| Nightwish - Paris | ||
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| Lieu : Paris Bercy | Reporter: Nightguest | Date : 17-04-2012 |
| Après encore une journée pourrie (décidément, les finlandais apportent le mauvais temps à Paris), Nightwish s’apprête à remplir Bercy, en plus de Lyon et Nantes. Suite logique de l’évolution du groupe jusqu’à maintenant : de petites salles à un Zénith, puis deux Zéniths. Prochaine étape, le Stade de France. C’est en direction des gradins que je me dirige cette fois. Eh oui, le jeune étudiant que j’étais les années précédentes a maintenant quelques obligations l’empêchant de faire la queue dès potron-minet. D’ailleurs, j’ai remarqué que ma tendance à choper des rhumes et autres saloperies s’est subitement atténuée depuis. Cela dit, la fosse de Bercy ... C’est une épreuve à laquelle je ne me sens pas prêt d’être encore confronté. Place au spectacle maintenant. Eklipse En voilà un groupe surprenant. Quatre demoiselles, dirait-on. Muettes, ou presque. Et vêtues comme de manière tout à fait réjouissante pour la gent masculine présente ce soir. Look un peu gothique, un peu mutines. Certains pourront dire que c’est le principal argument de vente du combo. Chacune équipée d’un instrument à cordes (violons, alto, violoncelle), elles revisitent des morceaux issus de registres tout à fait non-metalleux. Certes, comme diraient mes amis de Top Chef, avant de revisiter, il faudrait peut-être visiter. Et un titre chiant reste un titre chiant. Les premières notes de Cry me a River résonnent dans un Bercy déchaîné, qui était clairement venu applaudir cette reprise de Justin Timberlake (/sarcasm) J’oubliais. Pas de chant les amis. Autant dire que le public s’est révélé plutôt calme pendant cette première partie pour le moins surprenante. Déjà lors de sa dernière tournée, Nightwish avait surpris en emmenant Indica, sauf que cette fois le choix s’avère vraiment hors de propos. Les membres du groupe sont statiques tout le long du set, ne communiquent que le strict minimum avec le public (nous sommes très heureuses d’être là ce soir. Vous connaissez peut-être celle là !). Le plus grand jeu consistait à deviner ce qu’elles jouaient. Et ça n’est pas toujours évident. Les jeunes artistes ont, en plus, souffert d’une scène mal organisée pour elles. Très peu d’espace à occuper, des rideaux entourant la scène les rendaient peu ou pas visibles pour toute une partie des tribunes. Bref, rien n’allait. On aurait pu imaginer que des morceaux comme In the End, ou Paparazzi seraient entraînantes, au moins autant que les originales. Mais non, le résultat final était plat, mou, ennuyeux. Et alors une chanson comme Clocks de Coldplay ... N’en parlons pas. Heureusement que le set était court ! Cry me a River (Timberlake) Wonderful Life (Hurt) Paparazzi (Lady Gaga) Le Parrain In the End (Linkin Park) Clocks (Coldplay) Petite pause post-concert pour aller fouiller au stand de merch, histoire de voir si Nightwish propose de jolis T-shirts à moins de 40 euros. Je n’aurai jamais la réponse, puisqu’après 30 minutes de set d’une première partie, tout le merch Nightwish avait été dévalisé. Bravo la logistique ! Battle Beast Changement radical de genre. Un peu comme avec Pain après Indica, ça se radicalise. Ca devient du metal même, on peut le dire. Les petits défauts de la scène sont toujours présents malheureusement, mais on a ici un groupe qui sait profiter de l’espace qui lui est octroyé. En ressort une impresion de dynamisme. Sit watch and learn Eklipse. Autre différence notable : les éclairages, changeant d’une atmosphère tamisée de salon de thé à ... des éclairages de concert de metal. Concernant la musique, Battle Beast ne fait pas dans la dentelle. Il s’agit d’un heavy metal oldy, dont on peut trouver la chronique ici (http://www.heavylaw.com/c4743-Battle-Beast-Steel.html) La chanteuse Nitte a un timbre particulier, et pour le moins surprenant. On ne s’attend pas à