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Nouvelle édition du Hellfest, nouveau “champ de bataille” et nouveau rendez-vous pour les irréductibles gaulois d’Heavylaw. Ni la pluie, ni le vent, ni la boue ne viendront à bout de la motivation de nos fidèles chroniqueurs, prêts à tout pour vous rapporter un petit aperçu de ce Hellfest cuvée 2012. A vos marques, prêts... headbanguez !!! (The Inner Circle)
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MAINSTAGE 1/2
ALPHA TIGER (11h05-11h35)
illman : Le temps de bien se rendre compte que 5 minutes entre chaque concert cela fait peu, je rate le début de leur première chanson avant de réussir à me poster devant leur scène. Un premier constat après quelques minutes, c’est que ça rend carrément mieux que sur album, en tout cas mieux que sur "Man or Machine". On est débarrassé du pseudo-effet “space” sur la voix. Pour ce qui est de l’attitude scénique, je retiendrai plus les franges oranges du falzar du bassiste que l’énergie qu’ils ont déployé sur scène. En tout cas, les allemands de cette formation me confirment qu’ils valent que je suive un peu leur évolution.




HAMLET (11h40-12h10)
illman : Curieux de découvrir un groupe espagnol, je suis resté devant la Mainstage pour Hamlet. Entaché par un petit problème technique en début de concert, le show part sur les chapeaux de roue avec un chanteur bondissant et aux poses disons “spéciales”. Surement pas dans les meilleurs concerts du fest, il n’en reste pas moins un groupe sympatoche à voir.

BUKOWSKI (12h15-12h45)
Dragonman : On vous avait déjà dit beaucoup de bien des frenchies de Bukowski dans nos colonnes. Le groupe officie dans un Power/Rock très mélodique, le combo malgré une audience réduite ne lésine pas sur l’énergie dépensée et la prestation du groupe est plus qu’honorable ! Les titres de qualité s’enchaînent, et on sent que le groupe prend un vrai plaisir sur scène. Le trio occupe bien la scène et joue avec le public... Il arrive même facilement à attirer de nouvelles proies, en effet à la fin du set, l’audience a facilement doublée... Groupe à découvrir... Personnellement je suis conquis et je vais suivre ce combo sympathique qui enregistre actuellement son 3ème album. Bukowski, en tous les cas, restera à jamais comme le premier groupe de mon premier festival...
Setlist :
1. My Name Is Kozanowski
2. Carnivorous
3. Pillbox
4. Mysanthropia
5. The Midnight Son
6. Bro' You Save Me
7. Hit the Ground Again
BLACK BOMB A (12h50-13h30)
Dragonman : N’étant pas fan devant l’éternel face à cette vague populaire qu’est le Metalcore, et étant assoiffé, je me dis que la programmation de Black Bomb A est un bon prétexte pour aller acheter quelques jetons ! Sachez que l’attente en cette fin de matinée a durée le temps du set de Black Bomb A... et je ne vous cacherais pas que l’attente fût longue, les Lillois officient dans un Metalcore/Hardcore assez conventionnel, influencé par la vague « Core » d’outre Atlantique... Le groupe cependant possède une bonne fanbase, et semble prendre beaucoup de plaisir... en ce qui me concerne, le descriptif du dernier album suffit à me convaincre... « Toujours ce son metal-hardcore décapant servi par des textes appelant au chaos, et hurlés par un duo hors normes... » ! Voici mon problème principal, si un des deux chanteurs, pouvait pousser un peu une chansonnette mélodieuse, le reste serait peut être un peu moins indigeste... Dommage car sur le plan de la rythmique, il y avait des choses intéressantes... le « Metalcore », ce n’est définitivement pas pour moi !
Setlist :
1. Pedal to the Metal
2. My Mind Is A Pussy
3. You Can't Save Me
4. Come On Down
5. We Don't Care
6. Look At The Pain
7. Mary
8. Fear
9. Police Stopped Da Way
10. Tales From The Old School
STREET DOGS (14h20-15h)
illman : Le groupe de l’ancien chanteur des Dropkick Murphys monte sur scène pour délivrer leur street punk énergique et je ne suis pas déçu du voyage. McColgan a de l’énergie à revendre et entendre résonner Punk Rock And Roll donne une envie de pogoter sévère. Voir des groupes comme Street Dogs au Hellfest ça me met des étoiles dans les yeux à rêver d’une programmation future de Bad Religion par exemple.

