Rechercher
En ligne
  • ... Membres
  • ... Visiteurs
  •  
  • 1541 Membres
  • 3432 Chroniques
  • 16525 News
Heavy Chat
  • Chargement...
Epica - Stream of Passion - Xandria (Lyon)
Lieu : Lyon (Transbordeur) Reporter: Spade, The Inner Circle Date : 13-04-2012
Encore une soirée spéciale fifille à Lyon ! Cette fois-ci, il s'agit de la tournée européenne d'Epica, venant "tout juste" de sortir son cinquième album, "Requiem for the Indifferent". Et album décrié ou pas, la tournée affiche déjà plusieurs dates complètes alors que nous ne sommes qu'à la deuxième étape du périple (hors realease party et show au Power Prog & Metal Fest). C'est le cas de Lausanne, Paris et aussi de notre rendez-vous de ce soir, le Transbordeur de Lyon qui placarde un "CONCERT COMPLET" à la billetterie. Tant pis pour ceux qui s'y seront pris à la dernière minute ! D'autant plus que pour la tournée, Epica vient accompagné d'invités de choix puisqu'il s'agit de Xandria, fort d'une récente reconnaissance et Stream of Passion. Alors, je dois dire que j’appréhendais un peu cette soirée, sachant que cela serait du "ça passe ou ça casse" avec un groupe qui marche parce qu'il fait du Nightwish, un qui joue du néo et l'autre qui semble super fier d'avoir sorti un album bancal et indigne de son talent. Mais la suite me donnera bien heureusement tort.



Xandria :


Xandria n'est pas un newbie de la scène metal à chanteuse puisque le fraichement sorti "Neverworld's End" est déjà le cinquième opus de la bande, même si ses trois premières réalisations sont loins d'être de franches réussites. Et pour schématiser vulgairement, Xandria est un groupe qui après avoir aspiré Within Temptation tout en ne récoltant que peu de succès s'est dit "bon, Within ça suffit, faisons du Nightwish tel que Nightwish n'en fait plus !". Et "Neverworld's End" c'est ça. Du Nightwish période "Century Child". Et si l'album est sacrément bien foutu (il faut le reconnaître), pour l'originalité, circulez y'a rien à voir.

image

Et si Xandria attaque son set par son "single" "Valentine" dont le refrain m'exaspère (à titre purement personnel hein), le groupe a pour lui un son plus que correct, surtout celui de batterie dont chaque tom résonne merveilleusement, en dépit d'une amplitude sonore bien trop élevée et qui bouffe considérablement ses camarades cordistes. Heureusement, ce tout petit problème va se corriger de lui-même et il nous sera possible de ne pas perdre un tympan à chaque percussion quand Xandria attaque les efficaces "Forevermore" ou "Blood on my Hands". D'ailleurs, ce dernier est symptomatique du groupe, si l'on ferme les yeux on croirait entendre du vieux Nightwish mais parallèlement le morceau est excellent, le refrain reste en tête, les riffs ne sont pas bien compliqués mais vont à l'essentiel et Manuela s'avère être une chanteuse de premier rang. Disposant d'un belle voix lyrique sans jamais forcer, elle remplace avec brio Lisa, même si la quasi totalité du set de ce soir est consacrée au nouvel album, ce qui ne nous donnera que peu l'occasion de voir comment elle se réapproprie les anciens morceau du groupe, seul le "classique" "Ravenheart" étant de la partie et clôturant la petite demi heure offerte. Et si les morceaux sont plus ou moins construits de la même façon (un break ralenti et une reprise de refrain à l'octave au dessus pour chaque morceau), il n'empêche qu'en peu de temps, Xandria est venu délivrer un set, certes auquel il manque un réelle identité , mais efficace, rondement mené, très bien exécuté et qui aura su chauffer le public comme il le faut. En espérant qu'un futur album viendra embellir les bonnes bases sur lesquelles est reparti le groupe.

image


Setlist :

Valentine
Blood on my Hands
Euphoria
Forevermore
The Lost Elysion
Ravenheart





Stream of Passion :


