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Somewhere Out in England, part.1 : High Voltage Festival
Lieu : Londres (UK), Victoria Reporter: Spade Date : 24-07-2010
Somewhere Out in England
Le récit des pérégrinations d'un métaleux en terre étrangère.


Part. 1 : High Voltage Festival : 24 & 25 juillet 2010

Londres, Victoria Park


A Londres, il s'en passe des choses ! Des concerts à la pelle, des comédies musicales en veux-tu en voilà, mais aussi cette impression de l'existence d'une loi dictant qu'il doit y avoir au moins un festival par semaine. En effet, un bref voyage en métro nous permet d'admirer tout un tas d'affiches copieusement garnies, et ce, tous styles de musique confondus.
Celui qui nous intéresse aujourd'hui, c'est le High Voltage Festival, qui célèbre sa première édition et, en plus de posséder une programmation en béton armé, se permet d'être le théâtre de la dernière prestation d'Heaven & Hell, le groupe ayant finalement confirmé sa présence, souhaitant terminer proprement son histoire et rendre une dernière fois hommage à Ronnie James lml Dio.

Samedi 24 juillet :


Le festival se situe dans le Victoria Park, d'une taille assez conséquente et pouvant accueillir 30000 personnes. Ce qui rend l'attente à l'entrée d'autant plus incompréhensible. Les portes ouvrent 20 minutes avant que le premier groupe n'entame son set, où est la logique là-dedans ?
Enfin bref, une fois à l'intérieur, New Device inaugure juste alors la Metal Hammer Stage, destinée à accueillir les groupes métal du festival. Comme groupe d'ouverture, New Device semble un choix parfait, œuvrant dans un metal rock plein d'énergie et assez direct. Le groupe a visiblement envie de bien faire, malgré le peu de personnes encore présentes et pour une entame, voilà un groupe qui met de bonne humeur !

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Direction la Prog Stage pour voir Pendragon, plus par curiosité qu'autre chose. Et bien, la Prog Stage n'a pas usurpé son nom, puisqu'avec 40 minutes de temps de jeu, Pendragon va jouer...4 morceaux. Trois petits pavés de 10 minutes prenant en sandwich un "Freakshow" placé ici histoire de respirer un peu. Musicalement, on sent que le groupe maitrise son sujet, même si on a ici affaire à du prog pur et dur, pouvant sembler un peu trop "daté" par moments. N'en attendant rien de particulier, on va dire que le groupe a rempli son contrat.

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Là, en regardant le running-order, je dois avouer que j'ai un trou noir et ne me souviens plus de ce que j'ai pu faire, mais je suppose être allé chercher à manger et avoir fait le tour du site avant d'aller voir Orange Goblin, ou du moins, une partie. C'est gras, Orange Goblin, c'est méga gras. C'est du bon gros métal pas fin qui se laisse écouter une demi-heure, mais bon, on a vu mieux dans le genre et, si ces arbres n'étaient pas là, offrant de l'ombre bienvenue avec cette chaleur, il y a longtemps que j'aurais mis les voiles. Allez, on va dire que globalement, ça passe.

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Mais il est surtout temps d'aller rejoindre Bigelf sur la Prog Stage, avec sa musique rétro-futuriste. Lookés années 70, le groupe propose un métal prog aux claviers tellement vieux que la prestation en devient surréaliste. Ajoutez à ça le fait que le chanteur, avec son long manteau, soit campé en milieu de scène, entouré par ses claviers, et comprenez que l'effet visuel est plutôt réussi. Et il faut entendre les sons surréalistes sortant des 8000 claviers, reléguant il faut le dire les autres instruments en arrière-plan. Une des forces de ce groupe est ne ressembler à aucun autre, étant à la fois lourd, écrasant, et pourtant jamais oppressant à l'oreille, en témoigne "Blackball", diablement heavy, où j'attendais une apparition de Mike Portnoy (Transatlantic jouera le soir-même sur cette scène), mais que nenni.