MOLLY HATCHET (15h05-15h45)
Dragonman : Après un Solstafir relativement prenant, mais pas forcément hyper joyeux (Islande terre de dépression ? ), je me dirige vers la Main Stage pour l’un des premiers grands moments de la journée ! Molly Hatchett... pour avoir vu de nombreuses vidéos live, c’est toujours une ambiance particulière... Il est d’ailleurs surprenant de les voir jouer si tôt dans la journée pour un set d’uniquement 40 minutes ! Molly Hatchet c’est tout de même une quinzaine d’albums studio, de nombreux live d’anthologie... mais la niche dans laquelle officie le combo, le rock sudiste, est forcément plus populaire outre atlantique !
Fraîcheur, énergie positive et une incroyable attitude Rock N’ Roll, voilà ce que je retiendrais de ce show, les quinquagénaires pouvant donner moult leçons sur les attitudes lives ! Les puristes autour de moi me glisseront à l’oreille, “Molly sans trois guitaristes ce n’est plus la même chose...” N’ayant jamais saisi l’intérêt et l’apport de trois guitaristes live (qui souvent se marchent sur les pieds), je me délecte de ce concert trois fois trop court ! Une chose est sûre, entre néophytes et amoureux de la musique des Sudistes, le groupe fédère !
Setlist :
1. Whiskey Man
2. Bounty Hunter
3. American Pride
4. Fall of the Peacemakers
5. Justice
6. Beatin' The Odds
7. Been to Heaven - Been to Hell
8. The Creeper
9. Dreams I'll Never See
10. Flirtin’ With Disaster

UNISONIC (16h35-17h25)
Dragonman : Voir Kai Hansen et Michael Kiske réunis sur scène, chantant sous une même bannière, celle de Unisonic, relevait du rêve il y a peu ! Là où certains ont ouvertement critiqué une action mercantile, je peux dire après les avoir vu sur scène, que Unisonic est avant tout une belle fête entre potes... on sent la complicité des années passées entre le guitariste et le chanteur, le reste appartenant au passé ! Concernant le show, on a affaire à du grand Kiske ! L’homme est en grande forme, et le groupe fait honneur aux principaux titres de l’unique album du combo... je trouvais que la version studio manquait de pêche, mais en live, comme dirait les jeunes, « ça poutre » !
La fête est réussie, la communion avec le public est bonne, mais c’est bien évidemment lorsque le groupe joue deux anciens morceaux des Keepers que la foule se déchaîne, « March in time » et « I Want Out », deux classiques des citrouilles ! Un grand moment, même si Michael Kiske prenait la tête des mauvais jours à chaque long passage dans les aigus... le teuton tient bel et bien la note ! Encore et toujours ! Très bonne prestation !
Setlist :
1. Unisonic
2. Never Too Late
3. King for a Day
4. My Sanctuary
5. March of Time (Helloween cover)
6. Over the Rainbow
7. Star Rider
8. We Rise
9. I Want Out (Helloween cover)