Retour en terre lyonnaise pour Stream of Passion après sa participation au Helles On Stage IV il y a seulement cinq mois. Toujours en promo pour "Darker Days" et flanquée du même line-up, la bande emmenée par la toute mignone Marcela déboule avec "Lost" et affiche clairement son intention de marquer les esprits. Ça joue vite, fort et c'est fait pour en mettre plein la gueule. Surtout que Stream of Passion "durcit" son propos d'album en album, évoluant sur "Darker Days" dans un metal plutôt typé "neo" même si le lyrisme et les accalmies ont toujours leur place. Et si "Passion" voit le groupe remonter le temps pour pour un morceau un peu plus soft, "Collide" aura vite fait de nous faire revenir au présent et aux riffs de plomb en vigueur sur ce fameux dernier album. Il faut dire que ce titre décoiffe tout particulièrement.

image

Et après avoir un peu navigué entre "Darker Days" et "Embrace the Storm", Stream of Passion va nous livrer une fin de set 100% "The Flame Within" (le deuxième album) avec pour commencer le tube "In the End" où Marcela dégaine le violon (trop peu soit dit en passant). Profitons-en pour dire à quel point la belle chante bien, disposant d'une voix douce et puissante, transcendant véritablement les morceaux du groupe qui il faut le reconnaître ne brillent par forcément par leur grande originalité. Je veux dire, les mosh parts ralenties typiquement neo, c'était vraiment indispensable ? Stream of Passion n'a pas forcément besoin de ces artifices racoleurs pour marquer des points, preuve à l'appui avec"In the End" et "The Endless Night". Enfin bon, globalement Stream of Passion a livré une très bonne prestation, avec une Marcela super dynamique, sautant de partout (le bassiste aussi me direz-vous...), s'exprimant le plus possible en français le sourire au lèvres, nous disant à quel point c'est extraordinaire pour elle de tourner avec Xandria et Epica. Pour un set de trois quarts d'heure, le contrat est rempli haut la main !

image


Setlist :

Lost
Passion
Collide
Darker Days
Haunted
In the End
Street Spirit (Radiohead cover)
The Endless Night





Epica :


Mais cessons les enfantillages, car si le public s'est déplacé en masse ce soir, c'est avant tout pour voir Epica, groupe qui ne cesse de gagner en popularité au fil des années. Et malgré un dernier album globalement décevant (avis personnel), la masse de fans se fait plus importante et résultat des courses, comme dit précédemment, le Transbo est rempli. Pas mal du tout, même si il y a encore de la marche à faire pour blinder la Hall Tony Garnier comme Nightwish s'apprête à le faire exactement une semaine plus tard. Toujours est-il que lorsque les lumières s'éteignent, de multiples hurlements jaillissent (surtout féminins) de toutes parts et en avant la musique !

image

Enfin, en avant la musique...il va falloir attendre bien cinq minutes d'une intro intéressante mais trop longue avant que la véritable intro de l'album daigne faire son apparition. A partir de ce moment, la tension monte au fur et à mesure que les membres du groupes arrivent sur scène, les uns après les autres. Arïen à la batterie, "hiiiiiiiiiiii !". Coen au claviers, "hiiiiiiiiiiiiii !". Isaac à la guitare, "hiiiiiiiiiiiiiiiii !". Mark à la guitare, "hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!". Et Simone au chant "ouééééééééééééééééééééééééééééééééééé !!!! (cris masculins du coup). Euh attendez, il en manque pas un ? Mais pourquoi ils commencent à jouer "Monopoly on Truth" ? Attendez, il en manque un ! Bon, il va arriver c'est ça. En attendant, délectons-nous de la scène assez sobre (un rideau blanc pour seul backdrop) hormis ces huit lampadaires tordus et goûtons à l'opener de "Requiem for the Indifferent" qui passe beaucoup mieux sur scène que sur album, peut-être grâce au meilleur équilibre entre les instruments, les guitares ayant enfin la place qu'elles méritent. Et puis accessoirement Simon chante divinement bien. Déjà qu'elle est plus ravissante que jamais avec sa robe classieuse et sa collerette à plumes, elle montre une forme vocale insolente et renvoie son pâle alter-ego studio dans les cordes. Et du coup, on se dit qu'Epica peut très bien continuer à enfiler des nouveaux morceaux comme des perles, tant que la transformation live est réussie ça nous va. Mais non, retour au Paléolithique puisque "Sensorium" est le suivant sur la feuille de route. Ahlala, ça c'était du morceau ! Bon, mais euh, il arrive ce bassiste ?