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Par contre, si le Hellfest possède 2 paires de scènes jouant en alternance, le High Voltage possède 3 scènes jouant plus ou moins en même temps. Il faut donc faire un paquet de sacrifice, et c'est ainsi que j'écourte la prestation de Bigelf pour aller faire mon baptême Hammerfall, au son des "Renegade" et autres "Let the Hammer Fall". Inutile de présenter ces true métalleux tous droits venus de Suède, qui ont l'air content d'être là, même si le public est décidément bien maigre en ce début de festival. Mais bon, les spectateurs présents le font savoir et c'est dans une ambiance bon-enfant que se déroulent les trois maigres quarts d'heure alloués au groupe. N'étant pas un spécialiste d'Hammerfall, j'ai vraiment apprécié le côté "on fait du true mais on se marre bien quand même", même si il faudra dire un jour à Oscar Dronjak (guitare) que le pantalon moulant rouge et la chaine de moto autour du cou, ben...c'est moche. Enfin bref, comme le dit Joacim, "I can't let you go without having set your hearts...on fire !", et c'est donc sur le tube "Hearts on Fire" et le sourire sur tous les visages (souvenez du clip avec l'équipe suédoise de curling) que s'achève l'instant true du week-end.

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Maintenant, direction la Classic Rock Stage (chaque scène est nommée après un des magazines organisateurs, Classic Rock, Metal Hammer et Prog) pour la fin de Gary Moore, et accessoirement se placer pour les prestations à venir d'Heaven & Hell et ZZ Top. Arrivant en plein milieu d'un morceau instrumental, difficile de se plonger dans un long solo de guitare aérien, mais une fois la machine relancée, il faut avouer que la qualité est au rendez-vous et le père Moore est plutôt bon dans le genre. Alternant entre morceaux plus standards et morceaux mettant en valeur la guitare, Gary Moore sait varier les plaisirs et nous délecte de très beaux moments, dont un "Out in the Fileds" à n'en plus finir. Un peu trop d'ailleurs, puisque, feignant un rappel, le groupe se retrouve sommé de quitter la scène, le temps imparti étant écoulé, au grand dam de Gary Moore, visiblement en colère. Et ben t'avais qu'à les faire moins longs tes morceaux. Voila.

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A suivre, Foreigner. "Un putain de groupe de cabaret" a dit Angus Young. Et bien, groupe de cabaret ou pas, ils ont assurés comme des chefs, avec un répertoire plus rock n' roll que l'on ne pourrait le croire. Les musiciens jouent de tout, de la guitare, du piano, du saxophone, variant ainsi les plaisirs pour les néophytes, dont je fais partie. Agréablement surpris donc, par la prestation de Foreigner, emmenée par un Kelly Hansen très "Steven Tyler" dans l'esprit et fort en voix ce soir. Pour conclure, le hit interplanétaire dont on semble oublier qu'il est l'œuvre de ce groupe, "I Want to Know What Love is", qui si il déborde de guimauve a le mérite de faire chanter tout le monde et verra un chorale s'inviter sur scène. Bon moment en définitive.

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Voici venir la raison principale de ma présence à ce festival : Heaven & Hell et leur concert d'adieu. Si l'on pouvait se demander à quoi ressemblerait ce concert (hommage à la carrière de Dio ou concert en hommage à Dio, ce qui est différent), et bien nous aurons le droit à un concert typique d'Heaven & Hell, c'est à dire des morceaux des albums "Heaven & Hell", "Mob Rules", "Dehumanizer" et "The Devil You Know", et aucune incursion dans le répertoire extérieur de Dio. Oubliez donc "Long Live Rock n' Roll", "Holy Diver" et autres "Stand up and Shout", on est ici dans du Heaven & Hell (et Black Sabbath par extension) et c'est tout.

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D'ailleurs, après quelques images de Dio s'affichant sur grand écran, le concert démarre comme toutes leurs récentes apparitions sur E5150, enchaîné à "Mob Rules", et qui voit Jorn Lande débouler sur scène pour ouvrir le bal. Certains pourront critiquer sa présence ici, mais, il faut reconnaître que nous avons là une des meilleurs chanteurs en activité, possédant à la fois un timbre magnifique et un coffre hallucinant, n'ayant jamais l'air de forcer et pourtant dégageant une puissance de l'autre monde. Avant le concert je me disais "Mob Rules avec Jorn, ça serait vraiment la classe !". Et bien c'est vraiment la classe ! Tout en interprétant le morceau comme le regretté Dio, Jorn apporte malgré tout sa voix si caractéristique et balaye en un instant tous les doutes que l'on pouvait émettre avant ce concert. Suit le terrible "I", toujours avec Jorn au chant, qui rend pleinement justice à l'unique morceau issu de "Dehumanizer" joué ce soir. En tout cas, cela fait vraiment quelque chose de voir ce groupe jouer certainement pour la dernière fois de leur vie ces monuments de l'histoire du métal, mais ne jamais verser dans les sentiments faciles, jouant leur partition comme pour n'importe quel concert, la sobriété étant sans doute la meilleure forme d'hommage.