HEAVEN SHALL BURN (17h30-18h15)
The Inner Circle : J’avoue m’être retrouvée quelque peu par hasard devant la Mainstage à l’heure où les allemands de Heaven Shall Burn débutaient leur set. Mais comme il n’est jamais inintéressant de découvrir de nouveaux groupes - peu importe le style musical - j’ai décidé de laisser libre court à ma curiosité. Évoluant dans la scène deathcore, le combo ne manque en tous cas pas d’énergie et livre un show tout en puissance et en testostérone. Le chanteur Marcus Bischoff se démène comme un beau diable et prend pleinement possession de la Mainstage 2, secondé par des musiciens qui sont tout autant au taquet. Le son dont le groupe bénéficie est plus que correct et rend honneur à la prestation livrée par le groupe ce soir, qui certes n’a rien de spécifiquement original musicalement parlant (Heaven Shall Burn est un groupe de metalcore parmi tant d’autres après tout, difficile de se démarquer sur une scène particulièrement saturée ces dernières années) mais qui envoie sacrément la pâté. Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas, et c’est rapidement la folie dans les premiers rangs. Si l’on souhaitait headbanguer un peu calmement, mieux valait rester légèrement en retrait! Heaven Shall Burn est donc un groupe intéressant à découvrir en live, ne serait-ce que pour l’énergie débordante dont fait preuve Marcus Bischoff...ça c’est un frontman, un vrai!
Setlist :
1. The Weapon They Fear
2. Black Tears (Edge of Sanity cover)
3. Behin a Wall of Silence
4. Combat
5. The Disease
6. Endzeit
7. Counterweight
8. The Omen
9. Forlorn Skies



GOTTHARD (18h20-19h20)
illman : Le groupe de Hard Rock suisse le plus cool que je connaisse a posé ses amplis au Hellfest. Fort de leur nouveau chanteur Nic Mader qui remplace Steve Lee disparu dans des conditions tragiques, ils vont nous sortir un show qui conquerra une partie du public. En même temps un chanteur francophone ça aide à se mettre le public dans la poche mais ce n’est pas son seul atout, sa voix est plutôt belle et se pose parfaitement sur les chansons plus anciennes du groupe et celle de leur dernier album, Firebirth. Un souci ? Le set est carrément trop court à mon goût, il fallait bien trouver un défaut.

TURBONEGRO (19h25-20h25)
illman : Les plus colorés des norvégiens sont venus s’en payer une bonne tranche dans nos contrées avec un nouveau chanteur, un bon gros gars bien tatoué et qui a de la voix. Tu veux entendre un public scander I GOT ERECTION, t’es au bon endroit, l’ambiance était de folie malgré la pluie et ça restera un de mes meilleurs concerts du week-end.
LYNYRD SKYNYRD (20h30-22h)
illman : Un peu de Hard Rock Sudiste en fin d’aprèm, ça fait oublier le mal de pied. Le ciel s’est dégagé et il s’est arrêté de pleuvoir, comme un intervention divine pour leur show, ce qui a permis au public plutôt nombreux de voir le concert dans de bonnes conditions. La joyeuse troupe de l’Alabama a carrément mis de l’ambiance à Clisson, ils ne sont peut-être pas vifs comme des gardons mais le chanteur sait garder son public sous sa coupe, c’était comme avoir un petit bout des states à la maison. Ça reste certes un show carré à l’américaine mais leurs classiques plein d’émotions donnent de l’âme à ce moment. Simple Man, Sweet Home Alabama ou Free Bird qui démarrent et c’est un véritable raz-de-marée dans le public, après c’est peut-être mon imagination mais cela doit être le concert où le public à le plus chanté avec un groupe du week-end. J’ai apprécié qu’ils aient limité les chansons tirés de leur peu inspiré dernier album.
Lynyrd Skynyrd en concert, ça vaut le détour.
Setlist :
1. Workin' For MCA
2. I Ain't The One
3. Skynyrd Nation
4. What's Your Name
5. Down South Jukin'
6. That Smell
7. Saturday Night Special
8. Simple Man
9. Gimme Back My Bullets
10. Whiskey Rock-A-Roller
11. The Needle And The Spoon
12. Gimme Three Steps
13. Call Me The Breeze (J.J. Cale cover)
14. Sweet Home Alabama
Encore:
15. Free Bird

DROPKICK MURPHYS (22h05-23h05)
illman : Originaires de Boston, les p’tits gars servent du Punk Rock Celtique de qualité sur album alors je les attendais au tournant. Le son par contre n’était pas de qualité sur la Mainstage 2, la voix était trop étouffée par rapport au reste et le fait de ne pas être plein axe ne m’a pas aidé. Mais par contre quelle ambiance mes aïeux, j’ai du cramer la moitié de mes forces à ce concert. Le mélange des instruments traditionnels comme la cornemuse ou encore le banjo avec les grattes électriques donnent tout de suite un coté festif à l’affaire avec Going out in Style ou encore I’m Shipping up to Boston qui enflamment autant les connaisseurs que les amateurs.
Un super moment un poil gâché par la technique.