image

Parce qu'il faut rappeler qu'Epica a changé tout récemment de bassiste, se séparant d'Yves Huts après le concert de sortie d'album, histoire qu'il puisse jouer une dernière fois devant ses fans et au moins avoir joué une fois les morceaux de sa dernière contribution discographique. Son remplaçant se nomme Rob Van der Loo et a déjà été aperçu aux côtés de Mayan ou bien Delain. Voilà donc l'occasion rêvée de voir à quoi il ressemble ! Sauf que voilà, Simone nous annonce qu'il est malade et que ce soir ça sera sans lui. Bon on reste en famille alors, tant pis pour le petit nouveau... Mais pour lui montrer tout le soutien du groupe, "Deter the Tyrant" lui est dédié. Bon, ça doit lui faire une belle jambe mais toujours est-il que ce morceau vient parfaitement trouver sa place en live et tend à confirmer que le dernier album passe très bien en concert, une fois le mix équitable et l'efficacité de la musique prenant le dessus sur la qualité intrinsèque du morceau. Même combat pour Serenade of Self-Destruction, un peu long mais foutrement épique. Cela dit, le groupe a décidé ce soir (et dans la tournée hein, allez pas croire qu'il concocte des setlists inédites chaque soir...) de ne pas nous gaver de nouveaux morceaux en se limitant à cinq extraits, laissant ainsi deux tiers de concert pour les quatre premiers albums.

image

Ainsi "The Divine Conspiracy" se voit représenté par un "Sancta Terra" que le groupe nous annonce comme "joué d'une façon totalement nouvelle". Moué, ils ont rallongé le début et la fin, c'est tout hein... "The Obsessive Devotion" vient remporter une forte adhésion de la part du public et voir le premier rang secouer leur crinière et heabanguer à s'en dévisser la tête. Il faut dire que le son est impeccable, l'interprétation aux petits oignons et surtout Simone impériale, semblant avoir retrouvé de la puissance dans sa voix, négociant quasiment chaque ligne vocale avec brio, faisant ainsi taire tous les méchants persifleurs ayant pullulé ces derniers temps de partout sur la toile. Et en plus la miss se sent visiblement concernée, ne quittant la scène que deux fois lors de longues plages instrumentales et communiquant beaucoup avec le public. Alors oui, elle ne va pas dire "bon dieu ce que l'on se fait chier ici" mais elle semble réellement prendre plaisir sur scène. Ce n'est que le début de la tournée vous me direz. Un des moments forts de ce concert sera d'ailleurs "Delirium", la ballade issue du dernier album, commençant toute en douceur en piano-voix, pour être ensuite rejointe progressivement par des guitares acoustiques, puis la batterie et enfin de la guitare électrique en remplacement de ces saloperies de grattes acoustiques. On est à un concert de metal, oui ou merde ? Bon ça va je déconne. En tout cas, moment très intense à vous en dresser les poils sur les bras.

image

Pour le reste, après un petit speech sur "j'ai rejoint le groupe à 17 ans, me disant 'tiens, si tu chantais dans un groupe ?' et voilà où j'en suis dix ans plus tard, merci du fond du cœur !", Epica vient piocher à nouveau dans "The Phantom Agony" avec le morceau éponyme pour clôturer en beauté le set "normal" et fera longuement durer la bande sonore de fin de morceau même une fois les planches évacuées. Mais bien évidemment le groupe est de retour peu de temps après et embraye sur un des chouchous du public, "Cry for the Moon" alternant à merveille entre refrains tout doux et riffs forts en voix extrêmes signées Mark. Il faut souligner que le bougre a fait des progrès considérables à ce niveau là, ses screams ne faisant plus du tout penser à un crapaud pestiféré. Autre point, les interventions d'Isaac qui prend en charge quelques growls avec panache, témoignage de son intégration complète au sein du groupe.

image

A gauche !



image

A droite !



D'ailleurs, ce dernier et Coen (qui a sacrément forci tout de même) viendront faire les clowns avant le rappel, nous disant que "souvent le groupe termine ses tournées ici mais devant un tel accueil, commencer par là était une sacrée bonne décision". Puis Isaac viendra jouer au mec bourré pour l'amusement de tout le monde. Visiblement tout le monde s'éclate et apprécie l'accueil chaleureux de la populace lyonnaise. Mais bon, la bière ce sera après et une fois "Cry for the Moon" envoyé dans les gencives, c'est "Unleashed" qui suit, seul extrait d'un "Design your Universe" (ayant raté la tournée précédente, inutile de préciser que je suis déception) qui se sera bien fait désirer. Et didjou que ça envoie !

