Rechercher
En ligne
  • ... Membres
  • ... Visiteurs
  •  
  • 1536 Membres
  • 3414 Chroniques
  • 16400 News
Heavy Chat
  • Chargement...
Sylak Rock Fest
Lieu : St Maurice de Gourdans (01) Reporter: Spade, The Inner Circle Date : 09-09-2011
Vous voyez, Lyon et ses alentours est un endroit merveilleux. Des concerts à profusion, voilà de quoi occuper nos amis les mélomanes sans leur laisser la moindre seconde de répit.

Le mardi, allons voir du death/grind sur une péniche avec des groupes comme Sedative (“Le prochain morceau s’appelle VOMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII”) ou Gorgasm. Et bon, si les mélodies étaient aux abonnées absentes la soirée fut néanmoins très sympathique et forte en gruik.

Le mercredi, direction le théâtre antique de Vienne à 30 kilomètres de là pour accueillir The Offspring accompagné de Simple plan et ainsi retomber dans ses années collège à l’époque d’Americana et Conspiracy of One, bien que le groupe ait continué son bonhomme de chemin entre temps. Au final, un Simple Plan énergique et content d’être là mais super kikoo et des Offspring excellents malgré un show “à l’américaine” sans vraiment d'interaction avec le public et à la setlist (au petits oignons) expédiée à fond les manettes (20 morceaux pour 1h15).

On se repose le jeudi et, vendredi, direction St Maurice de Gourdans pour un petit festival se tenant sur deux jours qui fête sa première édition avec une affiche tout sauf ridicule, le Sylak Rock Fest !


Sylak Open Air 2011
1er jour : Vendredi 9 septembre


Se déroulant sur deux jours, le Sylak ne comporte en réalité qu'une seule journée “complète” (le samedi) et propose une sorte de soirée allongée avec ce vendredi où 6 groupes vont se succéder sur l’unique scène d’un festival situé au beau milieu de la nature. Qu’il est agréable d’avoir tous ces arbres à disposition lorsque le soleil se montre un peu trop racoleur !
Sur le site, nous découvrons une buvette, un stand de bière “Fleur du Malt” ainsi qu’un coin restauration géré par Katsumi Ishida (non ce n’est pas une star du porno), chef japonais spécialisé en cuisine traditionnelle française. Et même si les tarifs s’avèrent agressifs, déguster un poulet curry en festival, ça le fait. Enfin bon, en avant la musique !

image


Deathawaits :


Pour cause de “non tkt lol ça commence à 19h”, lorsque nous arrivons sur le site le groupe 4 Wheel Drive a déjà effectué sa prestation et le set de Deathawaits bat son plein en dépit d’une audience plutôt clairsemée. Pas trop mal foutue, la musique du groupe verse dans le thrash death, plutôt côté hardcore de la balance et jouit ici d’un son impeccable (ce qui sera une constante durant tout le festival). Bon, après, faut aimer. Ce qui ne sera pas particulièrement notre cas. Pas que ça nous ait déplu mais bon, sitôt écouté sitôt oublié. Si on rajoute un chant un peu trop linéaire bien que de qualité, Deathawaits vient se ranger dans la catégorie “bon, fallait bien commencer par quelque chose”. Place maintenant aux choses sérieuses avec God damn !

image


God Damn :


God Damn, pour ceux qui ne connaissent pas, sont un peu les “Down” français. En fait non, CE SONT les “Down” français. Du gros metal sudiste pas bien fin mais d’une efficacité redoutable et au groove ravageur. Un son super costaud, une section rythmique précise et une voix éraillée piquée à Phil Anselmo (c’est pour ainsi dire la même) font de ce groupe un vrai régal à voir en concert. Si les soli sont un peu approximatifs (comprenez par là un tracé peu adroit) on n’en a cure et secoue sa tête au son de chaque brûlot expédié par God Damn tout en appréciant le fait d’avoir un représentant du style en France. Remerciant chaudement l’organisation ainsi que le public et déclenchant le premier Wall of Death du fest, Renato mène la barque, tchatche et nous gratifiera d’un superbe “Alors, on est à un festival de métal ou à la Fistinière ?” (un ptit coup de google pour les non-initiés, vous ne serez pas déçus), distillant une bonne humeur communicative. Jouant apparemment beaucoup de morceaux à paraître bientôt, God Damn n’en oublie pas pour autant son premier album avec quelques tueries comme "Old Days" ou encore "Landing For my Pride" et c’est au bout de quarante minutes que leur set s’achève, set qui aura tenu toutes ses promesses !