MEGADETH (23h10-0h40)
Cyric : Il m’aura fallu attendre longtemps avant de faire ma première virée en Mainstage. La programmation était tellement bonne dans la Temple et dans la Valley que le besoin de m’y rendre ne se faisait nullement ressentir jusqu’à Megadeth. Pourtant je suis loin de connaître toute la discographie du groupe, étant surtout branché sur les premiers albums. Je prends mon pied sur Hangar 18 et les deux autres titres supplémentaires de l’excellent “Rust in Peace”. Ensuite, c’est l’ennui, les morceaux se ressemblent tous, le son est bon, mais seulement par intermittence, et la fatigue de la journée commence à se faire ressentir.
Direction le camping pour récupérer un peu avant un samedi qui s’annonce très sportif.
The Inner Circle : J’avoue, j’attendais beaucoup de la prestation de Megadeth ce soir. N’étant pas spécifiquement fan du groupe mais appréciant grandement certains titres de leur discographie, j’avais hâte de pouvoir les découvrir sur scène. Le concert débute en beauté avec “Never Dead” issu de leur dernier album Th1rt3en et l’on sent l’adrénaline monter à l’apparition des musiciens sur scène. Celle-ci va cependant rapidement redescendre... et pour cause, Megadeth bénéficie ce soir d’un son particulièrement aléatoire (ce sera malheureusement le cas pour tous les groupes que j’ai vu sur la Mainstage 1 cette année), rendant leur prestation par instants quasiment inaudible. Par ailleurs, Dave Mustaine n’est pas au mieux de sa forme ce soir, il semble ne faire que le strict minimum, et la performance du groupe part totalement en roue libre, les titres s’enchainant mollement les uns après les autres. Quelle déception! Le format festival ne me semble absolument pas convenir à Megadeth, et j’espère vivement avoir la chance de les revoir dans de meilleures conditions un jour.
Dragonman : N’étant pas un grand fan de Megadeth dans l’absolu en version studio, je me dis que le live, ça ne se manque pas... mais la fatigue commence vraiment à se faire sentir... et les errements de Dave Mustaine qui semble vraiment se contenter du minimum n’arrive pas à me convaincre de rester plus de la moitié du set, peu d’énergie, peu de feeling, peu d’envie... voilà l’impression que j’ai eu durant cette demie heure face aux « rois du trash » selon certains !
La pluie et l’appel du canapé en Carré VIP finiront de me convaincre de quitter la Mainstage afin de recharger les accus en prévision du King !
Setlist :
1. Never Dead
2. Head Crusher
3. Hangar 18
4. Trust
5. In My Darkest hour
6. Foreclosure of a Dream
7. She-Wolf
8. Dawn Patrol
9. Poison was the Cure
10. Sweating Bullets
11. A tout le monde
12. Angry Again
13. Guns, Drugs & Money
14. Whose Life
15. Public Enemy n. 1
16. Symphony Of Destruction
17. Peace Sells
18. Holly Wars
KING DIAMOND (0h45-2h)
Dragonman : J’apprécie beaucoup King Diamond, et ce n’est pas la programmation tardive et une fatigue extrême qui vont m’empêcher d’assister au show ! King Diamond, c’est d’abord une versatilité vocale hors du commun ! Les versions studios de ses albums sont loin d’être parfaites mais je suis à chaque fois impressionné par le timbre du monsieur ! En live, nous entrons dans une nouvelle dimension ! Même si à l’écoute des albums, on entre facilement dans l’univers tordu et malsain du combo, la vision live donne vie à tous les personnages les plus timbrés de son univers. La scène est bien décorée voire glauque, mimant l’entrée d’un manoir avec son grillage et dès les premières incursions vocales du King, nous voici parti pour 1h30 de folie ! Les titres s’enchaînent, la magie opère, le grillage est retiré et le roi devient fou ! L’ambiance est juste parfaite, une pluie fine, des flammes tout autour de chaque bars entourant le site! Le groupe prend du plaisir sur scène et offre deux rappels, contenant notamment le clou du spectacle, « The Family Ghost » ! Grand moment de musique, à n’en pas douter !
Une vraie comédie musicale horrifique captivante !
Setlist :
1. The Candle
2. Welcome Home
3. Drum Solo
4. Voodoo
5. At the Graves
6. Up From the Grave
7. Dreams
8. Sleepless Nights
9. Guitar Solo
10. Shapes of Black
11. Come to the Sabbath (Mercyful Fate cover)
12. Eye of the Witch
Rappel :
13. The Family Ghost
14. Halloween
Rappel 2 :
15. Black Horsemen
ALTAR / TEMPLE
TREPALIUM (10h30-11h)
illman : Après le mini-spectacle de lance-flammes de la porte du festival, on a pu enfin rentrer pour commencer à se coller aux scènes. Quoi de mieux pour se réveiller en ce vendredi matin qu’un peu de Death au petit dèj’. Trepalium ouvre le bal sous la tente dédié au genre,la Altar. La performance est loin d’être inoubliable, on entend mal la voix, en tout cas où j’étais, et on a du mal à saisir le feeling un peu groovy que l’on retrouve sur les albums. A leur décharge, le public qui vient de se lever n’est pas forcément au taquet pour l’ambiance. On a droit à Sick Boogie Murder donc au final je suis bien content d’avoir été là.
BELENOS (12h15-12h45)
Cyric : Premier concert de la journée pour ma part et première virée dans la Temple pour assister au show des bretons de Belenos. La foule est déjà présente en nombre. Heureusement pour nous, la scène est suffisamment surélevée pour y voir quelque chose. L'ambiance est résolument païenne : costumes gaulois et cornes d'animaux sont de sortie. Le groupe pioche dans tout sa discographie, nous livre entre autres un Terres de Brume convaincant, sauf si l'on excepte les choeurs guerriers qui sonnent un peu faux. Le chant black est à mon avis plus réussi. Côté riffs, ce n'est pas franchement original, les parties rapides passent bien et les arpèges à la guitare arrivent à installer une petite atmosphère. Le son est bon (c'est bon de le souligner au vu des prestations qui suivront) ce qui n'avait pas été le cas lors de leur passage au Cernunnos Pagan Fest de 2010 où l'on avait eu droit à Paris à une infâme bouillie sonore.
Heureusement pour nous, ce ne fut pas le cas aujourd'hui.