entendre tant de hargne, tant de puissance, sortir de ce si petit corps. Et finalement, on ne la distingue pas tant que ça de ses homologues masculins, préposés aux chœurs et au growl. Tout le groupe est impliqué dans la musique, et dans le jeu de scène. Même le batteur, caché derrière ses fûts, arrive à se faire remarque. Seul le claviériste se fait plus discret. Mention spéciale au bassiste, très animé et plein de bonne humeur. Tout comme Doro, qui officie un peu sur le même créneau, Battle Beast ne s’embarrasse pas de détails pour écrire ses paroles. Steel, la piste titre de l’album, hurle un refrain simplissime, presque en boucle (Shake the world with heavy metal / shake the world with steel). L’effet ne se fait pas attendre : le public, particulièrement en fosse, réagit. Ca crie, ça bouge, ça pogote, ça slamme même ! Par contre, 45 minutes, c’est quand même un peu long. Les morceaux se suivent, et se ressemblent. Alors certes, parfois on crie « hey ! », parfois on crie « ho ! », et parfois on crie « heavy metal ! steel ! ». Mais c’est un peu toujours la même chose. C’est très sympa, mais c’est toujours la même chose. Et puis, Nightwish se fait attendre quand même. Justice and Metal Armageddon Clan Cyberspace Steel Iron Hand Victory Enter the Metal World Show me How to Die Nightwish ![]() Mais qui se cache donc derrière ce rideau ? Aide Dora à deviner. Alors voilà, le moment que nous attendions tous est arrivé. (ou presque, parce que l’attente a été bien longue entre les deux dernières parties). Et c’est sur une sorte de voile que se lancent les lumières. Avec les danseuses du ventre, ce sera la grande découverte des groupes du genre ces derniers mois / années. Sauf que là, le voile n’est pas uniforme, déchiqueté, il est soulevé par un souffle venant du fond de la scène. Un Marco sur une chaise à bascule est projeté en ombres chinoises sur ledit voile, au doux son de Taikatalvi. Evidemment, le rideau finit par tomber, mais seulement après plusieurs minutes de Storytime, dans des éclairages très sombres. (moi je m’en fous, je voyais quand même depuis le côté !) Puis dès la tombée du voile, et quelques éclats de voix du public, un grand écran s’allume en lieu et place d’un éventuel backdrop, et les lumières se font plus chaudes, plus colorées. Anette est vêtue d’une jolie robe noire, et d’escarpins fort seyants. Elle nous avait habitués à pire. ![]() Seyante. Comment ? Vous me préfériez en blonde à rayures ? Anette d’ailleurs, parlons-en. A la fois magnifique en frontwoman, tantôt dansante, tantôt séductrice, tantôt discrète, tantôt second couteau de Marco, ou au contraire captivant toute l’attention sur certains passages ; elle a pleinement investi la scène, et le groupe de sa présence. Attention à un petit flop : se rappelant le miracle 2009, où tout le Zénith avait chanté Frère Jacques en chœur avec elle, Anette a tenté de faire chanter Bercy sur une chanson « typiquement française » que visiblement elle était la seule à connaître. Espérons qu’elle n’ai pas pris pour elle le lourd silence qui s’est installé à ce moment là dans la salle. Vocalement au top sur les morceaux écrits pour elle (malgré quelques couacs sur the Crow, the Owl and the Dove), elle a toujours beaucoup de mal sur les « chansons d’avant ». Soyons réalistes : Wish I had an Angel, Planet Hell et Over the Hills and Far Away sont à pleurer (malgré un très joli solo Stargazersien / Gethsemanien de Tuomas sur Planet Hell). Dead to the World s’en sort un peu mieux, mais rappellera toujours le spectre du passé. Marco lui non plus ne se fait pas oublier. Souvent silencieux, il a pourtant ses grands moments : Scaretale d’abord, son passage lyrique, et son passage quasi pagan, mais aussi son chant pour cacher les faiblesses d’Anette sur Over the Hills and Far Away, ou leur très beau duo folk de I Want my Tears Back. En parlant d’occupation de scène, lui aussi sait y faire. Une vraie bête. La scène en elle même