image


Andreas & Nicolas :


5 euros le sandwich ça picote. Mais bon...place maintenant à Andreas & Nicolas, duo que l’on ne présente plus. Bon allez, pour les retardataires : Andreas est le chanteur d’Era Nova, combo au sein du quel on retrouve Manard, batteur d’Ultra Vomit, dont Nicolas en est le chanteur/guitariste sous le nom de Foetus. Au programme des deux formations, de la musique rigolote aux paroles crétines voire trash par moments, version metal chez Ultra Vomit et acoustique avec Andreas & Nicolas qui trimballent avec eux une guitare, une boîte à rythme, une mini batterie et des accessoires inutiles à profusion, ainsi que depuis un petit moment un “singe batteur” dont le rôle sera de cogner (en playback ? Noooooooon, juuuuuuuure !) sur la mini batterie.

image

Bon alors, Andreas & Nicolas, pour ceux qui ne le savent pas déjà, c’est du grand n’importe quoi. Du véritable morceau introductif “Wah Ouh Wah Wah Ouh” dont le riff est joué au clavier “Playschool Cris d’animaux” et qui nous parle des animaux que l’on écrase en voiture au désormais culte “Je Collectionne des Canards Vivants”, morceau partagé avec Ultra Vomit, nous avons vécu 40 minutes dans une autre dimension où l’on peut déblatérer des méchancetés (“Toutes les filles qui jouent au foot son moches”, “Montre-moi tes miches salope, je parle pas de ton pain !”) ou bien des insanités (“Je Deteste le Sexe” ou encore “Chatroulette” dont les paroles, si elles ne sont pas ce que le groupe a fait de mieux ont l’avantage de ne jamais baisser en intensité dans le melting pot lexical sexe/informatique). Groupe que l’on pourrait presque caractériser de “Grind acoustique”, le duo infernal dégaine quelques morceaux ne dépassant pas les dix secondes (“Singe Facteur”, “Je Suis Narcoleptique” et “Will Smith”) déclenchant l’hilarité dans le public. Comme quoi on peut être métaleux de la tête au pieds et apprécier les choses plus simples, il suffit d’y mettre des paroles débiles, sont cons ces métaleux...ils pogotent n’importe quand et réclament leur morceaux préférés comme des pucelles, jte jure...

image

On ne compte plus les débilités insérées de ci de là, un coup de fil de Will Smith qui nous vaudra un magnifique “I must raccroche”, une imitation parfaite de Renaud sur “Montrez-moi Vos Miches Madame” ou encore un shoot de bébé sur “Je Deteste le Sexe”...bref, aucune prise au sérieux ici. Et si le buzz permanent autour du combo peut lasser, force est de reconnaître qu’en concert on se marre et c’est ça l’essentiel. Et au final on en vient même à se plaindre de l’absence des “Chaussures de Ski”, “Je Suis Ambidextre”, “Boulangerie Patisserie” ou autres “La K7 dans la tête du chat” mais on ne peut pas tout avoir ! A la prochaine les gars !

image


Setlist :

Je Teste ma Voix
Intro musique pour enfants/2001 : The Space Odissey
Wah Ouh Wah Wah Ouh
Toutes les Filles Qui Jouent au Foot
Nous Sommes Très Sympas d’être Ici
Je Deteste le Sexe
Singe Facteur
Ours et Compagnie
Je suis Narcoleptique
Will Smith
Chatroulette
Montrez-moi Vos Miches Madame
Je Collectionne des Canards (Vivants)
Les Singes du Passé
In Too Deep (Sum 41) [sono]


image


Bernard Minet :


