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Xandria - SoP - Epica - Paris
Lieu : Le Bataclan, Paris Reporter: Nightguest Date : 30-04-2012
Avant toute chose, je vous présente toutes mes confuses : pour de bêtes contraintes logistiques, j’ai du rater l’arrivée sur scène de Xandria, ainsi que la dernière chanson du rappel d’Epica. On me souffle dans l’oreillette que les premiers sont rentrés sur Valentine, et les derniers sont sortis sur Consign to Oblivion (mais je pense que j’aurais pu la deviner celle-là).

Toutes mes confuses aussi : là encore pour un bête problème logistique, mon appareil photo n’avait pas toute sa batterie ... Je ne pourrai donc pas vous abreuver de (trop) nombreuses photos et vidéos pour illustrer ce long pavé imbuvable. Il faudra me croire sur parole quand je dirai des choses sur le jeu de scène ou les lumières !


Maintenant que vous êtes dans un bon état d’esprit, continuons.


Xandria

Comme vous le savez, j’avais déjà été convaincu par le nouveau line-up de Xandrai en live au MFVF (ça se passe par là), malgré quelques réserves sur la tenue disons ... Zébrée de Manuela Kraller. J'avais aussi été convaincu par leur prestation en studio. Aujourd’hui, et après avoir trouvé une place au fond des gradins, j’ai pu voir que ça n’était pas le cas. Plus gothique et travaillée, elle met mieux en valeur la frontwoman. Cela dit, ça n’est pas cet aspect de sa personnalité que le public français est venu apprécier aujourd’hui, mais bien sa voix.

Et sur ce point là, rien à dire. Manuela assure. Le choix des chansons, pas nécessairement idéal, lui permet malgré tout d’exprimer toutes les facettes de son chant. J’y aurais bien vu un peu plus de Soulcrusher, et de Prophecy of a World to Fall, et moins de Valentine / Euphoria / Forevermore. M’enfin.
Une petite faiblesse peut-être : malgré un headbang convaincant, l’allemande semblait un peu fatiguée. L’effet de la tournée ? La chaleur légendaire de notre petite salle parisienne ?
Toujours est-il qu’elle n’a que peu utilisé le peu d’espace que lui laissaient les autres musiciens.

Heureusement, la brutale Blood on my Hands, et la très Nightwishienne The Lost Elysion rattrapperont le coup, avant de cloturer le set par l’indétrônable Ravenheart, décidément très bien maîtrisée par Manuela.

En parlant des autres membres du groupe, l’absence pour causes médicales de Nils Middelhauve passe inaperçue, puisqu’un autre bassiste s’est chargé de prendre ce rôle très au sérieux.
Les musiciens restent malgré tout en retrait, dans une silencieuse cohénsion, pour laisser briller leur frontwoman. Bon, les éclairages ne permettaient de toute façon pas grand chose de plus.

Un set pour le moins convaincant. Même réserve malgré tout qu’en version studio : si la musique de Xandria fait du bien par où elle passe (sauf Forevermore, un peu neuneu, et à ne pas écouter en post-rupture !), et est très bien exécutée, ça rappelle méchamment Nightwish. Si ça vous dérange, évitez leurs passages comme la peste !

En tout cas aujourd’hui, le public parisien semblait conquis.


The Lost Elysium



Valentine
Blood on my Hands
Euphoria
Forevermore
The Lost Elysion
Ravenheart



Stream of Passion


*ci-gît mon objectivité*
Marcela ! (l)
Vous l’aurez compris, c’est vêtu de mon t-shirt Stream of Passion que je suis venu ce soir. A chaque fois que je les vois en live, c’est une petite baffe.
Bon, j’avoue qu’aujourd’hui elle fut plus petite que d’habitude : chaleur incroyable, des approximations dans le réglage du son (particulièrement sur la voix malheureusement) ... Maigre consolation : cette fois la reverb du micro de Marcela n’était pas aussi forte que d’habitude.

Lost fait une entrée en la matière toujours aussi convaincante, le groupe commence brutalement sur des accords eclipsant presque la mélodie derrière, sur éclairages épileptisants. Puis le bandoneon retentit, et Marcela rentre sur scène, et calme le jeu de sa voix douce.
C’est un début de setlist bien rôdé qu’on observe maintenant. Les nouveaux morceaux se succèdent aux anciens.