SOLSTAFIR (13h35-14h15)
Cyric : Voici un groupe qui n'aura eu cesse de tourner ces dernières années. Même si j'ai déjà vu Sólstafir plusieurs fois, il m'est agréable de les retrouver de nouveau, d'autant plus qu'il semblerait que des morceaux extraits de leur dernier album, “Svartir Sandar”, vont être jouées. En vérité, les Islandais vont en jouer trois morceaux... sur quatre ! Le set débute donc avec Ljós í Stormi, longue complainte qui enchaîne passages calmes et passages plus enlevés. Malheureusement, le son n'est pas des plus heureux. Le chant, notamment, ne parvint pas à me convaincre et j'éprouve des difficultés à entrer dans le set. Þín Orð suit et son côté catchy fera son petit effet dans la foule. Troisième morceau de “Svartir Sandar”, la très mélancolique Fjara est d'un charme fou sur album mais là pour le coup, ça a fait un gros flop. La musique, trop doucereuse, ne se prête pas vraiment à un festival mais plutot à une écoute en casque. Le chant féminin, qui intervient régulièrement dans le morceau, est évidemment samplée, et me renforce dans l'idée que ce morceau n'aurait pas dû être joué. Dommage, on aurait préféré un bon petit Köld à la place.
Un concert en demi-teinte pour moi.
Set-list :
1. Ljós í Stormi
2. Þín Orð
3. Fjara
4. Goddess Of The Ages