Le moment qui va suivre est historique. En effet, le nom de Bernard Minet semblait devenir un mythe, un phénomène dont on se flagellait d’avoir raté les apparitions il y a quelques années (je pense notamment au fameux concert à la Loco en compagnie du Bernard Minet Hard Rock Band). Et pourtant, le Minet pointe son nez de temps à autres, souvent pour des soirées étudiantes. Si on avait ainsi un peu perdu espoir, c’était sans compter l’organisation du Sylak qui l’a propulsé en vice tête d’affiche de ce vendredi ! Gloria Hallelujah !

image

Alors bon, le Hard Rock Band n’est pas de la partie et c’est un Bernard Minet accompagné d’un seul guitariste et des génériques à chanter sur bandes qui nous fait l’honneur d’être présent ce soir. Présent durant ses balances (toujours appréciable), on peut constater qu’il n’a rien perdu de sa bonne humeur et de son attitude délicieusement légèrement datée (“Vous êtes super, on va bien s’amuser !”). Car ce soir on est là pour faire la fête et chanter les génériques de notre enfance. Ah oui, pour ceux qui ne savent pas, Bernard Minet est l’un des interprètes des génériques de mangas diffusés au Club Dorothée qui a vu entre autres y passer Bioman, Goldorak ou autres Olive et Tom.

image

Et arrivant tout sourire en agitant les mains, Minet nous fait chanter le générique introductif “Bioman et Dorothée” comme “échauffement” avant de nous féliciter et d’envoyer en récompense “Bioman”. Et là on bascule à nouveau dans une autre dimension. Tout le monde danse, saute, se bouscule, impressionnant vraiment ! Et ça chante, ça chante ! Les paroles sont connues par coeur et ça hurle “Biiiiioman ! Biiiiiioman ! Défenseur de la Teeeeeerre !”. Surréaliste. Et la fête continue avec “Goldorak”. “Goldorak GO ! Rétro Laser en action !”. Indescriptible. Peut-être la meilleure définition de l’esprit métaleux qui ne se prend jamais la tête et aime avant tout délirer. Et c’est une déferlante de nostalgie qui nous envahit, la machine à remonter le temps ayant été activée 50 minutes durant, subissant une malheureuse coupure de courant qui interrompra “Albator”, mais pour mieux repartir ensuite.

image

Alors bon, inutile de vous faire un dessin, mais les chansons défilent dans le délire le plus total avec comme point d’orgue la tandem “Les Chevaliers du Zodiaque” qui démarre par l’entraînante “Chanson du Chevalier” avant de passer au premier générique de la série à savoir “La Chanson des Héros”, tube qui voit la fosse s’agiter de plus belle.

Si il reste du temps au compteur, c’est que Bernad Minet a prévu quelques surprises, à commencer par trois reprises de standards du rock voyant Minet passer à la batterie et son guitariste se réveilleur un peu (jusque là il était bien timide) pour jouer ni plus ni moins que “Whole Lotta Love”, “Smoke on the Water” et “Highway to Hell”, cette dernière dans une version disco foutrement efficace. Et le pire c’est qu’il assure le père Minet derrière les fûts ! Une fois cet interlude terminé, voilà que Florian de Deathawaits et son bassiste déboulent pour entonner le 2e générique de Bioman à grands coups de growls. Alors oui, le morceau est donc bien amoché mais ça reste dans le délire et c’est ça qui compte. Idem pour “Capitaine Flam”, ultime moment de bravoure d’un concert pas comme les autres dont on se souviendra longtemps !

image
Merci Bernard, t'es le meilleur !



Setlist :

Bioman
Goldorak
Sailor Moon
Ranma ½
Nicky Larson
College Fou Fou Fou
Olive et Tom
Albator
Les Chevaliers du Zodiaque (2e générique) - La Chanson des Chevaliers
Les Chevaliers du Zodiaque (1er générique) - La Chanson des Héros
---------------------------------------------------
Whole Lotta Love (Led Zeppelin)²
Smoke on the Water (Deep Purple)²
Highway to Hell (AC/DC)²
---------------------------------------------------
Bioman (2e générique)*²
Capitain Flam*


²: Bernard Minet à la batterie
* : feat Florian de Deathawaits



Punish Yourself :


