| Pain of Salvation + Wastefall | ||
|---|---|---|
![]() |
||
| Lieu : Elysée Montmartre | Reporter: Cliff / Flore | Date : 03-03-2007 |
Flore : Rha ! Samedi. Les cours reprennent lundi et j’ai toujours pas commencé mes devoirs En tout cas, j’ai au moins la chance que la bande à M. Gildenlow vienne faire un tour par chez nous.Je sors du Métropolitain vers 14h. Je vois le Cliff de l’autre côté de la rue, qui s’éloigne de la salle. Etrange. Accompagnée, je décide de ne pas suivre l’ami chroniqueur et de me poster directement devant la salle. L’attente sera longue. Mais au moins les autres fans sont sympas et le dialogue s’engage. Pour une fois que de parfaits inconnus écoutent du métal. C’est l’heure. On rentre. Chance : premier rang ! Cliff : Samedi 3 mars 2007, le programme est chargé. 14h : je retrouve l’ami Smaug devant l’Elysée Montmartre pour finaliser l’interview du très sympathique groupe français Spheric Universe Experience. 15h : après un passage au McDo et un attentat perpétré sur mon téléphone portable, qui faisait office de dictaphone et appareil photo ce jour là, nous réalisons l’interview de SUE. 15h45 : quartier libre. Nous décidons de nous aventurer dans les méandres des Halles et de sa FNAC pour y investir le rayon variété française…euh métal je veux dire !! 17h15 : retour devant l’Elysée. Smaug a pris la fuite, je me risque donc seul à traverser le parterre de fans massés devant l’entrée de la salle. La mission est risquée, j’y parviens tant bien que mal et je peux donc réaliser la deuxième interview de la journée, celle de Pain of Salvation. 18h15 : calé près du stand merchandising, je discute avec Ulrich en attendant le début du set. 19h : silence, on tourne… Wastefall ![]() Cliff : Pour ne rien vous cacher, j’étais tout aussi impatient de voir et d’entendre Wastefall que Pain of Salvation, c’est vous dire tout l’intérêt que je porte à ce jeune groupe grec. Alors que le public, très nombreux ce soir (la salle est quasi comble), commence à se rapprocher de la scène, les musiciens font leur apparition. Une chose m’aura gêné durant la prestation de Wastefall : les lights. Pour résumer, le public a plus été éclairé que le groupe lui-même, ça a créé une atmosphère assez particulière. Parce que si je dois résumer la performance de Wastefall, je dirais : la claque !! Aidé par un son vraiment bon (chose plutôt rare pour une première partie), le quintet s’en est donné à cœur joie pour nous convaincre de son potentiel live : le chanteur, au physique de déménageur, aura je pense mis tout le monde d’accord, avec des lignes de chants sincèrement aussi bonnes que sur l’album studio, mêlant avec talent puissance et finesse. Malgré les efforts du dit chanteur et du guitariste, on a senti des musiciens un peu intimidés d’être là, mais leur sincérité et leur plaisir communicatif auront conquis un public, qui, s’il a été frileux pendant les chansons, a tout de même chaleureusement applaudi un groupe qui mérite amplement un tel succès. Flore : La première partie déboule assez rapidement sur scène et démarre directement son show. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont impressionnants ! Autant physiquement que musicalement, car le chanteur et le guitariste assurent le show et bougent le plus possible. Le batteur se démène et fournit un jeu simple mais pas simpliste ! Le son du groupe n’est pas mauvais, mais sonne un peu toujours pareil ! Les morceaux s’enchaînent à la vitesse du son, ponctués d’interventions du chanteur (très en forme ce soir-là visiblement !) qui est sympa comme tout. Jamais une première partie n’était passée aussi vite, limite j’en redemanderais, si seulement ce qui suivait ne s’appelait pas Pain of Salvation. Les lumières s’éteignent après un show de grande qualité, qui m’a donné envie de me pencher sur la discographie de Wastefall. La scène se prépare à accueillir 5 piliers du progressif suédois. ![]() Pain of Salvation ![]() Flore : Les musiciens entrent sur scène un par un et le Sieur Gildenlow ferme la marche ! Le groupe entame le concert sur Scarsick, qui est une véritable bombe live ! C’est assez marrant de voir Daniel se prendre pour Eminem sur les couplets ! America s’ensuit, avec un « short break » (les fans comprendront !) d’au moins 30 secondes au milieu de la chanson. Décidément le son du groupe est parfait ! Chaque instrument s’entend, les voix d’Hallgren et de Gildenlow sont mixées comme il faut, on a même le plaisir d’entendre Hallgren chanter faux de temps en temps. En dépit de ce petit bémol, le guitariste nous livre un véritable festival de grimaces, de danses et de poses stupides pour amuser la galerie. On sent vraiment une bonne cohésion entre les membres, également avec le nouveau bassiste, Simon Anderson. La set list se poursuit avec des chansons des différents albums de Pain of Salvation, et Daniel enchaîne les