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Ce soir, un autre invité est de la partie, le grand Glenn Hughes, ayant par ailleurs fait partie de Black Sabbath pour le "oui-non-on sait pas" album "Seventh Star", ami proche de Dio, qui va alterner avec Jorn l'interprétation des morceaux. Si la présence de "Children of the Sea" ou "Voodoo" ne surprennent pas, on apprécie "Country Girl" et "Turn up the Night", pas forcément attendus, ainsi que "Bible Black", introduit par Hughes comme "un des meilleurs nouveaux morceaux de heavy metal". Et il est vrai que ce morceau est un sacré monument, montrant au passage que si Glenn Hughes est loin d'avoir un coffre colossal, il possède en revanche une sacrée voix, se fendant de légers screams pas dégueux du tout.

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Si le public est plutôt mou, c'est vers la fin des hostilités qu'il se réveille, avec "Die Young", chanté toujours par un Jorn irréprochable, le morceau emblématique "Heaven & Hell", introduit par un speech touchant de Wendy Dio, ainsi que "Neon Knights", qui voit même un Phil Anselmo tout rasé (ex-Pantera, Down) surgir sur scène et rejoindre les "festivités". C'est tout de même avec une certaine émotion que tout le monde reprend en chœur ces morceaux cultes et Hughes ne manque pas de nous rappeler pour qui on est là : "Ronnie James ?" "Dio !".
On en aurait redemandé, mais, festival oblige, il faut maintenant laisser sa place, en espérant que l'autre lutin aura apprécié...lml

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lml Setlist : lml

E5150
The Mob Rules (Jorn Lande)
I (Jorn Lande)
Country Girl (Glenn Hughes)
Children of The Sea (Glenn Hughes)
Turn Up The Night (Jorn Lande)
Voodoo (Jorn Lande)
Bible Black (Glenn Hughes)
Falling Off The Edge of The World (Glenn Hughes)
Solo Tonny Iommi + Die Young (Jorn Lande)
Heaven And Hell (Jorn Lande, Glenn Hughes)
------------------
Neon Knights (Jorn, Hughes et Phil Anselmo)

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Alors bon, un pincement au cœur de laisser filer Zappa plays Zappa, Asia, Black Label Society, Saxon et Transatlantic (qui n'aura joué "que" 2 morceaux, dont "The Whirlwind"...), mais comme dit plus haut, il faut faire des sacrifices et l'appel de ZZ Top est plus fort, que voulez-vous... Et une foule conséquente est d'ailleurs présente lorsque nos texans préférés arrivent sur scène au son de "Got me Under Pressure". Et un constat peut être fait d'entrée : avec ZZ Top, c'est pro et encadré, on sent la machine bien rodée. Un grand écran diffuse constamment des images, que ce soient des photos, images de clips ou animations diverses, les pieds de micros sont entourés de gros tubes en métal, la batterie ressemble à un moteur géant...l'aspect visuel est très soigné.

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Et surtout, il est agréable de voir un groupe ayant autant de plaisir à jouer sur scène, multipliant les pas de danses super kitchs, et déroulant son show de la façon la plus décontractée qui soit. Si on peut s'étonner du comportement "en-dedans" de Frank Beard (batterie), on ne peut pas en dire autant de Gibbons et Hills (les barbus...), les Chevaliers & Laspales du rock ne ratant aucune occasion de faire les pitres. Au hasard, Gibbons invite une petite fille sur scène et la fait jouer de sa guitare (enfin, juste frapper les cordes), réclame un chapeau se le fait servir par 2 demoiselles fort peu vêtues,...

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En tout cas, on ne s'ennuie pas une seconde devant la prestation de ZZ Top et son rock/hard rock/country/blues savamment orchestré depuis 40 ans et avec toujours les même mecs (ça c'est de la stabilité !), qui après un "Party on the Patio" déjanté va nous offrir un enchaînement de tubes dont peu sont capables. Voyez-vous même : Gimme All Your Lovin', Sharp Dressed Man, Legs, et en rappel, La Grange, rallongé à n'en plus finir, et Tush. Les puristes se demanderont : et "Viva Las Vegas ?", mais franchement, devant l'excellent concert que vient de réaliser ZZ Top, on applaudit des 2 mains et s'estime heureux qu'ils soient encore debout, ces garnements.