La tête d’affiche du soir, ce sont les punk electro fluo de Punish Yourself. Se produisant un peu de partout avec leur style mêlant metal indus, punk, electro et ambient, les voilà dans un festival bien métal (en dépit des deux précédents artistes...) prêts à en découdre. D’ailleurs les fans sont légions, à en juger le nombre de personnes dont le visage est peint. Bon alors Punish je connais un peu sans être à jour et le souvenir que j’en ai est un groupe qui déménage en live mais dont deux heures de show finissent par lasser. Du coup, on se dit qu’avec une heure au compteur on ne devrait pas être déçu.

image

Et déçu on ne le sera pas. Assurément la grosse claque de ce vendredi. Une scène sans décor hormis deux squelettes, le show passe avant tout par le look des musiciens, intégralement peints de façon à ce que les lumières placées aux quatre coins de la scène rendent la peinture fluorescente. Déjà, sans la moindre note de musique l’impact visuel est là. Et une fois que la musique démarre c’est l’apocalypse. Pour faire simple, Punish Yourself en concert c’est “un bon gros beat electro” + “des rythmiques martiales”, comme un Rammstein version punk. Et ça le fait grave. Alors oui, la structure reste souvent la même, mais il n’empêche que chaque morceau tue et transforme la fosse en dancefloor punk géant. Entamant leur show sur le classique “Suck my TV” et enchaînant avec “Shiva Only is God”, Punish Yourself pose immédiatement les bases de l’heure à venir, à savoir une déflagration technoïde aux milles couleurs qui donne une envie frénétique de secouer sa tête dans tous les sens. Ici, pas de communication à part un “Ça va ?” au début et un “Une dernière ?” à la fin, avec Punish on est dans un espèce de trip dont nous ne sommes que les spectateurs attentifs.

image

Histoire de nuancer la prestation, nous avons le droit à quelques morceaux plus ambiants et toujours aussi malsains durant lesquels diverses danseuses font leur apparition, dont un duo se caressant tout en prenant des poses lascives. Une autre danseuse interviendra plusieurs fois, soit en se promenant avec des chandeliers en flamme soit avec une scie sauteuse pour la frotter sur son plastron et ainsi créer des gerbes d’étincelles en rythme avec la musique. Tout simple mais il fallait y penser.

image

Enfin bref, servi par un son destructeur, Punish Yourself deblaye tout sur son passage et le public répond en se montrant des plus turbulents au son des “End of the Western World”, “Primitive”, “Mothra Lady” ou encore le tube “Gay Boys in Bondage”, véritable ôde au chaos. Et puis le groupe nous offre même un “Gun” bien primitif en rappel afin d’achever les derniers résistants.

image

A la fin du compte, excellente première journée avec des groupes variés et une affiche osée, ce qui sera un petit peu moins le cas le lendemain, mais vous verrez bien !



2e jour : Samedi 9 septembre


Deuxième et dernière journée pour le Sylak ! Journée qui verra se succéder 10 groupes après l’annulation de “The Eternale Blade” programmé en début de journée. Quand nous mettons les pieds dans le joli parc de St Maurice de Gourdans, Cynical Tales vient à peine d’entamer son set. C’est parti everypony !

image


Cynical Tales :


Premier groupe de la journée, Cynical Tales verse dans un hybride entre néo et thrash plutôt perméable en cette heure avancée. Un peu hésitante entre structures efficaces et alambiquées, la musique du groupe ne fera pas chavirer les cœurs de grand monde, d’autant plus que le chant ne s’avère guère convaincant. Dommage pour cette formation dont ce concert est apparemment le dernier pour son bassiste Riko. Disons que ça aura joué le rôle de douce mise en jambe pour le reste de la journée.

image


Edge of the Fall :


A suivre sur l’affiche, Edge of the Fall, combo de hardcore lambda guère enthousiasmant. Bon alors c’est sûr, c’est pas ma came donc à moins que le groupe soit vraiment bon j’ai du mal à accrocher à ce genre de groupe,. Quand c’est bien foutu ok, mais là, ça ne passe pas vraiment. Enfin bon, les aficionados ont l’air d’apprécier donc gageons qu’il ne s’agit là que d’une barrière stylistique et mettons ça sur le compte du soleil.

image


The Oath :


