qui figure en bonus sur l'album. Excellente surprise que ce morceau qui nous permet de mesurer toute la puissance du chant de Mark, relayé à la guitare par Kasperi Heikkinen (Amberian Dawn). Libéré de son instrument, Mark arpente donc la scène et livre une prestation réellement impressionnante. ![]() On en souhaiterait presque que Simone ne réapparaisse pas sur scène. En effet, si sa voix est par instants très belle, elle demeure fréquemment en dessous du rendu studio et se fait un peu faible avec quelques fausses notes, surtout vers la fin du concert. Dommage donc, mais on pourrait probablement l'excuser par les soucis survenus les jours précédents. Du reste, le groupe semble avoir privilégié les morceaux contenant de nombreux passages instrumentaux ou vocalement masculins afin de permettre à Simone de reposer sa voix. Certains titres attendus ont ainsi été éludés tels que le single du nouvel album, Unleashed. Néanmoins la set-list est variée et contient des morceaux issus de chacun des quatre albums du groupe. Epica nous gratifie également d'un chouette passage instrumental reprenant le thème de Dark Vador. Quant à la longueur du show, celle-ci est tout à fait honorable. ![]() En guise de rappel le groupe propose bien évidemment The Last Crusade, rebaptisée The French Crusade en l'honneur du fan-club français, ainsi que le mythique The Phantom Agony, dont le refrain a été réarrangé façon disco. Surprenant, pas très agréable à l'oreille, mais amusant. Une façon originale de conclure un show qui, sans être exceptionnel, fut tout à fait correct hormis les soucis vocaux de Simone. Set-list : Samadhi Resign To Surrender Sensorium Deconstruct Menace Of Vanity Incentive Burn To A Cinder Martyr Of A Free Word Cry For The Moon Seif Al Din Imperial March Obsessiv Devotion Consign To Oblivion Rappel : The Last (French) Crusade The Phantom Agony PHOTOS : Sons of Seasons ![]() ![]() Amberian Dawn ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Epica ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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Le 11 Novembre 2009
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Après, musicalement, c'est sûr que personnellement je préfère nettement Son of Seasons.
Le 11 Novembre 2009
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Le 12 Novembre 2009
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), et presque pas de pogo (sauf sur quelques chansons comme Fools of Damnation). Rien à dire, en Suisse on est mieux éduqués qu'en France
. Enfin, sinon Sons of Seasons avaient de bonnes chansons, Amberian Dawn étaient vraiment vraiment très bons, totalement adhéré au style, et Epica était orgasmique. Sans compter qu'après tous les membres des groupes sont venus boire dans la salle, donc on pouvait leur parler/prendre des photos sans aucuns problème. Vraiment grandiose donc
Le 22 Novembre 2009
Le 11 Novembre 2009