Les compositions moins directes du sieur Arjen se font la part belle ce soir : Passion, suivie de Out in the Real World (quelle bonne surprise ! Bien que le rendu live affaiblisse la portée des chœurs si beaux en studio ), et de Haunted, toujours aussi poignante en live. Trois pistes du premier album !

En revanche (et si on parlait de ces groupes aux mauvaises habitudes tenaces ?), Stream of Passion a la mauvaise idée de terminer la setlist jusque là si réussie par trois morceaux consécutifs de The Flame Within. In the End, Street Spirit et This Endless Night se suivent, et se ressemblent. Si vraiment ils tiennent à jouer autant de chansons de cet album, qu’ils essayent au moins de les répartir un peu ?

Là encore il faudra souligner l’absurdité des lumières. La mode est visiblement à l’éclairage du public. Ben oui, voir des silhouettes c’est quand même vachement plus sympa que de pouvoir distinguer le guitariste du bassiste, non ?

Le public parisien n’a pas semblé tant accrocher à la prestation des hollandais ... C’est dommage, Marcela s’était même mise au français pour l’occasion, parlant avec un irrésistible accent entre tous les morceaux pour présenter le groupe, et dire son bonheur d’être là, et d’avoir passé une belle tournée, et pour vendre leur nouvel album Darker Days. Assez rare pour être souligné, et très agréable.


Out in the Real World


Lost
Passion
Collide
Spark
Out in the Real World
Darker Days
Haunted
In the End
Street Spirit
This Endless Night


Epica

Alors les voilà, ceux pour qui le public parisien s’était déplacé en masse. Le Bataclan était en effet complet ce soir ! Les trappes ouvertes par surprise pour évacuer la chaleur se referment (échec critique de leur mission d’ailleurs), les lumières baissent.

Sans surprise, pas de rideau noir ce soir. Tarja s’était risquée à utiliser l’artifice au Bataclan, mais le mouvement de foule provoqué lors de la tombée du rideau a du dissuader la production de retenter l’expérience. Tant mieux, ça nous a privés de l’intro la plus foireuse du groupe, à savoir le tam tam interminable sur fond de ... Ben rien du tout. De rideau noir quoi.

Du coup, on a bien quelques coups de percussions, mais bien moins longs qu’à la release party ou qu’au PPM Fest par exemple. C’est sur Karma que les membres du groupe s’installent, y compris le joyeux petit nouveau Rob Van der Loo. Et puis c’est parti pour Monopoly on Truth !

Contrairement aux deux concerts du groupe auxquels j’ai pu assister précédemment sur cette tournée (le PPM fest donc, et la Release Party), je n’ai pas été complètement déçu de leur prestation. Alors, certes : Simone n’était pas au point, particulièrement sur les anciens morceaux ; Rob n’a pas encore tout à fait trouvé sa place dans son nouveau groupe ; le jeu de scène n’évolue pas des masses d’une tournée à l’autre (coucou « on sépare la salle en deux et on voit qui crie le plus fort ! », coucou « Marc et Isaac sont torse nu au rappel ! », coucou « on a des invités sur Sancta Terra ! »). Mais la magie que j’avais crue complètement partie est un peu revenue ce soir.

Grâce peut-être à une setlist intelligemment conçue, reprenant les grands classiques, sans les noyer de nouveaux morceaux. En parlant de setlist, on regrettera la quasi absence de Design your Universe, pauvrement représenté par Unleashed en rappel. Un choix surprenant, mais qui peut s’expliquer par le nombre de morceaux longs choisis par le groupe ce soir : Monopoly on Truth, Serenade of Self Destruction, The Phantom Agony (quel plaisir de la revoir ! En version « disco », avec un feu d’artifices de lumières multicolores), Cry for the Moon et Consign to Oblivion : 42 minutes en 5 morceaux !

Parmi les moments plus dispensables, on trouvera (tous les nouveaux morceaux) Deter the Tyrant, ou Delirium, moins touchante que Tides of Times, et plus longue ...
Voire Sancta Terra, jouée et rejouée jusqu’à plus soif. Heureusement ce soir, quelle surprise de voir arriver « M&M », Marcela d’abord pour apporter un souffle d’air frais aux chœurs, puis Manuela, donnant un peu de puissance à tout ça, pour une version pour le moins impressionante.