ENDSTILLE (15h05-15h45)
Cyric : Endstille, je ne connaissais que de nom et décide d'y faire un tour à la fin de leur set. C'est du black classique avec son lot de maquillages sanguinolents, de riffs primaires et de beuglements. Ca joue vite, très vite. Par contre, le son est bien pourri ce qui n'arrange rien.
Décidément pas pour moi !
GOROD (15h50-16h30)
Cyric : Je me place pour Gorod préférant assister à ce show plutôt qu'à celui de The Atomic Bitchwax dans la Valley. Le line-up semble avoir changé depuis la dernière fois que je les avais vu en salle, en première partie de Cynic. Le chanteur n'est plus le même et je dois avouer que celui-là a bien plus de coffre que le précédent. Même entre les interludes, il n'arrête pas de growler. Le set est énergique, les compositions très techniques mais l'on cherche en vain les mélodies. Les musiciens ont un niveau de jeu impressionnant mais j'ai tout de même du mal à adhérer.
Le set se termine un peu plus tôt que prévu et c'est avec empressement que je me rends juste à côté, près de la scène de la Temple car c’est bientôt l’heure de Darkspace...
DARKSPACE (16h35-17h25)
Cyric : L’une des raisons de ma venue au Hellfest a été motivée en partie par le fait que les Suisses s’y produisaient. Groupe culte, Darkspace n’est pas réputé pour arpenter les salles de concerts et les planches des festivals alors c’est une chance de les voir à Clisson cette année. Je me place donc dans les premiers rangs. Sur scène, les trois musiciens se ressemblent tant au niveau des maquillages (un look de pandas diront certains !) que de leurs vêtements. Pas de batterie à l’horizon mais une boîte à rythmes. Le show débute, quelques minutes passent et je dois bien me rendre à l’évidence : le son est ignoble ! Difficile d’apprécier le set lorsque les nuances présentes sur album ne se retrouvent pas en condition live... rageant. Je persévère pourtant mais malheureusement, ça sonne creux, excepté les chants des trois zicos, convaincants et proches de l’hystérie. Le fait de jouer en journée n’est pas non plus un choix heureux. Les passages ambiants me gonflent plus qu’autre chose et je n’ai qu’une seule envie : que le désastre se termine au plus vite ! Une grosse déception donc mais une envie tenace de les revoir dans de meilleures conditions, en soirée et dans une salle de concert par exemple.
Très dommage tout de même.



MOONSORROW (20h30-21h20)
Cyric : Je ne prends pas trop de risques en décidant d’aller voir Moonsorrow. Les Finlandais sont une valeur sûre en live et encore une fois, je n’ai pas été déçu de leur prestation. Mais le son dans la Temple n’a pas été à la hauteur. Quelle fâcheuse habitude... néanmoins on ne boude pas son plaisir à l’écoute de titres anciens tels Kivenkantaja ou Ukkosenjumalan Poika ou de titres plus récents comme l’excellente Huuto. C’est épique à souhait, les claviers ne sont pas en reste et le public est conquis par ces guerriers venus du nord. Mais que serait le show de Moonsorrow sans l’exécution de Jotunheim ? Sans doute l’une des meilleures compositions du groupe à ce jour et quel plaisir de voir les Finlandais nous l’interpréter ce soir ! Bien entendu nous aurons doit à une version écourtée de la version présente sur album mais la mélancolie qui imprègne le morceau n’en est pas pour autant altérée.
Pari réussi pour Moonsorrow.



SATYRICON (22h30-23h30)
The Inner Circle : Le concert des norvégiens s’ouvre sans grande surprise sur “Now, Diabolical” titre phare de l’album du même nom. Celui-ci sera d’ailleurs fortement représenté ce soir avec pas moins de 3 titres, soit davantage que leur dernier album The Age Of Nero. Comme on pouvait le prévoir, le chanteur Satyr procure à lui seul une bonne partie du spectacle, chantant comme un possédé devant son pied de micro reprenant l’emblème représenté sur le logo du groupe. Le son sous la Temple est particulièrement excellent, de même que le jeu de lumière qui souligne à merveille la noirceur de la prestation des norvégiens.
Une performance parfaitement à la hauteur de ce à quoi on pouvait s’attendre, ni plus ni moins!
Setlist :
1. Now, Diabolical
2. Black Crow on the Tombstone
3. Forhekset
4. The Wolfpack
5. Hvite Krists Død
6. Repined Bastard Nation
7. To The Mountains
8. Mother North
9. K.I.N.G.
10. Fuel For Hatred