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Sur ce, la journée s'achève, et à demain pour la suite des évènements.


Dimanche 25 Juillet :


Deuxième et dernier jour du festival, ce dimanche a pour lui le premier concert de reformation d'ELP (pour Emerson, Lake & Palmer) ainsi que dans une certaine mesure la présence d'Opeth et Down, deux poids lourds de la scène métal. Autant le dire tout de suite, je ne connais le répertoire d'aucun des groupes présents aujourd'hui, donc le compte-rendu sera plus sous forme de récit qu'autre chose...

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Déjà, aucun progrès notable concernant l'entrée du festival, mais bon... Une fois rentré, petite promenade permettant d'admirer toutes les attractions du site (auto tamponneuses, théâtre projetant des clips, exposition automobile, petite "grand roue", concours d' Air Guitar), le mémorial à Dio, où l'on peut admirer de magnifiques photos et signer un livre en sa mémoire, puis allons voir rapidement The Reasoning, sorte de mi-métal mi-prog, pas forcément mauvais mais entaché par une chanteuse assez limite (bien que jolie et plein d'entrain), pour ensuite voir Steve Hackett.

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Après une demi-heure d'un rock prog qui ne casse pas des briques, direction la Classic Rock Stage pour ce qui devrait être la fin de The Quireboys, mais un écran nous annonce des changements d'horaires, et en réalité, les Quireboys viennent juste de commencer, et c'est Wishbone Ash qui jouait plus tôt, et non pas Steve Hackett (ah bon...). Du coup, c'est l'occasion de goûter un peu plus à leur hard rock bien sympathique si bien qu'au final, le groupe s'avère très bon et aurait certainement une place plus haute sur l'affiche, tout comme U.F.O., qui s'élance juste après.

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Groupe pourtant relativement culte, U.F.O. en est réduit à jouer à 3 heures de l'aprem et compte bien utiliser tout le temps qui est à sa disposition. Mais aussitôt le premier morceau joué, et Phil Moog annonçant "Bon, on a pas beaucoup de temps, alors on va éviter de parler et on va surtout jouer", une des guitare devient muette, et, si dans un premier temps Phil ironisera dessus ("Vous avez vu nos amplis ? Ils sont vachement bien, essayez-les la prochaine fois que vous allez dans un magasin"), il ne tardera pas à se sentir dépassé par les évènements, mais toujours avec flegme ("Vous voyez, on a fait des concerts de chauffe pour ça. Et on n'a eu aucun problème..."), ou alors se mettra à nous raconter sa vie ("Au bout de la rue, c'est la que mon père est allé à l'école. Et là-bas, c'est où je suis né. Je suis un peu chez moi ici, en fait."). Enfin bref, 5 bonnes minutes plus tard, tout est réglé et le spectacle peut repartir, bercé par les "Love to Love", "Rock Bottom" ou autres "Lights Out", envoyés par un groupe carré, même si Phil semble peu préoccupé et fait son job, un point c'est tout. Le show étant plutôt bon, mais pas transcendant, je m'enfuis voir le fin de Steve Hackett (pour de vrai cette fois), mais le bougre finissant en avance, et bien j'arrive sur les dernières notes, au sens littéral du terme. Tant pis. Bon ben maintenant, on va attendre Magnum hein...

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Magnum, emmené par le sémillant Bob Catley (Avantasia) semble attendu et c'est avec plaisir que je retrouve sa gestuelle si particulière (paske j'ai vu Avantasia en concert moi, d'abord...), à base de moulinets de mains, et sa voix plus rock que dans les albums du Sieur Sammet. D'ailleurs, c'est un des points qui m'a surprit. Ne l'ayant entendu que dans des ballades, le côté rentre-dedans du groupe m'a plutôt étonné, et mon impression n'en aura été que meilleure.

