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Apocalyptica + Oceansize
Lieu : Paris (Olympia) Reporter: DreamSlayer Date : 06-03-2008
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Cliff :

Et dire que je ne devais même pas assister à ce concert !! Après coup, je me dis vraiment que j’aurais raté un truc. Faire jouer un groupe aussi original qu’Apocalyptica dans une salle aussi belle que l’Olympia, ça sentait quand même le bon coup. D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé car la salle, pourtant assez conséquente (environ 1800 places), est quasiment pleine. Restait maintenant à voir ce que nous proposaient les scandinaves, quelques mois seulement après leur dernier passage dans la capitale.

DreamSlayer :

Je n’ai même pas le temps de me remettre du superbe concert de la veille (Symphony X au Bataclan) qu’il faut déjà remettre le couvert, avec la découverte de l’Olympia qui accueille ce soir les Finlandais d’Apocalyptica – dur dur la vie d’un metalleux ! :P



Oceansize

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Cliff :

Après plusieurs contrôles en règle et quelques combines, on peut enfin pénétrer dans cette salle mythique qu’est l’Olympia. La réputation du lieu n’est vraiment pas usurpée, car au niveau de l’acoustique, des lights, du confort et de l’atmosphère générale, c’est du top niveau. Le temps donc de prendre place au balcon, c’est le groupe anglais Oceansize qui a la tâche d’ouvrir le bal.

J’aurais tendance à dire que la musique du combo d’outre-Manche ne ressemble pas vraiment dans l’esprit à celle des finlandais, mais comparer un groupe « classique » avec Apocalyptica reste assez peu pertinent.

Au niveau de la prestation scénique, c’est très … anglais dirons-nous : chaussures pop flashy, coupes de cheveux Beatles et contorsions hypnotiques, on aime ou on n'aime pas. Le chanteur n’a pas l’air très bien informé en annonçant une nouvelle date à Paris en avril, mais sans savoir dans quelle salle (heureusement qu’un fan à la voix gutturale est venu lui rappeler, ça aurait fait mauvais genre) !! Cependant, le dark metal / rock passe vraiment bien en live, malgré des morceaux plutôt longs, à connotation progressive parfois.
Musicalement très bonne, la performance reste tout de même un peu froide dans l’ensemble. Les musiciens étaient vraiment dans leur bulle, et la communication avec le public a été assez superficielle. Ça n’enlève cependant pas les grosses qualités musicales du quintette, qui devrait faire parler de lui dans les mois et les années à venir.

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DreamSlayer :

Après une brève exploration des recoins de l’Olympia (récupération des accréds / passage par le vestiaire / distribution de flyers dans le grand hall), je me fraye un chemin parmi la foule pour rejoindre le pit des photographes, alors qu’Oceansize vient de débuter son set.

Si je connaissais vaguement la bonne réputation de ce groupe de rock prog aux riffs teintés de heavy, je n’avais jamais encore écouté leur production auparavant – et j’avais bien tort ! Le combo de Manchester livre un show très énergique, avec une mention spéciale au claviériste / guitariste Gambler qui se contorsionne dans tous les sens la gratte à la main. Le chanteur en chemise à carreaux Mike Vennart a une voix gorgée d'émotion, tandis que le bassiste Steven Hodson se donne à fond pour ses chœurs, très réussis d'ailleurs! C’est très carré, et les musiciens ont à l’évidence un excellent niveau technique, dommage que la communication avec le public soit franchement défaillante ! Le public (dont une partie était visiblement venue pour eux) ne leur en tiendra pas rigueur, et c’est sous des applaudissements nourris qu’Oceansize conclut son set de 45 minutes.

Cela paraissait a priori incongru de faire jouer un groupe de rock prog avant Apo, mais le pari se révèle gagnant !

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Setlist Oceansize:


  • Catalyst
  • One Out Of None
  • Trail of Fire
  • Unfamiliar
  • A Homage to a Shame
  • Ornament




Apocalyptica


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Cliff

Apocalyptica, ovni incontesté de la scène métal, était un mystère pour moi, je dois bien l’avouer. J’avais bien entendu deux ou trois de leurs chansons, mais ma science s’arrêtait là. Pour ce qui est du live, j’en savais encore moins.