Changement de style et direction le black avec The Oath. Là pour le coup ça pétarade ! Ca joue vite et riffs et leads jouent à trappe-trappe avec comme arbitre des orchestrations omniprésentes. Et ça fonctionne. Servi par un chant énergique teinté de growl, le mélange black/death du groupe s’avère particulièrement ravageur tout en ne négligeant pas l’aspect mélodique des compositions. Piochant dans toute sa disco bien que privilégiant son petit dernier “Self-Destructed”, le seul groupe à claviers du festival (non Andreas & Nicolas ça compte pas !) s’en sort plus que bien et remporte le label “Bonne découverte de l’ami Spade”. The Oath ? A recommander !

image


8Control :


8Control ? Hardcore. Pas des plus passionnants de surcroît. Disons que si l’on s’approche suffisamment de la scène on se laisse prendre au jeu. Donc bon, que dire ? La musique du groupe n’est pas franchement la plus emballante qui nous ait été donnée d’écouter, les morceaux se ressemblent énormément mais la pilule passe toutefois mieux que leurs compères d’Edge of the Fall. Plutôt dans le genre hardcore brutal, il faut avouer qu’ 8Control a un petit quelque chose à lui, pas une montagne mais suffisamment pour surnager dans une scène hardcore débordante.

image


Troides Priamus Hecuba :


Palme du nom imprononçable, Troides fait dans le metal engagé. Enfin, metal...disons un hard-punk très énervé aux paroles revendicatrices joué à fond de train. Si cela semble de la bouillie quand on est allongé dans l’herbe au fond de l’aire du festival et la voix nous semble insupportable, notre jugement est réévalué une fois parqués devant la scène. Car voilà un groupe foutrement efficace. Alors oui, on ne verse pas dans le prog, ça c’est sûr mais ce groupe montre que l’on peut envoyer tout en délivrant une musique d’apparence “primitive” (aucune connotation péjorative ici je tiens à préciser) sans pour autant être un énième groupe de HxC de la Mort qui Tue sa Maman (avec des bâtons pointus). Le chant en français ne dérange pas, même si ça glapit pas mal (toujours mieux que De la Rocha) et nous permet de saisir de temps en temps les paroles, dont ce merveilleux “Infection de pus dans l'entre-fesses de nos dirigeants” qui nous accompagnera toute la soirée et pour les jours à venir... En définitive, mention “plutôt pas mal”, sans être la révélation du week-end Troides Habemus Papam nous aura fait passer un bon moment.

image


Poutrelles Fever :


Vous connaissez la blague de Poutrelle ?
C’est l’histoire d’un gamin qui rentre dans une boulangerie :
“Bonzour m’dame, ze voudré des bobons poureuh ma tit’ soeureuh Rose.
_Oh, Rose c’est un joli nom, pourquoi un tel choix ?
_Beneuh quand elle est née ya un pétale de rose qu’il est tombé dssus.
_Ooooo, comme c’est mignon, et toi ton nom c’est quoi ?
_Moi c’est Poutrelle !”


image

Alors là accrochez-vous. Si la présence de Bernard Minet et Andreas & Nicolas rentrait dans l’aspect “délire” du festoche, Poutrelles Fever fait lui vraiment figure d’ovni sur l’affiche. Groupe pas métal pour deux sous, ne chantant pas de générique de manga et ne cherchant pas non plus à collectionner des canards, Poutrelles Fever officie dans ce que l’on appellera du rock alternatif (en vlà une belle catégorie fourre-tout tiens !) avec des cuivres ! Guitare-basse-batterie-saxo-trombone-accordéon...gné ? Sur le papier notre curiosité est titillée. Et sur scène ça fracasse. Avec des riffs majoritairement exécutés par les cuivres, soutenus par les cordes, Poutrelles Fever déroule sa zik sans complexe et avec entrain quand bien même toute notion de métal est à des années lumières. Et pourtant ça marche, ça prend et si le public se fait timide dans les premiers instants, il se montre petit à petit pour constituer une masse conséquente qui danse, se trémousse et pogote joyeusement.