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Ceci dit, un des groupes que j'attends est le suivant, Uriah Heep, qui doit jouer "Demons & Wizards", un de leurs albums cultes en entier. Même si on peut se demander la légitimité d'un tel concept, la majeure partie du groupe n'ayant pas joué sur cet album ayant presque 40 ans. Mais bon, on peut supposer qu'ils jouent le répertoire du groupe depuis suffisamment longtemps pour se permettre d'interpréter en intégralité un vieil album comme celui-ci.
Et il poutre pas mal cet album ma foi, moi qui le découvre en cet après-midi. Commençant pourtant sur une simili-ballade à la guitare acoustique, "comme sur l'album" dixit le chanteur, l'électrique ne tarde pas à faire son apparition et c'est parti pour 40 minutes d'un métal prog, certes ancien mais qui ne sonne pas pour autant daté et justifie le label "culte" apposé à l'album joué aujourd'hui. Comportant même un tube court et direct, "Easy Leavin'", ce "Demons & Wizards" remporte un franc succés et au final, Uriah Heep a livré là un concert pro et réussi, avec un final "typiquement prog" on va dire, c'est-à-dire à rallonge, mais c'est fait avec classe. Et c'est tout ce que je demande^^

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Mine de rien, on s'approche de la fin de journée, et direction la Metal Stage pour Opeth et son death/atmosphérique qui séduit les foules depuis 20 ans déjà. Ne connaissant pas vraiment le groupe (vu une seule fois), je me pose en observateur et je dois avouer avoir été plutôt emballé cette fois-ci, même si (attention blasphème), j'ai l'impression que la musique de groupe se résume un peu trop souvent à une alternance entre arpèges aériens et gros riffs écrasants où la voix d'outre-tombe d'Åkerfeldt fait des ravages. Voix qu'il maitrise particulièrement cela dit, passant sans difficulté d'un registre à un autre, il faut le faire. Mikael Åkerfeldt n'est pas non plus le dernier pour la déconne, présentant le groupe comme étant en fait Poison, que lui même n'est autre que Bret Michaels, mais "sans son putain de manteau, et avec encore des cheveux", et annonçant le prochain morceau comme issu de "Look What the Cat Dragged In" (album culte de Poison). Ahem. Enfin bon, une fois les morceaux enclenchés, ça ne rigole plus, et la prestation du groupe est solide, ne faillant pas à sa réputation, et c'est sous des applaudissements nourris qu'ils quittent la scène avant de laisser la place à Down.

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Down, qui commence son concert par une sorte de jam mettant vraiment dans l'ambiance. Down qui va, une fois de plus, tout casser. C'est simple, chaque riff de chaque morceau est monstrueux, pas fin, et écrase tout sur son passage. Il y a ce côté "On est là, pépère, tranquille, ptite saucisse, on s'amuse, mais on fait de la musique de bœuf et si tu headbangues pas on te tue" chez Down qui est un régal à voir, couplé à l'attitude d'Anselmo, en faisant paradoxalement des caisses, mais sans être hors de propos, manifestant un réel plaisir d'être là et de chanter, que ça soit pour les fans ou les nouveaux. Impressionnant vocalement, même si il prétend avoir la voix cassée (dans ce cas là, moi aussi je veux avoir la voix cassée), il porte réellement le show sur ses épaules et au diable ses détracteurs.
Pas franchement délicate, la musique de Down peut lasser, mais, 70 minutes semble un temps parfait pour profiter sans frôler l'overdose et c'est après un "Bury me in Smoke" bien ravageur que la guerre se termine.

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Changement radical d'univers avec la fin de Marillion et un très beau "Neverland" (encore un groupe que j'aurais aimé voir tiens...) et un petit tour du côté d'ELP pour au final ne pas être vraiment séduit, et c'est retour maison, content d'avoir pu profiter d'un festival de qualité à quelques pas de chez soi. Ah oui, je ne suis pas en France actuellement, vous vous en serez doutés.

A la semaine prochaine pour le London Electronic Dance Festival, avec David Guetta, Goldfrapp, Soulwax et...... pour le Sonisphere ! Avec Mötley Crüe, Alice Cooper, Rammstein, Iggy Pop, Iron Maiden et tant d'autres !

See ya, folks !


lml

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Membre
Rater Marillion, quel sacrilège et no gout! :D

Le 30 Juillet 2010

Membre
je suis d'accord c'est assez consternant ...quel dommage !!

Le 30 Juillet 2010

Team Heavylaw
Et bien, comme dit plus haut, les 3 scènes jouaient quasiment en même temps, ce qui veut dire qu'aller voir un groupe en laissait 2 autres sur le carreau.
Il a fallu faire des choix, j'ai zappé Transatlantic, Saxon et Black Label Society par exemple. Donc bon, j'ai préféré Down à Marillion, oui, mais j'ai malgré tout pu assister au dernier quart d'heure de ces derniers.

Enfin bref. Je dois avouer que ça a été un de mes plus gros dilemmes du week-end, mais il faut bien trancher.

Le 30 Juillet 2010

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