AMON AMARTH (00h45-2h)
The Inner Circle : Voir Amon Amarth en concert, c’est comme prendre un Big Mac au Mac Do. On sait bien que c’est toujours la même formule, mais que c’est tout de même carrément bon. Alors on y retourne! Rien d’exceptionnel donc concernant la performance des vikings qui ont clôturé cette première soirée sur la Temple, mais un show parfaitement ficelé et mené par l’excellent frontman Johan Hegg. Les titres puisés harmonieusement dans la discographie du groupe s’enchainent rapidement, et font le plaisir du public massé sous le chapiteau. Ajoutons à cela quelques jolis jets de flammes pour pimenter la prestation des suédois, voilà que quoi faire le bonheur de tout le monde.
Setlist :
1. War of The Gods
2. Runes To My Memory
3. Destroyer of the Universe
4. Death In Fire
5. Cry of The Black Birds
6. Fate of Norns
7. For Victory or Death
8. The Poursuit of Vikings
9. Live for the Kill
10. Under The Northern Star
11. Victorious March
12. Twilight of the Thunder God
13/ Guardians of Asgaard
VALLEY
THOU (12h50-13h30)
Cyric : C'est agréable, la Valley se trouve non loin de la Temple. Il suffit de marcher un peu et voilà qu'un autre groupe se présente à nous, à savoir Thou. Pour avoir écouter quelques morceaux avant, je savais que le show serait particulier. Les Américains ne délivrent pas une musique franchement accessible mais un mélange entre sludge et doom metal, rappelant très nettement le groupe Eyehategod. C'est lourd, écrasant même. Et c'est d'une lenteur qui en fera fuir plus d'un. Ecouter Thou, c'est un peu comme se retrouver en plein milieu d'un bayou où la température dépasserait les 40°. Le chanteur, plutôt chétif, a du coffre et nous assome de son chant typé hardcore. La basse vrombrit, nous retourne et nous donne un avant-goût de ce à quoi nous aurons droit dimanche soir dans la Valley avec Sunn O))) (le guitariste placé à droite porte d'ailleurs un t-shirt du groupe). On s'ennuie parfois mais la musique dégage une telle puissance qu'il est difficile de rompre le charme.
En somme, un bon show malgré des compositions assez similaires qui mériteraient peut-être d'être un peu plus fouillées.


BRAIN POLICE (14h20-15h)
Cyric : Décidémment, l'Islande est à l'honneur puisque Brain Police nous vient également de la terre de feu et de glace ! Le groupe officie toutefois dans un autre registre que leurs compatriotes de Sólstafir. On a là affaire à du bon stoner des familles ! C'est d'ailleurs assez cocasse de voir des Islandais se prêter à ce style, plutôt en vogue aux Etats-Unis. Alors certes, leur musique n'est pas des plus original et a déjà été entendue. Pourtant, le groupe suscité mon adhésion, presque immédiate. Le son est très bon et bien rock. Les compositions sont très accrocheuses. Le chanteur est charismatique au possible et ne cesse d'haranguer la foule, en profite même pour attraper un drapeau islandais et à l'accrocher à son micro. Il est rejoint lors de la dernière chanson par le chanteur de Sólstafir pour un final détonnant.
En voilà une révélation !




