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The Never Ending Tour of Orphaned Land
Lieu : Lyon (Le Marché Gare) / Paris (Nouveau Casino Reporter: The Inner Circle / Cyric Date : 00-05-2010
The Inner Circle (Lyon, 9 mai 2010)

Afin d’apporter la bonne parole – à savoir leur nouvel album « The Neverending Way of OrWarrior » – Orphaned Land fait en mai ce qu’il lui plait et s’invite pour pas moins de cinq dates en France. Pour l’occasion, les Israéliens se sont entourés de Suidakra et Arkan, promettant ainsi quelques soirées riches en émotion. En ce dimanche 9 mai, Lyon accueille donc les trois groupes dans la petite mais sympathique salle du Marché Gare qui se remplit aisément de nombreux fans curieux.

Cyric (Paris, 14 mai 2010)

Après avoir eu des échos très positifs des dates lyonnaise et strasbourgeoise (des 9 et 11 mai), j’attendais avec impatience, comme beaucoup, la date parisienne. Le temps est des plus moroses et nous sommes déjà nombreux à 18h30 à attendre fébrilement l’ouverture des portes du Nouveau Casino (pour cause, la salle affichant complet). Quelques minutes plus tard, nous entrons enfin et n’avons plus qu’à bien nous placer pour assister à un spectacle placé sous le signe du metal oriental !


ARKAN


The Inner Circle

C’est désormais une institution lyonnaise d’ouvrir les salles à 19h et pourtant, l’exception confirme la règle puisque cette fois-ci le concert débute à 18h. Lorsque j’arrive, environ cinquante minutes plus tard, quelle n’est donc pas ma surprise de constater qu’Arkan a déjà ouvert les hostilités depuis pratiquement quarante minutes et approche désormais de la fin de son set. Honte et misère sur moi ainsi que sur les quelques dizaines de metalleux ayant suivi la même logique, nous sommes vraisemblablement passés à côté de précieux instants. Le groupe parisien a en effet parfaitement investi la scène et gagné la cause du public, l’énergie et l’enthousiasme étant partagés des deux côtés. L’entreprise était cependant fort peu difficile pour Arkan qui propose un metal teinté de mélodies orientales parfaitement en adéquation avec l’univers musical de la tête d’affiche de la soirée. A noter que certains des musiciens sont loin d’être inconnus du public français. Ainsi, le chanteur Florent a officié précédemment dans Whisper-X tandis que le batteur Foued faisait partie de The Old Dead Tree. Quant à la charismatique Sarah, elle chantait au sein de The Outburst qui vient malheureusement de cesser également son activité. Belle réunion metallique au sein d’Arkan, n’est-ce pas ? Alors forcément, on apprécie grandement, d’autant plus que sur scène tout est parfaitement agencé, les riffs ravageurs se multiplient, et personne ne s’étonne de l’inhabituelle longueur du set. Car les parisiens auront joué au final pratiquement une heure, et l’on comprend désormais mieux l’anticipation de l’ouverture des portes. Belle performance pour Arkan donc, qui bénéficie ainsi d’une belle mise en avant. A coup sûr c’est un groupe dont on entendra parler à nouveau !

Cyric

Je dois avouer qu’à l’écoute de leur unique album, Hilal, Arkan m’avait fait forte impression. Le groupe, jouant un death metal carré allié à des sonorités traditionnelles typiques du nord de l’Afrique, dont sont originaires la plupart de ses membres, marche sur les traces de son aîné, Orphaned Land, pour ne pas le citer.
Sur scène ce soir, le groupe déborde d’énergie et se dépense sans compter. Plutôt réceptif, le public (déjà bien en masse) adhère de suite à la musique délivrée par les Parisiens, ces derniers chauffant la salle sans trop de difficultés.
Le groupe, en plus de nous offrir ses meilleurs morceaux (le catchy Groans of the Abyss ou encore l’excellent Tied Fates) ne manque pas d’humour en reprenant le morceau Didi de… Khaled ! Effet garanti !! On en oublierait presque les quelques défauts au niveau du son, notamment en ce qui concerne les chants clairs de Sarah et d’Abder et le chant death de Florent, un peu trop en retraits par rapport aux instruments.
Enchaînant des riffs ravageurs et des moments plus calmes (l’utilisation d’une guitare acoustique fut la bienvenue, comme sur le titre Defyng the Idols), le groupe fait preuve de beaucoup de talents. Des débuts prometteurs donc, ne présageant que du bon pour la suite. On attend leur nouvel album avec impatience… et pourquoi pas d’autres prestations live ?!