image

Et alors que le temps passe à une vitesse folle, nous voudrions en reprendre mille fois mais les orchestrations introduisant "Consign to Oblivion" semblent annoncer la fin de concert. Bon tant pis (pas le clavier LOLOLOLOLOLOLOL), apprécions ce monument comme il se doit ! Et bien sûr, pas de rab', quand c'est fini, c'est fini...

image

Mais bon, au final, Epica aura joué quasiment 1h45, durée plus que convenable et qui sera passée extrêmement vite, ce qui en général est un signe que le concert était réussi. Donc, alors que je ne m'attendais à pas grand chose, ayant un peu perdu l'euphorie Epica depuis deux, trois ans et ayant été relativement déçu par leur dernière offrande, Epica a su proposer un show puissant et carré, faisant taire les détracteurs et confirmant son statut d'acteur majeur de la scène "metal à chanteuse". Les deux premières parties ayant beau avoir livré de très bonnes prestations, Epica a en toute objectivité élevé le niveau d'un cran. Puisse la formation accoucher dans deux ans (je suis presque sûr que Nuclear Blast a déjà arrêté une date de sortie...) d'un album digne de leur talent et accessoirement un peu innovant.

image


Setlist :

Karma
Monopoly on Truth
Sensorium
Deter the Tyrant
Serenade of Self-Destruction
Blank Infinity
Sancta Terra
Delirium
The Obsessive Devotion
Storm the Sorrow
The Phantom Agony
======================
Cry for the Moon
mini drum solo
Unleashed
Consign to Oblivion





MOAR GIRLS ! (and boys)



Xandria :


image

image

image

image





Stream of Passion :


image

image

image

image

image

image



Epica :


image

image

image

image

image

image

Membre
Merci pour le report. La setlist me rend encore plus impatient d'assister à l'étape parisienne dans 2 semaines.
Quoi qu'en disent les détracteurs, Epica reste en effet une valeur sure en concert.
Je ne suis pas surpris par le rendu live des titres du nouvel album que je trouve pour ma part excellent et pas mécontent non plus que le médiocre (à mon gout) Design your Universe soit peu représenté

Le 16 Avril 2012

Membre
Je trouve les photos très réussies et je suis étonné par tant de luminosité, parce que si les photos reflètent réellement ce que vous avez vu à Lyon, vous avez eu de la chance.
Lors du concert de Karlsruhe, je n'ai pas vu le batteur de tout le concert tant la scène était mal éclairée avec ces lumières trop colorées.
Sinon, au niveau de la musique ( je précise qu' Epica est un groupe que j'aime bien, mais sans plus) , j'avais un peu peur que ce soit mou du genou, mais au contraire, c'était bien plus heavy que je ne le pensais. Par contre, au niveau du chant, je trouve que Simone n'était pas toujours au top.
Mais le groupe qui m'a vraiment plus, c'était Xandria. Leur nouvelle chanteuse est géniale. Elle a très bien chanté et si j'ai bien sûr aimé "Valentine" ( avec son beau refrain ), elle a même réussi à me faire apprécier "Ravenheart", ce qui n'est pas un mince exploit !

Le 16 Avril 2012

Team Heavylaw
C'était pas très évident au niveau des lumières non plus. Souvent très coloré, et avec des faisceaux blancs qui balayaient la scène en permanence... j'ai du jeter beaucoup de photos à cause de ça :)
Et globalement on voyait très mal le fond de la scène également.

Le 16 Avril 2012

Membre
C'est drôle, j'ai pris exactement la même photo de Mark (la dernière de cette liste) en horizontale ! Sinon, beaux clichés malgré les barrières imposées par l'organisation (c'est la première fois que je voyais un pit photo interdit aux... photographes).
Sinon, je suis en grande partie avec ce live report, et le concert était encore meilleur le lendemain, à Lausanne. Impatiente de revoir ce beau petit monde à Pratteln vendredi prochain :)

Le 23 Avril 2012

Membre
Setlist identique ici à Paris au Bataclan. Salle comble, et pourtant elle est grande,et atmosphère chauffée au rouge, au propre et au figuré.
Sancta Terra a vu la participation de Marcella et Manuela pour un trio très sympa.
Retour encore de Marcella sur scène pour jouer l'intro de Cry for the Moon au violon.

Le 30 Avril 2012

Team Heavylaw
Report à venir aussi ! Moins de photos, mais je ferai au mieux :)

Le 30 Avril 2012

Heavylaw 3.6 | a propos | nous contacter | Design bannière par JP Fournier