Dans la série des invitées qui offrent un peu de piment, Marcela est venue accompagner au violon les premières minutes de Cry for the Moon. Beaucoup d’émotion, malgré un petit faux départ (merci la régie !). Les mauvaises langues diront même que c’était génial, tant le violon couvrait presque les premières vocalises de Simone. Attention malgré tout : sa performance scénique ce soir était de qualité, de même que celle de ses comparses !

Pour le reste, on trouve un Epica heureux de se retrouver à Paris, malgré la température infernale (les membres du groupe ont souligné à de maintes reprises à quel point « it is so hot in here ! »)

Petit bémol sur l’ambiance : le public français a semblé finalement moins déchaîné que ce qu’un Bataclan complet aurait pu / du donner. Etait-ce du aux nouveaux morceaux ? La vue plongeante du balcon m’a permis de voir que finalement, pour faire réagir un public, rien ne vaut The Obsessive Devotion. A la chaleur ? Peut-être. En tout cas les hollandais ont donné tout ce qu’ils avaient pour ce dernier concert de leur tournée.

Le groupe a terminé en remerciant « les fans qui étaient là aux premiers concerts, il y a dix ans », et aussi « tous ceux qui les ont rejoints depuis ». Hé oui, les fans d’Epica sont maintenant une grande famille. Bientôt le groupe décidera peut-être d’aller explorer d’autres horizons. A quand Epica au Zénith ?


Karma
Monopoly on Truth
Sensorium
Deter the Tyrant
Serenade of Self-Destruction
Sancta Terra
Delirium
Blank Infinity
The Obsessive Devotion
Storm the Sorrow
The Phantom Agony
--
Cry for the Moon
Unleashed
Consign to Oblivion

Membre
Franchement j'ai vu le même concert en Suisse au Z7 Pratteln, je suis très ravi de Xandria et Epica, et pas trop pour Stream of passion qui je trouve un peu trop progressive vers les 4 premières morceaux.
-Xandria c'est vraiment mon coup de cœur surtout avec la déception de Nightwish, j'ai jamais connu le groupe auparavant mais là j'ai accroché. Emmanuella est très présente et a une voix fabuleuse (ça me rappel Nightwish période Oceanborn), le son du groupe étant guest est je trouve moyen, et les musiciens assurent leurs parties.
-Epica, 3 ème fois pour moi je m'en lasse pas, prestation grandiose, effets lumières futuristes très bien orchestré, Simone en pleine forme (mieux qu'en CD ou poussé par le mixeur ?) mais on voit la performance d'un grand groupe expérimenté. L'absence de (Yves Huts : bass) n'était pas indispensable mais bon.
Donc pour finaliser, une tournée vraiment intéressantes et riches, en plus j'ai eu une médiator de Mark Jensen, \m/

Le 07 Mai 2012

Membre
J'étais pour ma part à la date bordelaise, mon ressenti en est à peu près identique au report de Nightguest sur cette date parisienne.
Xandria : le groupe ayant commencé 45 mn avant l'horaire indiqué sur les tickets, j'ai carrément loupé le set,
Pour Stream Of Passion grosse satisfaction en revanche, voix superbe de Marcela, 3 titres du 1er album, bref que du bonheur, un réel plaisir.
Pour Epica le show est bon malgré une Simone qui ne maintient pas toujours son timbre de voix lyrique, et bascule sur de longs passages avec un chant standard, ce qui enlève du caractère à plusieurs morceaux joués. Mais vu qu'elle est toujours aussi belle je la pardonne.
Sinon mention "connard" au gars du stand de merchandising d'Epica, qui fait semblant d'être occupé avec ses cartons, et qui, sur un ton carrément antipathique, refuse de vendre quoi que ce soit sous prétexte qu'il est fermé à partir de minuit. Curieusement, l'énergumène accepte la vente quand bon lui semble, surtout si le client est une cliente. Après plusieurs tentatives infructueuses, je vais dépenser mon argent sur le stand de Stream Of Passion, où c'est Marcela en personne, avec un immense sourire, qui fait la vente. Tout comme Nightguest, mon objectivité ne sera désormais plus avec moi dès qu'il s'agira de Stream Of Passion.

Le 08 Mai 2012

Team Heavylaw
Décidément elle en fait des émules, la belle Marcela (mais je vous comprend) ;)

Le 08 Mai 2012

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