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Hell + Accept - Paris
Lieu : Paris, Le Bataclan Reporter: Cyric Date : 06-04-2012
Rendez-vous est fixé ce vendredi soir au Bataclan, le sauna officiel des metalleux ! Une soudaine envie de perdre des calories après t’être empiffré des jours durant au MacDo ? File donc faire un tour au Bataclan, ton corps t’en remerciera (ton portefeuille un peu moins).
Ce soir donc, c’est un grand nom du heavy metal allemand qui vient fouler la capitale, à savoir Accept. Ces derniers nous font d’ailleurs l’honneur de débuter leur tournée en passant par la capitale, le jour même de la sortie de leur dernier opus, Stalingrad. Leur dernier show en date ? Le Metalcamp, festival qui se tient tous les étés en Slovénie. Une grosse mandale dans la tronche de votre serviteur et une envie pressante de les voir à nouveau.


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HELL



La première partie est assurée par Hell qui nous vient tout droit de Grande-Bretagne. Leur dernier album en date, Human Remains, est sorti en 2011 après plus de… vingt-cinq ans de silence ! Oui, vous avez bien lu. C’est leur seul album en date à ce jour. Pour l’histoire, le groupe a été créé en 1982. Après quelques démos et un album qui devait sortir via un label belge obscur, ce dernier mit la clé sous la porte. Après, ce fut le chaos : l’un des guitaristes quitta le groupe et le chanteur se suicida. En 2008, les membres originaux du groupe décidèrent de se regrouper pour enregistrer l’album maudit. L’aventure pouvait alors continuer…

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19h15 ou le début des hostilités avec l’entrée en scène de Hell. Le Bataclan est déjà bien rempli et il est très difficile d’accéder à la fosse. Direction donc les fauteuils au premier étage pour une vue imprenable sur la scène. Là-bas, c’est la maison du diable, l’enfer ! Pour preuve, le décor est original avec de nombreux vitraux faisant étalage du culte que vouent les membres au diable qui détournant allègrement les scènes où le christ apparaît habituellement (naissance de l’ « enfant-Satan », crucifixion du diable sur la croix, et j’en passe). De quoi ravir tous les petits chrétiens fervents présents dans la salle ce soir ! Et ce n’est pas tout car le chanteur, grimé en blanc comme tous ses comparses, assure en grande partie le show et ne cesse d’attirer les regards, paradant une couronne d’épines posée sur la tête et ne cessant de déambuler le long de la scène. Le bougre a un certain charisme, il faut bien l’avouer.

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Finalement, l’avantage avec ce genre de groupes, c’est que c’est avant tout du spectacle et quitte à ne pas aimer la musique proposée, on peut toujours s’accrocher au show en lui-même. Car c’est un set somme toute assez particulier : l’on a en effet plus l’impression d’assister à une pièce de théâtre qu’à un concert… le chanteur a les mains libres, le micro directement relié à la bouche et peut se permettre tout un tas de fantaisies parmi lesquelles figurent l’utilisation du martinet ou l’apposition des mains sur quelques personnes du public au premier rang (j’imagine qu’il voulait mimer-là le transfert du diable d’un corps à un autre comme dans le film Devil Inside ! La référence, arf !).

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D’un point de vue strictement musical, je dois dire que le heavy metal proposé par les Anglais ne m’a pas fait bondir. Le chant est tout de même assez particulier, limite assez casse-pieds parfois, trop aigu et vrillant de ce fait les tympans, notamment lors de la fin du show. Le son, pas transcendant non plus tendant parfois vers de la bouillie sonore. Pas mal de cartons jaunes même si je reconnais que les riffs étaient efficaces et certains leads bien sentis. A voir peut-être dans d’autres conditions pour profiter d’un son plus équilibré.

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Set-list :

Overture (Themes From 'Deathsquad')
Let Battle Commence
On Earth as It Is in Hell
Plague and Fyre
The Quest
The Oppressors
Macbeth
Save Us From Those Who Would Save Us


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ACCEPT


A peine une demi-heure après la fin du set précédent, les rideaux cachant la scène s’ouvrent brusquement pour révéler le décor d’Accept. Le background du dernier album en date envahit littéralement la scène, les murs d’amplis également, et la batterie, surélevée, est placée bien en évidence au centre. Les membres déboulent et c’est parti pour 2 heures de concert !