Set-list (Lyon + Paris)

- Groans of the Abyss
- Lords Decline
- Mistress Of The Damned Souls
- Tied Fates
- The 7 Gates
- Defyng the idols

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SUIDAKRA


The Inner Circle

Il s’agit ce soir de la première venue de Suidakra dans notre région, et c’est donc avec un plaisir largement partagé que le groupe se produit sur scène. En effet, certains fans sont venus presque exclusivement pour eux et manifestent bruyamment leur joie. L’ambiance est chaude dans les premiers rangs ce soir, on chante, on danse, on secoue la tête (un peu, beaucoup, passionnément…), et cela fait plaisir à voir. Le chanteur de Suidakra, Arkadius en est visiblement touché et promet que le groupe reviendra le plus vite qu’il pourra. Et en effet, on reprendra certainement un bon bol de leur sauce pagan folk death mixée avec de bons zestes de heavy. C’est énergique et épique à souhait, quoi de mieux pour continuer la soirée dans la convivialité et la bonne humeur ?! Le public demande d’ailleurs un rappel qu’Arkadius devra malheureusement décliner en s’excusant platement, on ne fait hélas pas tout ce qu’on veut quand on joue en première partie sur une tournée. En tous cas, revenez quand vous voulez les amis, à Lyon, on vous attend !

Cyric

Place maintenant aux Allemands de Suidakra. J’en profite pour retrouver le stagiaire officiel du magazine Rock Hard, à savoir Gounouman !
Pour ce qui est de la musique, on abandonne ici les terres orientales pour du death metal « celtique » assez brut de décoffrage. Le groupe, habitué des scènes, sait mettre de l’ambiance en piochant allègrement dans sa discographie (qui se compose de pas moins de 9 albums). Personnellement, mis à part l’excellente Dead Man’s Reel, mélodique à souhait, les compositions du groupe ne m’ont pas branché plus que ça, ceci étant dû certainement à un manque d’originalité comparé à la prestation d’Arkan ou du groupe qui allait les suivre ensuite. Et les basses… bien trop présentes. Mais je cesse ici les critiques, sachant que ce style de musique n’est pas trop ma tasse de thé. Le public semblait apprécier en tout cas, car une fois de plus, il a répondu présent. Pour les amateurs du genre !


Set-list (Lyon + Paris)

- Pendragon's Fall
- Isle Of Skye
- Darkane Times
- Dragonbreed
- Dead Man's Reel
- Shattering Swords
- Wartunes
- The IXth Legion

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ORPHANED LAND


The Inner Circle

Avec la montée sur scène d’Orphaned Land, l’ambiance dans la salle (désormais pratiquement pleine) monte encore d’un cran et ce sont des fans impatients de voir enfin le mythique groupe israélien qui accueillent celui-ci déjà triomphalement. Les yeux grands ouverts découvrent avec plaisir les cinq musiciens vêtus de tenues de scène atypiques, faisant écho aux photos promotionnelles du dernier album. Mention spéciale au chanteur Kobi qui fait, pieds-nus et en tunique, un parfait Messie. Il nous détrompe cependant rapidement, non, il n’est point Jésus. Un humour certain donc, ainsi qu’une bonne communication avec le public, voilà qui poursuit de conquérir celui-ci. Et le coup de grâce intervient rapidement avec la musique si transportante du groupe… de l’énergie, de la dextérité, de la puissance, mais surtout de l’émotion. Qu’il s’agisse du dansant Sapari ou du doux Vaheyi Or, on est conquis de bout en bout et le chant charismatique de Kobi nous emmène aux pays du soleil levant. Seul bémol en début de set, parfaitement involontaire, à la prestation du groupe, les malheureux soucis d’ordinateur qui ont plongé quelques instants les cinq membres d’Orphaned Land dans un profond embarras. Ah, décidément, tout était plus simple à l’époque de Jésus ! Néanmoins, le problème une fois résolu, chacun l’a relégué dans un coin de sa mémoire. Ainsi, si l’on devait se souvenir d’un seul passage de cette soirée magique, on retiendrait probablement la performance du titre phare Norra el Norra. Kobi nous a mis en garde, dans chacun des pays où le groupe a joué, toute la salle sans exception a sautillé. Forcément on n’avait point l’autorisation de les décevoir… ! Nous espérons donc vivement avoir été à la hauteur et pouvoir bénéficier d’un nouveau passage du groupe lors de leur prochaine venue en France !