petites blagues, que ce soit pendant ou entre les morceaux : il a presque réussi à me faire croire qu’on aurait le droit à un mini orchestre pour un morceau de BE . Chain Sling arrive, et le public est déchaîné, il faut dire que cette compo est une bombe ! La première partie du show se termine par l’explosion de Disco Queen, avec une interprétation sans bavure, autant musicalement que vocalement, probablement le sommet de la soirée ! En rappel, le groupe nous livre un Hallelujah de Léonard Cohen, très posé et très beau, suivi d’un Cribcaged tout aussi rempli d’émotions (« you’re just people, you’re people », dédicace Dreamer). Le concert s’achève sur leur tube Used, doté d’une énergie peu commune. ![]() Cliff : Ça ne fait finalement pas très longtemps que je connais Pain of Salvation. Mais dire que j’ai aimé Be l’an passé et plus récemment Scarsick est un doux euphémisme. Et en parlant de Scarsick justement, le nouvel opus des suédois est à l’honneur dès le début du concert avec la doublette Scarsick – America. Quel résultat !! C’est le déluge de décibels, la pluie de riffs saignants, le tout surmonté de lights stroboscopiques et colorés, l’effet est terrible, et franchement réussi. Côté musiciens, ça assure aussi, Daniel Gildenlow est irréprochable (pourrait-il en être autrement ?) derrière le micro, possédant un charisme assez impressionnant qu’il utilise à bon escient pour lancer quelques blagues à un public conquis. Il est bien secondé par l’autre guitariste, Johan Hallgren, qui en plus de nous exhiber sa musculature, assure un show scénique énergique en courant, dansant partout sur la scène. Le nouveau bassiste du groupe a été je trouve très à l’aise, autant face au public que derrière sa 5 cordes (ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un bassiste aussi bon techniquement). Musicalement, et c’est là la faiblesse de la prestation parisienne des suédois, l’intensité retombe avec des titres plus progressifs, plus complexes, qui ont un peu plus de mal à passer et à convaincre le public. Ce léger passage à vide (qui vient peut-être aussi du fait que je connais pas sur le bout des doigts la discographie du groupe) dure jusqu’à l’incontournable Ashes et surtout la très attendue Disco Queen, qui se révèle assez épique et surtout délirante (décidément les titres de Scarsick se révèlent redoutables en live), Daniel se coiffant pour l’occasion d’une perruque bleue aussi ridicule que la chanson est décalée En rappel, les suédois nous servent une jolie reprise de Hallelujah (de Leonard Cohen), la mystérieuse Cribcaged et dixit Daniel « A ballade from Pain of Salvation » qui se révèle être en fait la cataclysmique Used, qui vient clore avec punch le très bon concert de ce soir. ![]() ![]() Cliff : Seul point noir de la journée, je n’aurai pas pu faire l’interview de Wastefall, dommage j’avais un bon rythme Plus sérieusement, ce concert m’aura permis de découvrir Wastefall en live et, pardon si j’insiste, mais quel groupe !! Et puis comment occulter la très bonne prestation des suédois, à l’aise musicalement, vocalement, forts d’un charisme live indéniable et qui n’ont pas hésité pas à communiquer avec un public qui ne demandait que ça. Un show à la fois très professionnel et très proche du public. Un grand bravo également aux techniciens et ingé son qui ont vraiment assuré un son de très grande qualité, et ce pour les deux groupes. C’était un peu Noël avant l’heure à l’Elysée Montmartre, et croyez-moi des cadeaux comme celui-là, on en demande plus souvent !!Flore : Je retiendrai de cette soirée un son exceptionnel pour les deux groupes, ce qui est assez rare, mais aussi une excellente prestation, et des musiciens proches du public et qui ont su rester simples malgré leur succès (tout relatif me direz-vous !). Un grand bravo à Wastefall, et surtout à Pain of Salvation, que j’espère revoir très bientôt dans nos contrées (les rumeurs annoncent un duo de dates dans le sud de la France pour l’hiver 2007, info ou intox ?). Photos Pain of Salvation : Ici Photos Wastefall : Ici Photos: Ulrich@live-pics.net SET LIST Wastefall Willow Man Another Empty Heaven Self Extinction Project Dance of Descent Utopia Fragment Empty Haven Strife For Definition E.Y.E. Pain of Salvation Scarsick America Nightmist ! foreword Handful of Nothing New Year’s Eve Ashes Undertow This Heart Is Mine / Song For The Innocent / Her Voices Chain Sling Diffidentia Flame To The Moth Disco Queen Hallelujah (Leonard Cohen cover) Cribcaged Used |
||
Le 12 Mars 2007
Le 12 Mars 2007
Le 21 Mars 2007
Le 25 Juin 2007
.
Le 26 Août 2010
Bravo aussi à toi Flore pour ta généreuse contribution... dommage qu'on se soit loupé de si peu.
En tout cas le moins que l'on puisse dire c'est que ca donne l'eau à la bouche, et que j'essayerai d'en savoir plus sur POS quand ils repasseront par nos vertes contrées.
Le 12 Mars 2007