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Freak Kitchen - Alive Inc.
Lieu : Lyon (Ninkasi) / Marseille (Espace Julien) Reporter: The Inner Circle / Gounouman Date : 00-02-2010
The Inner Circle :

Février fut un mois riche en concerts pour le public lyonnais, et particulièrement cette semaine-ci, puisque pas moins de trois concerts "metal" ont investi la salle du Ninkasi en à peine six jours : Hypocrisy le 7 février, The Gathering le 9, et Freak Kitchen le 11. Fort heureusement, il s'agit de trois groupes aux styles différents et qui possèdent donc chacun leur public. Et malgré la neige qui tombe lentement sur la ville, les fans du combo suédois se massent devant les porte du Ninkasi, qui se remplit de façon tout à fait honorable. C'est donc dans la bonne humeur que mon cher collègue Balyn et moi-même savourons la savoureuse bière brassée du Ninkasi (que je recommande, au passage), tout en bavassant avec les vaillants chroniqueurs lyonnais de Pavillon 666. Nous avons bien commencé à concevoir ensemble un générateur de live report, mais celui-ci n'étant à ce jour pas encore mis au point... je vous laisse lire un live report 100% home made by Heavylaw...! Mais méfiez-vous mes amis, méfiez-vous, la horde de Pavillon666 rode autour de nous, ils sont nombreux et ils ont les dents longues et avides de sang, qui sait ce dont ils seraient capables...(*rire diabolique*) !!!

Gounouman :

Freak Kitchen est un groupe que je ne connaissais que très peu. Mais pour une fois qu’un concert de Heavy suédois ne déroule à deux pas de chez moi et que je n’ai pas à subir les affres d’une organisation pénible et coûteuse, impossible de rater ça !! Avec mon ami William, pour qui ce sera le premier concert Metal de sa vie, nous nous pointons donc devant l’Espace Julien, et attendons, transis de froid, l’ouverture des portes. Ce sera l’occasion de rencontrer Avalon, du webzine Pavillon 666, accompagnée d’une autre membre de sa team. Il tentera par tous les moyens de me faire démissionner d’Heavylaw pour me rallier à sa cause, mais ma volonté de fer sait résister à toutes les propositions ! Mais lorsque Roger, de Base productions, me propose de faire une interview avec le groupe backstage après le concert, Avalon se montrera extrêmement fair-play en me suggérant de venir accompagner le très sympathique duo, et de prendre en note leur interview, afin de la publier à la fois sur Heavylaw et Pavillon666 ! Une offre qui, ma foi, ne se refuse pas. Rencontres, interview en prévision, une petite binouze bien fraîche… Le concert de ce soir s’annonce déjà sous les meilleurs auspices.



Zomb Corp (Lyon uniquement)

The Inner Circle :

Sympatique surprise pour ce début de soirée, alors que seuls deux groupes étaient annoncés sur l’affiche de la tournée, un troisième s’est ajouté sur la date de Lyon. Mais alors, qui sont-ils, ces quatre musiciens surgissant de la brume, parmi lesquels on reconnaît David, ex-bassiste de Destinity? Le groupe s’appelle Zomb Corp, nous apprend la voix mièvre d’une secrétaire que l’on imagine blonde à forte poitrine, archétype de la fille stupide et trop aimable des spots télévisés. Cette voix agace n’est-ce pas ? Eh bien tant pis pour vous parce qu’elle sera l’interlude de chacun des titres du groupe. Bienvenue dans l’univers sanglant de Zomb Corp, ici on porte des chemises tâchées, on hurle et on joue un metal hybride oscillant entre le death et le thrash, tandis que le chant flirte avec le core.

Cependant, il n’y a là rien de très innovant musicalement parlant. C’est agréable, efficace, la prestation est tout à fait correcte et le chanteur se démène comme un beau diable sur scène, mais il manque encore ce petit quelque chose qui ferait tomber le public sous le charme. Ce petit truc qui graverait ce nom étrange, Zomb Corp, dans nos esprits. Une mise en scène qui mériterait d’être plus approfondie ? Des titres plus fouillés ? Un poil d’expérience supplémentaire? Car certes, leur reprise du titre de Pantera, « 5 minutes alone », fait des heureux, des applaudissements enthousiastes ainsi que quelques headbangs font honneur à la prestation du groupe, mais l’accueil est globalement réservé. Alors on se dit à la prochaine, et si possible avec des éclairages plus présents et nettement moins de brouillard, cela ne serait pas de refus !