image

Et puis il y a ce chanteur, véritable personnage complètement paumé sur scène multipliant les mimiques faciales et effectuant des pas de danses ridicules pour renforcer le côté décalé de la musique du groupe. Si sa voix est classique mais efficace, elle sied à merveille au rock coloré et salement addictif des Poutrelles. N’hésitant pas à accélérer de temps en temps, le groupe impressionne de part son énergie et sa bonne humeur, s’éclatant sur scène mais assurant comme des petits chefs.

image

Rien que la section basse-batterie pose ses galons quand le guitariste part en solo, que les cuivres restent silencieux et que l’intensité ne descend pas d’un iota tant la basse au jeu pourtant plutôt simple possède un impact fort sur la musique de Poutrelles Fever. Alors franchement, on n’en attendait rien du tout, à peine intrigué par le descriptif laissé sur le site web du Sylak et au final la surprise aura été de taille avec un groupe qui s’il s’avère relativement sympathique sur cd possède une énergie décuplée une fois sur scène. A voir, ne serait-ce que par effort d’ouverture musicale. Assurément la découverte du week end et le coup de cœur du samedi !

image

image


Kells :


Bon alors vous les attendiez, voilà le seul groupe correspondant vraiment à la “ligne éditoriale du site” Et riez si vous le voulez mais Spade était persuadé que Kells était un combo de métal sympho à chanteuse. Allez savoir, Kerion/Kells, amalgame amalgaaaaaaaame ! Et oui, en fait Kells c’est du gros néo avec quelques orchestrations et un chanteuse ! Donc, même si on ici affaire à quelque chose de bien plus accessible que les vilains groupes méchants du début de journée, ça reste du costaud, avec une basse qui cliquette comme une bonne basse néo, une guitare 7 cordes pour jouer méga graaaaaave et un chanteuse à la voix passe partout qui pourtant dispensera quelques screams perçants du plus bel effet. A noter un duo percutant avec le chanteur des Troides Loukoum Lamas.

image

Servis par un très bon son, Kells délivre un néo robuste et déborde d’énergie, un peu en contraste avec le public qui a du mal à se réveiller et qui ne se montrera pas aussi turbulent qu’avec Poutrelles Fever ou les groupes à venir ensuite. Ceci dit, Virginie dédoublera d’effort pour les faire bouger, multipliant les “Hey ! Hey !”, faisant même asseoir le public (comme pour “Spit it Out” de Slipknot) au début d’un morceau. C’est qu’il faut les remuer ces gens !

image

Bon, après, chaque morceau de Kells a du mal à se démarquer des autres, se résument souvent à de grosses rythmiques, bien qu’un effort soit fait pour aérer les compositions avec divers arpèges et autres samples. Et quand bien même nous aurons le droit à une reprise de Korn (“Here to Stay”), celle-ci aura toutefois le mérite d’être parfaitement adaptée à la sauce Kells mais aura du mal à tenir la comparaison avec l’intensité et l’atmosphère de l’originale. Au final, un set agréable, pas renversant mais plaisant et énergique de la part d’un groupe dont la présence scénique s’affirme de plus en plus au fil des années, ce qui fait plaisir à voir.

image


Born From Pain :


Et allez ! Un groupe de hardcore de plus ! Oui mais. Born From Pain fait partie de ce que l’on appelle “les pionniers”. Roulant sa bosse depuis bientôt 15 ans et originaire de Hollande, la musique du groupe est authentique et sans artifice. Ca joue de façon simple et directe et je dois dire que, même si je n’irai pas me précipiter le lendemain dans les disquaires acheter leurs 5 albums, le charme opère, du moins pour les 50 minutes allouées au groupe. J’ai envie de dire “voilà du véritable hardcore, qui fait son effet en live que l’on soit ou pas adepte du genre”. Et il faut dire que le chanteur y est pour beaucoup, haranguant le public sans cesse, réclamant moults mosh/circle pits et s’adressant à l’audience entre chaque morceau. Ne perdant pas une occasion de remercier l’organisation du festival, de rappeler que peu importe que l’on soit un métaleux, un keupon ou un coreux, tout le monde est bienvenu à leurs concerts, Rob Fransen assure l’aspect relationnel de la plus sympathique et franche des manières, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Du coup, respect pour un tel groupe dont on n’attendait à vrai dire pas grand chose.