THE ATOMIC BITCHWAX (15h50-16h30)
The Inner Circle : Encore une belle découverte pour moi aujourd’hui que celle de The Atomic Bitchwax. Groupe formé dans le New Jersey à la fin des années 90, le groupe nous livre un rock stoner particulièrement efficace. Les trois membres du groupe (à noter la participation de Ed Mundell, qui officie également dans Monster Magnet) plongent la Valley dans une ambiance américaine.
Et l’on passe un très agréable moment avec ce trio qui apporte un joli vent de fraicheur à la programmation du Hellfest.
Setlist :
1. Stork Theme
2. Shit Kicker
3. So Come On
4. Forty-Five
5. Gettin’Old
6. Giant
7. Hope you die
8. Pigs



ORANGE GOBLIN (17h30-18h15)
Cyric : Alors là mes amis, c’était LE concert à ne pas rater ! Le public ne s’y est pas trompé, la tente étant pleine à craquer. Toutes les conditions étaient réunies pour passer un excellent moment. Le son, déjà, où l’on ne pouvait rêver mieux puisqu’il était tout simplement titanesque ! De quoi oublier un instant celui bien faisandé de la Temple. Le chanteur ensuite, tellement charismatique et à fond tout le long du set, à l’instar de ses comparses musiciens. La set-list valait également le détour car très centrée sur leur excellent dernier album, “A Eulogy for the Damned”, avec des titres tels que Red Tide Rising ou encore Acid Trial qui donnent envie de se lancer dans d’énergiques pogos.
Un concert grandiose, à tous points de vue !
COLOUR HAZE (19h25-20h25)
Cyric : Après la déception Darkspace, je ne me sens vraiment pas de retourner dans la Temple voir Taake. Une petite pause s’impose donc, et vient déjà l’heure d’assister à la prestation de Colour Haze. J’avoue avoir écouté quelques morceaux du groupe avant de venir mais je n’avais pas accroché plus que ça. En live, le rendu est tout autre. Pas de show à proprement parler, les musiciens étant stoïques. On est pas là pour le spectacle mais bien pour se gaver de son. Je tiens à préciser que le trio munichois est considéré comme étant une référence dans le milieu du stoner psychédélique. Un titre qui est loin d’être usurpé puisque ce concert fait certainement partie des meilleurs de la journée. Le guitariste soliste ne chantera pratiquement pas durant le set tant la musique se suffit à elle-même. L’homme fait plutôt chanter sa guitare, enquille les solos les doigts dans le nez... c’est planant, prenant et sonne vraiment “années 70”.
Une très bonne surprise !



HANK III (21h25-23h25)
Cyric : Après le black/pagan de Moonsorrow, je me décide de changer complètement de style en allant voir Hank III. Pour la petite histoire, ce monsieur n’est autre que le petit-fil d’une des légendes de la musique country Hank Williams et le fils de la star actuelle de la country Hank Williams Junior. Pas un troufion donc. Pour avoir écouté pas mal de ses morceaux avant de me rendre au Hellfest, je savais que le show serait spécial. Beaucoup de gens dans le public ont du d’ailleurs être surpris par le show livré par l’américain. La Valley n’est guère remplie nous laissant pour une fois libre de nos mouvements (on ne va pas s’en plaindre !). Sur scène, un violon, un banjo, une contrebasse, une guitare acoustique et le chant nasillard caractéristique de Hank III. Et autant dire que cela nous change des groupes à l’affiche... je dirais même que c’est une petite bouffée d’air très agréable puisqu’elle permet d’écouter autre chose que du metal pendant une heure de temps. Je suis conquis, les morceaux ont beau être répétitifs, c’est d’une efficacité redoutable ! Pour le coup, on se croirait dans un saloon perdu en plein milieu de l’ouest américain. Et pas un temps mort ! Les membres du groupe n’ont guère le temps de reprendre leur souffle qu’un nouveau morceau commence déjà.
Après un peu plus d’une heure, le show change littéralement. Les musiciens quittent la scène, ne restent plus qu’Hank III et son batteur. Les lumières s’éteignent, un film est projeté à l’écran et Hank troque sa guitare acoustique pour une électrique. Place au metal ! Mais l’ennui finit par guetter, la seconde partie étant malheureusement bien moins prenante que la première, la faute à des riffs un peu trop basiques qui ne retiennent guère mon attention... dommage !
Un bilan mitigé mais un show country excellentissime. Coup de coeur !



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Merci pour ce report très complet du premier jour !
Le 30 Juin 2012