Alive Inc.

The Inner Circle :

Maintenant, place au trio français d’Alive Inc, qui a l’honneur de jouer avec Freak Kitchen tout au long de cette petite tournée dans nos contrées. Au premier abord, c’est sympathique. Le frontman Tyler possède un chant assez varié et très intéressant, l’ambiance est au rendez-vous aussi bien sur scène que dans le public, le son est correct, la prestation est très carrée. Bien, bien, bien. Mais au fil des titres on se rend compte que la sauce ne prend pas si bien que cela. Si le groupe ne propose rien de très original au niveau musical, en revanche, l’étalage technique est flagrant. Impressionnant tout d’abord, cela s’avère rapidement lassant, et on se passerait volontiers du solo de guitare « en veux-tu en voilà » et de l’interminable solo de batterie. « Regardez donc ce que nous savons faire, admirez, et courez vite acheter notre album ». C’est ce que l’on pourrait retenir de la performance d’Alive Inc ce soir. Dommage non ? Alors on toussote (maudite fumée), on regarde sa montre, on guette le moment où Tyler parlera pour la troisième fois de leur dernier album en vente au stand merchandising… et on salue poliment le groupe qui amorce enfin sa sortie après un set trop long pour une première partie… ouf, l’arrivée des suédois de Freak Kitchen n’est plus très loin ! Atchu, Atchu, Atchu… s’il vous plait, virez juste le mec qui est responsable de la machine à fumée, on n’en peut plus !



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Gounouman :

The Inner Circle m’avait parlé d’un premier groupe pour ouvrir la soirée, mais apparemment, les lyonnais ont eu plus de chance que nous ! Cependant, ce n’est pas grave, car la prestation qu’assure Alive Inc. demeure de grande qualité. Première constatation, le son est nickel, les lights très bien aussi. L’affluence est plutôt bonne, comme quoi, le bouche à oreilles fonctionne toujours assez bien, et c’est un Espace Julien correctement rempli qui accueille le groupe. Le chanteur, entre deux titres, lance avec timidité : « d’habitude, on demande aux gens d’acheter notre album pour payer l’essence, mais là ce ne serait pas crédible, car nous sommes chez nous ! ». Au programme, du Heavy Metal moderne, puissant, très technique avec de nombreuses influences plus progressives, assuré par trois véritables virtuoses. Tyler, chanteur guitariste, quoique relativement timide et emprunté lorsqu’il s’exprime entre les morceaux, assure une performance technique à clouer sur place. Le morceau instrumental est une franche réussite, de même que la reprise de « Tears for Fears », qui passe vraiment bien. Le batteur a aussi droit à son moment de gloire, avec un petit solo peut-être un peu long, mais toujours bluffant de dextérité. Le bassiste, quant à lui, assène de gros coups à ses quatre cordes en incitant le public à réagir… Chose qu’il fera poliment, mais sans passion, comme souvent lors des premières parties. Cela étonnera toutefois William, mon comparse non-métalleux, qui s’attendait à plus de folie et de répondant d’entrée de jeu ! Une bonne découverte, donc, un groupe de talent.

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Freak Kitchen

The Inner Circle :

Et c’est sous une nouvelle salve de fumée que l’inimitable trio infernal fait son entrée sur scène. L’ambiance dans la salle monte naturellement d’un cran et le public lyonnais accueille fiévreusement les sympathiques suédois. Tandis que Mattias Eklundh, guitariste et vocaliste, arbore fièrement une chemise aux motifs disco, le bassiste (parfois également chanteur) Chris Ortefors s’est affublé d’un ravissant casque. Voilà qui nous place résolument dans l’ambiance du show : excentrique, survoltée, mais surtout extrêmement sympathique.

Ils ne font pas dans la demi-mesure ces suédois, ils sont heureux et ils nous le montrent, du reste les sourires ne quitteront presque jamais leurs visages. Quant à l’énergie, ils en ont à revendre, nous avons là trois véritables piles électriques. Les titres tous plus dynamiques les uns que les autres s’enchainent au rythme des interventions de Mattias, frontman hors pair qui pourrait par ailleurs être un excellent comique, de même que son compère Chris. Beaucoup d’humour, de dérision et surtout d’auto-dérision, le contact avec le public est tout simplement excellent. Alors on rit, on tape des mains, on tape des pieds, on chante, et s’ils nous l’avaient demandé on se serait volontiers allongés par terre. Chris nous fait l’étalage de son vocabulaire français, nous dévoile la recette d’un parfait morceau à la Freak Kitchen, fait semblant d’oublier ses paroles, nous montre un étonnant instrument à cordes… Ah pour sûr, on ne s’ennuie pas ! La musique dans tout cela ? Jouée en toute simplicité et avec un enthousiasme débordant, elle est pourtant loin d’être aussi évidente que les titres délirants de certains morceaux (« My new haircut ») et les lignes sont fréquemment de très haut niveau. Naturellement tout cela est joué à la perfection… chapeau messieurs ! La set-list fait évidemment la part belle au dernier opus du groupe, « Land of the Freaks » mais les anciens albums sont également représentés.