était très peu décorée. Seul le clavier-orgue de Tuomas se démarque. Le reste est sobre, rehaussé par des éclairages très variés, et cet écran. Mais cet écran ... Ne disons pas inutile. Mais au moins peu judicieux. Contrairement à Within Temptation, qui essayait de transmettre un message à travers les vidéos diffusées, ou les paroles de la chanson en cours, ou simplement un paysage rappelant sa thématique, Nightwish ne diffuse que des images épileptiques et colorées, souvent redondantes. Un manège, des éclairs de flammes ... C’est visuellement très joli, mais ça n’apporte finalement pas grand chose au spectacle. ![]() Bonjour, voilà, on m'a dit que c'était ici le manège de flammes. En revanche, les jeux de flammes sont réussis. Un peu convenus peut-être, et parfois prévisibles (à part les quelques jets de flammes sortant du support de clavier de Tuomas, seulement pendant Scaretale). Mais très réussis, et agrémentant agréablement le spectacle. ![]() Hell awaits you my child Cependant, le groupe arrive à assurer le spectacle (presque) tout seul. Troy Donockley se joindra à eux pendant plusieurs morceaux, pour interpréter ses passages aux instruments traditionnels, mais aussi pour pousser la chansonnette sur The Crow, the Owl, and the Dove. Sa présence, quoi que discrète, apporte clairement un plus. Les passages folk sont euphorisants, et passent très bien, rendant le public encore plus déchaîné. Finalement, seuls Emppu et Jukka seront discrets, et apparaitront bien en retrait des autres membres. Le concert était donc bien bon. Attention cependant, la setlist souffrait d’un terrible ventre mou, commençant avec un Slow, Love, Slow certes très bien rendu en termes d’atmosphère, mais quand même pas vraiment taillé pour le live. Mais après ... L’enchapinement de la volière, the Islander et de Nemo en acoustique, c’est quand même un peu plus de quinze minutes provoquant la léthargie. Tout n’est pas perdu cependant, puisque c’est pendant ce passage que Bercy s’illuminera de centaines de petites lumières. Un moment très fort, qui met les larmes aux yeux. ![]() Comment ça on voit rien ? On regrettera aussi la première piste du rappel, Finlandia, pour le moins peu enthousiasmante ... Et puis surtout l’absence de Poet and the Pendulum (sacrifiée au profit de Amaranth ? Ils sont donc sérieux.) Le public n'a malgré tout pas manqué de rappeler au groupe qu'il les aime. Beaucoup. Mais en papier. Pour le reste, on a une setlist variée, agréable, avec une mention spéciale pour les deux derniers titres, ravageurs en live : Song of Myself, tronquée de sa partie gnan-gnan, et Last Ride of the Day, véritable hymne, permettant de conclure à la perfection, et par un petit feu d’artifices, ce spectacle Puisque oui, c’est déjà fini ... Malgré sa durée assez conséquente (presque deux heures), le show est passé très vite ... Et la piste titre, accompagnant le salut des finlandais a le même effet nostalgisant qu’en version studio : on relancerait bien tout ça. Sauf que c’est moins facile avec un live qu’avec un album ! Quelques photos supplémentaires Taikatalvi Storytime Wish I had an Angel Amaranth Scaretale The Siren Slow, Love, Slow I Want my Tears Back The Crow, the Owl, and the Dove The Islander Nemo (acoustique) Last of the Wilds Planet Hell Ghost River Dead to the World Over the Hills and Far Away Finlandia Song of Myself Last Ride of the Day Imaginaerum (saluts) |
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Le 11 Mai 2012
Le 11 Mai 2012
Le 12 Mai 2012
Le 15 Mai 2012
Anette est enfin acceptée par tous les fans, ce qui est amplement mérité. Elle est bien présente sur scène (même pendant les passages instrumentaux ou lorsque Marco assure le lead), mais il faut aussi admettre qu'elle a le charisme d'une huitre paraplégique ! Elle est gentille, chante vraiment bien, mais danse comme un pied
Mais au final, Nightwish 2.0 reste un excellent groupe de scène. Superbe concert pour moi
Le 11 Mai 2012