Cyric

La fosse du Nouveau Casino est pleine lorsque les Israéliens font leur entrée en scène. Ils sont bel et bien là, tous sauf la chanteuse de session du groupe, à savoir Shlomit Levi, cette dernière attendant un heureux évènement. Des samples, peut-être un peu trop nombreux d’ailleurs, s’occuperont de pallier son absence. Enfin, il faut bien dire que cela ne gâchera en rien la fête puisque le groupe nous livrera là une prestation de toute beauté ! Kobi Farhi, tout de blanc vêtu et pieds nus sur scène a une voix incroyable. Que ce soit son chant clair ou death, ce mec assure ! Tout comme ses collègues, le guitariste soliste, chapeau sur la tête et sourire aux lèvres, nous gratifie de ses solos d’une efficacité incroyable. Pas de pogos dans l’assistance et cela se comprend : la musique d’Orphaned Land ne s’y prête pas vraiment, leur musique se vit intérieurement, avec émotion.
Reprenant une majeure partie des titres de leur dernier album, les Israéliens ne font cependant pas l’impasse sur l’excellent « Mabool » en jouant dès l’entrée de jeu un Birth of the Three nous mettant de suite dans l’ambiance ou encore un The Kiss of Babylon particulièrement accrocheur. Et la sauce prend de suite ! Les airs des chansons n’étant pas particulièrement difficiles à reprendre (notamment sur The Kiss of Babylon justement), le public répond joyeusement aux « lalala » de Kobi (moi y compris, allant jusqu’à casser les oreilles de mes voisins : je chante faux oui, je l’assume entièrement !!). A noter également le solo très réussi de l’émouvante The Warrior où le guitariste soliste, Yossi Sa'aron, nous montre l’étendue de ses talents.
Les titres s’enchaînent et la magie opère toujours autant, dans une ambiance qui se veut résolument festive. Une petite dédicace à un gars d’Holy Records présent dans l’assistance (c’est le label ayant découvert le groupe en 1994 et produit les albums « Sahara » et « El Norra Alila ») et le show reprend jusqu’à l’un des temps forts de la soirée, à savoir la très entraînante Norra el Norra. Le messie nous annonçant la bonne parole, à savoir que nous allions devoir sautiller comme des grenouilles durant le refrain, chacun ravale sa fierté et se lance dans des bonds frénétiques. Encore un grand moment !
Non, vraiment, il n’y a pas grand-chose à redire à la prestation de l’OL (parlons foot, tiens !!) : les Israéliens ont assuré sur le terrain du début à la fin. Mon seul regret ? Peut-être le fait qu’ils n’aient pas joué suffisamment de titres de « Mabool », leur pièce maîtresse. Ceci dit, leur dernier album est très bon et ses titres passent tout seul en live.
Merci encore Orphaned Land pour ce show intense ! Vous pouvez être sûr que l’on attend votre retour en France avec impatience !!

Set-list (il se peut qu’il y ait des erreurs ou des oublis)

- Birth of the Three + Olat Ha’Tamid
- Disciples of the Sacred Oath II
- Baraka + The Kiss of Babylon
- Sapari
- Vayehi Or
- The path part 1 + Ocean Land
- M I ?
- The Warrior
- El Meod Na'Ala
- Seasons Unite (Paris uniquement)
- In Thy Never Ending Way
- Amen
- Norra el Norra + Ornaments of gold

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Membre
Il faut dire qu'ya pas grand changement de setlist et de concept avec la date de Montréal à laquelle j'ai assisté il y a quelques semaines... mais bon, formule gagnante ! C'était super ici, et sa a du être super chez vous :)

Le 31 Mai 2010

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