image


Benighted :


Bon alors Benighted, c’est une histoire d’amour. J’ai découvert le groupe il y a 6 ans dans un de mes tous premiers concerts métal, réalisant que des choses telles que le death métal existaient... Depuis, j’ai toujours eu de l’affection pour ce pourfendeur de black/death/grind au chanteur caméléon. Alors d’un côté j’ai rarement écouté un groupe aussi violent, et de l’autre j’adore car c’est construit intelligemment et Benighted ne se contente pas de faire de la violence pour de la violence. Fort d’un nouvel album (“Asylum Cave”), le groupe écume les routes depuis sa sortie et se produit enfin dans le coin, à en croire le chanteur qui, comme à peu près tout le monde durant le festival, remercie le festival et son organisation qui a rendu tout cela possible.

image

J’avoue n’avoir encore posé la moindre oreille sur leur petit dernier et compte sur le concert de ce soir pour me forger un avis. Et bien voyez-vous, je pensais que Benighted avait atteint les limites de la rapidité et violence avec ses précédents méfaits (“Icon” et “Identisick” entre autres). Triste erreur. Tout va encore plus vite avec les nouveaux morceaux. Toujours plus fort, plus rapide, plus violent, mais toujours une composition soignée. Et puis il y a Julien, ce chanteur. CE chanteur ! C’est simple, à part le chant clair il sait tout faire (chouette slogan tiens). Screams, growls, gruiks, tout y passe avec maîtrise malgré un débit exigeant. Et Benighted ça déchire sa mère. Et sa grand-mère. Et celles des amis. C’est une machine infernale amenant destruction et ravage partout là où elle passe. Se concentrant sur ses efforts les plus récents, “Asylum Cave” est bien sûr mis à l’honneur et “Icon” se verra représenté dans un premier temps par la doublette “Saw it All/Forsaken” et ensuite par la démentielle “Slut” (ma préférée de toutes) accouplée au classique “Foetus” et sa berceuse pour enfants (pour de vrai). Que dire, tant de violence et pourtant on adhère (comme les châteaux de la Drôme), on kiffe et on ressort du set avec une sensation d’invincibilité et pour seul regret le fait que la scène n’ait pas été envahie en fin de concert comme il est coutume avec le groupe. Cependant, les membres de God Damn maquillés façon “Kiss” feront irruption sur scène pour faire les clowns le temps d’un morceau...

image

Au final, un concert qui poutrait grave, sans doute le meilleur de la journée. Et c’est une fois le dernier morceau achevé que tout le staff du festival monte sur scène pour remercier tout le monde et nous donner rendez-vous à l’année prochaine. On y sera ! En attendant, il reste un dernier groupe à se produire, les stars de Dagoba (youpiyeah...).

image


Dagoba :


Bon euh, intro dramatique, pif pouf, membres du groupes sur scène, youpi, cris et hurlements du public et bim. La musique commence. Bon ouais, c’est super costaud, ça pète à la gueule, c’est carré et interprété impeccablement. Mais je vais paraphraser notre compère Doryan lors du Hellfest en parlant de “rythmique mécanique et stéréotypée”. Voilà, Dagoba c’est une grosse machine rythmique, le batteur est réellement impressionnant de talent, les musiciens ne sont pas en reste non plus, mais le sentiment d’écouter constamment la même chose est vraiment tenace. D’autant plus que la musique du groupe se veut froide et sans âme alors bon, une heure à enquiller des incessants “Je veux voir un circle-pit !”, “Je veux voir un wall of death !”, “Je veux voir un circle-pit pendant le wall of death !”, “Faites un wall of death à reculons !” (bon les deux derniers sont faux hein...) ne parvient guère à nous passionner. Disons que les fans ont apprécié, ce sera moins notre cas. pas que ça soit mauvais, mais pas pendant toute une heure quoi.

image

Et voilà ! C’est la fin ! Un festival bien chouette avec une affiche plus ou moins éclectique qui a su contenter tout le monde et si certains groupes n’étaient pas forcément à notre goût, ils ont tout de même su trouver leur public, preuve de leur talent, ce qui est en définitive le principal. Car bon, pouvoir assister aux concerts d’artistes aussi divers que Punish Yourself, Andreas & Nicolas, Benighted, Bernard Minet, God Damn ou encore Poutrelles Fever, c’est rare, donc merci le Sylak, vous nous avez promis une affiche plus grosse pour l’année prochaine, on vous attend au tournant !