Avec tous ces ingrédients réunis, nul ne doute que la prestation de Freak Kitchen fut plus qu’agréable, et on quitte le groupe tout en se donnant à nouveau rendez-vous au Hellfest !

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Gounouman :

L’attente n’est pas longue avant que la troupe de cinglés suédois envahissent la scène ! Je suis toujours un peu sceptique lorsque je découvre un groupe sur scène. En général, j’aime bien chanter et manifester, et je préfère bien connaître les discographies des combos avant de les observer passer l’épreuve de la scène. Mais cette fois, et c’est la preuve de la grande qualité de la prestation du trio, nulle besoin de préparation, on est d’entrée dans l’ambiance. Car, à l’instar d’Edguy par exemple, l’élément principal de Freak Kitchen sur scène est… Un humour omniprésent et décapant ! Comment résister lorsque l’on entend le bassiste chauve et Matthias « IA Eklund », chanteur et guitariste prodige, entonner en chœur : « I am so proud of my haircut ! » Et je découvrirais aussi que je connaissais déjà un vieux titre, l’efficace « Speak when spoken to », joué en troisième position, qui fait « jumper » le public en rythme ! Quant aux morceaux du dernier album, je reconnaîtrais les sympathiques « God save the spleen », ou encore, « Honey, you’re a nazi ! », que j’avais écouté pour la première fois le jour même. Même si la musique du groupe ne m’emballe pas sur album, avec ses structures très complexes, force est de constater que les suédois savent s’y prendre pour emballer leur monde. « Gudi-gudi !! », rugit Matthias comme signe de ralliement. Et le public de répondre de même !! Le bassiste, déguisé en policeman suédois, est un phénomène et porte lui aussi le concert par ses mimiques, ses déhanchés et son attitude ultra décalée. L’ambiance est chaleureuse dans la salle, et même si l’audience demeure relativement calme, l’enthousiasme et le répondant du public semble ravir Matthias, un mec très gentil, qui nous donne des cours de musique, raconte plein de blagues, et rit avec dérision en trébuchant dans un fil qui manque de le faire tomber par terre !

Si l’on excepte un son de basse un peu trop vrombissant, le son est encore une fois de très bonne qualité. Et, fait notable, je n’ai pas vu passer l’heure et demi du concert ! William sortira ravi de son premier concert de Metal, et souffrira des cervicales pour toute la journée du lendemain. Bon signe, n’est-ce pas ?

Bref, en conclusion, une excellente découverte : vous revenez quand vous voulez les mecs ! Suite et fin de cette fabuleuse soirée lorsque je publierais l’interview qui a suivie le show… Soon !

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Team Heavylaw
*Superbe photos comme d'habitude*

PS : commentaire extorqué par la torture !

Le 14 Mars 2010

Team Heavylaw
Pour ce qui est d'Alive Inc., je ne connais que la version studio (particulièrement réussie d'ailleurs) ! Donc difficile d'émettre un jugement sur leur prestation live...

Mais pour ce qui est de Freak Kitchen, j'ai eu l'occasion de croiser le fou Mattias lors d'une séance de délires guitaristiques sur Dijon (je crois d'ailleurs qu'une touffe de ses cheveux continue d'exister sur un bout de scotch quelque part...) , et c'est toujours un moment que d'assister à l'une de ses performances !!! Le bougre sait manier dextérité et humour avec un talent inimitable... ^^

Petit regret, à la lecture du report, de constater qu'il a laissé tomber son vibromasseur-mediator, son solo de téléphone portable, ses baguettes baladeuses, etc... Mais content de voir que le groupe suscite toujours autant d'intérêt de la part du public ! Car il le mérite amplement !

Est-il possible de trouver une setlist de la tournée pour se faire une idée ? ^^

Le 14 Mars 2010

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