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Il fallait s’y attendre, l’album Stalingrad sortant le jour du concert, ce dernier allait être mis à l’honneur. Le premier titre joué, Hellfire, en fait d’ailleurs partie. Je n’ai jamais apprécié le concept « jouer un morceau live sans l’avoir écouté auparavant », ce n’est jamais très probant et pas forcément la meilleure entrée en matière. Ceci dit, la qualité du morceau est indéniable, c’est du Accept pur jus avec un refrain imparable reprenant comme très fréquemment le titre du morceau. On enchaîne avec un Stalingrad (proposé en téléchargement gratuit bien avant la sortie de l’album éponyme) détonnant mais qui ne parviendra pas à soulever les foules malgré des chœurs guerriers du plus bel effet et son côté accrocheur. Non, Accept n’a rien perdu de sa superbe !

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Les choses sérieuses commencent véritablement avec Restless and Wild, où l’on entre en terrain conquis. Pourtant il faudra attendre l’imparable Breaker pour que la fosse commence sérieusement à s’échauffer (pour ne plus s’arrêter jusqu’à la fin du concert). On atteint un pic lors de l’excellente Son of a Bitch qui saura rallier la foule grâce à son refrain si délicat (Son of a bitch Kiss my ass Son of a bitch Son of a bitch You asshole Son of a bitch Cock suckin' motherfucker I was right - take this - Aaaah!) : énOrme !! Mark Tornillo, qui a eu la lourde tâche de remplacer Udo au chant s’en sort merveilleusement bien et n’a vraiment plus rien à prouver me concernant. Son timbre de voix colle en plus parfaitement aux classiques du groupe, classiques que l’on retrouvera tout au long du concert. L’excellent Blood of the Nations sorti en 2010 n’est pas oublié, et l’on s’en félicite car cet album est tout bonnement génial. On ne résiste pas à des titres tels Bucket Full of Hate, Pandemic ou Teutonic Terror, cette dernière étant jouée en rappel.

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La soirée aurait été parfaite sans ce gros problème de son survenu dans la dernière partie du concert. En effet, alors que le titre No Shelter commençait à peine, le micro cessa de fonctionner. S’ensuivit un morceau sans saveur, joué jusqu’à sa dernière note… et il y avait de quoi être dépité puisque le problème n’était toujours pas réglé lorsque commençait un nouveau titre ! Finalement, les membres s’arrêtèrent une dizaine de minutes pour rejouer le morceau altéré, à savoir Pandemic. Ce contretemps plomba quelques temps l’ambiance malgré l’exécution de Fast as a Shark (qui, pour la petite histoire, est considérée comme étant l’une des premières chansons de speed metal) mal placée dans la set-list à mon avis, l’idéal aurait été de la jouer en début de concert et non à la toute fin.

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Changement de décor lors du rappel, une tête de lion vient remplacer l’ancien background et les Allemands envoient à nouveau la purée avec Metal Heart, Teutonic Terror et bien entendu l’inratable Balls to the Wall (et son refrain reprit en chœur par le public), trois morceaux franchement énormes qui ont ravi, j’en suis à peu près certain, tous les aficionados du groupe.

Verdict ? Un concert haut en couleurs malgré le problème technique évoqué plus haut. La set-list a été de mon point de vue idéale car elle a su jongler entre les classiques du groupe et des morceaux plus récents. Ce groupe a vraiment la patate et prend plaisir à jouer après plus de quarante années d’activité, il n’y a qu’à voir tout au long du concert le sourire colgate du guitariste Wolff Hoffmann pour s’en assurer. Chapeau bas messieurs !

Setlist :

1. Hellfire (nouveau titre)
2. Stalingrad (nouveau titre)
3. Restless And Wild
4. Living For Tonite
5. Breaker
6. Son Of A Bitch
7. Bucket Full Of Hate
8. Monsterman
9. Shadow Soldiers (nouveau titre)
10. Guitar Solo (Wolf Hoffmann)
11. Neon Nights
12. Bulletproof
13. Losers And Winners
14. Aiming High
15. Princess Of The Dawn
16. Up To The Limit
17. No Shelter (inaudible)
18. Pandemic
19. Fast As A Shark

Rappel :

20. Metal Heart
21. Teutonic Terror
22. Balls To The Wall

(encore quelques photos)

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