Team Heavylaw
Ah beh moi qui voyais Kells pour la...hum...4ème fois je crois, je peux confirmer qu'ils ont bien évolué en quelques années :) On est loin du petit groupe qui faisait l'after (d'ailleurs c'était bien le seul concert où j'ai vu un groupe qui faisait l'after, et non pas la première partie, d'un autre) d'Apocalyptica, avec Virg en corset et jupe longue :) Elle a énormément gagné en prestance scénique depuis, et s'est réellement affirmée en tant que frontwoman. Elle se rapproche de plus en plus de la Candice de Eths en effet, tout en gardant son propre style vocal (même si elle a effectivement growlé sur quelques titres). Après, je pense que son attitude scénique et sa tenue vestimentaire sur ce concert ont été beaucoup influencés par l'affiche du festival. Kells était le seul groupe à chant féminin de l'affiche, au milieu de formations bien couillues et brutales (surtout pour le samedi - si on met de côté Poutrelles Fever). La plupart des gens présents au fest ne venaient pas pour Kells, et n'en avaient à priori pas grand chose à secouer... fallait donc que le groupe mette le paquet pour conquérir ce public là et montrer qu'ils ne faisaient pas que du metal pour gonzesse, mais en avaient bel et bien dans le pantalon :) A mon avis, en tant que groupe, tu abordes différemment ce genre de date que celles d'une tournée avec Tarja ou Epica. Y'a le risque que les 2/3 du public se moque ou parte au bout d'un/deux titres. Donc faut assurer pour que ça se passe bien :) D'ailleurs à la fin du premier (ou deuxième) titre, y'a un mec du public qui a sorti le traditionnel " à poiiiiiiiiiiiiiil"... ce à quoi Virg lui a répondu, en le regardant droit dans les yeux "beh vas-y, ouvre le bal! Vas-y"! Ca c'était une excellente répartie... et ça a cloué le bec au mec en questions d'ailleurs ;)
Donc à mon avis, le tee-shirt Motorhead et le shorty, c'était bien adapté pour leur prestation sur le Sylak. Mais Virg conservera peut-être ses corsets pour les prochaines dates de Kells :)
En tous cas je suis curieuse de savoir ce que le prochain album va donner!

Le 16 Septembre 2011

Team Heavylaw
Effectivement, ca fait un moment que Kells se brutalise un peu ! Virginie a decouvert recemment qu'elle pouvait aussi hurler, et j'ai l'impression que sur l'album a venir en fin d'annee, il y aura pas mal de brutalite.

Spade n'a pas tout a fait tort quand meme, le premier album Gaia n'etait pas du tout dans cette veine. Quoi qu'il en soit, ils filent la peche en live, et c'est bien lml

Merci pour le report sinon ^^

Le 16 Septembre 2011

Team Heavylaw
Effectivement, ca fait un moment que Kells se brutalise un peu ! Virginie a decouvert recemment qu'elle pouvait aussi hurler, et j'ai l'impression que sur l'album a venir en fin d'annee, il y aura pas mal de brutalite.


Ah ça c'est sûr :)
En tous cas ça permet de diversifier un peu son chant, ce qui est tout à fait bienvenu!
J'ai hâte d'écouter ce qu'elle a fait avec Eths aussi oui!
Mais du coup les deux albums (Kells et Eths) devraient sortir à peu près en même temps..!

Le 16 Septembre 2011

Membre
quelle affiche ! bon report les amis, j'aurais bien voulu y être rien que pour Bernard Minet, le dernier défenseur des séries animées de l'époque. Je profite de ce com pour rendre hommage à son collègue JC Corbel, le chanteur officiel du générique Olive et Tom (et de bien d'autres), décédé depuis 15 ans.

Le 10 Octobre 2011

Heavylaw 3.6 | a propos | nous contacter | Design bannière par JP Fournier