C’est donc en pur néophyte que je découvrais, après un entracte « offert » (sic) par l’Olympia, les finlandais sur scène. Et quelle entrée mes enfants !! Alors que l’imposant rideau s’ouvre, on entraperçoit dans l’ombre les « trônes » (on ne peut pas appeler ça autrement) des musiciens qui sont un à un projetés dans la lumière, l’effet théâtral est réussi. J’en ai déjà un peu parlé plus haut, mais j’insiste sur la qualité du son et surtout des lumières qui ont vraiment été superbes, un cran au dessus de ce qui peut se faire au Bataclan ou même à l’Elysée Montmartre.

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Alors que chaque musicien se « présente » en y allant de son petit riff, et que la superbe batterie translucide apparait au milieu de la scène, le show peut commencer. Je n’arrive toujours pas bien à comprendre comment on peut envoyer autant de décibels avec juste 4 violoncelles et une batterie, mais qu’importe, ça jette vraiment !! Après une intro fluette, les finlandais entrent dans le vif du sujet avec en figure de proue plusieurs titres de leur dernier album, Worlds Collide. Une chose est sûre, c’est que les scandinaves ont de l’énergie à revendre, et compensent bien l’absence de chanteur par une mobilité de tous les instants. Des vraies piles électriques je vous dis !!

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Si on peut reprocher le manque de mordant sur les albums studios (et encore, c’est faire la fine bouche), en live c’est complètement différent. Les quelques titres que je connaissais (principalement les reprises de Metallica, Master of Puppets en tête) prennent une dimension vraiment particulière, mélange entre gravité, explosivité et virtuosité. Les musiciens alternent bien entre titres très punchy et quelques intermèdes plus calmes. Au fil des chansons, le public monte en température pour une standing ovation finale (eh oui, car il ne faut pas oublier que la moitié du public était assis) assez impressionnante. Deux rappels de qualité viennent clore cette bien belle soirée, ce qui vient sceller la très bonne réputation live des finlandais.

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Pour la petite histoire, il y avait deux rangs devant moi un couple d’une soixantaine d’années qui avait l’air assez circonspect en voyant débarquer le groupe sur scène. Et quand, trois chansons plus tard, je les vois applaudir et headbanguer comme dans leur (folle) jeunesse, je me dis que les finlandais ont plus que réussi leur pari. Le genre de truc qui vous donne le sourire croyez-moi !!

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DreamSlayer

A peine Oceansize a-t-il fini son set qu’un épais rideau rouge tombe sur le devant de la scène, puis une charmante voix nous informe que la maison nous offre une entracte de 15 minutes… trop aimable ! J’en profite pour admirer la salle, absolument superbe. J’avais loupé le passage d’Apocalyptica dans nos contrées à l’automne dernier, et force est de constater que le groupe a changé de catégorie avec la sortie de leur dernier album : plus gros contrat de l’histoire de l’industrie musicale finlandaise (avec Sony BMG), guests très « grand public », et maintenant deux Olympia consécutifs, tous deux sold out ! En regardant autour de moi, l’hétérogénéité de l’audience me frappe aux yeux : les metalleux semblent être en minorité, côtoyant des minettes et des costards-cravates… Worlds Collide m’a profondément déçu par sa facilité (« l’effet major » ?), et ne sais trop quoi attendre de ce concert…

C’est sur ces réflexions que les lumières s’éteignent et que le rideau se soulève, dévoilant les quatre violoncellistes siégeant sur des trônes encore plus imposants que sur la précédente tournée entourant une magnifique batterie transparente !

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Le rituel est immuable : un première morceau calme histoire de se mettre dans l’ambiance (en l’occurrence Worlds Collide), puis les esprits commencent à s’échauffer avec la géniale reprise de Sepultura, Refuse/Resist (mais pourquoi, POURQUOI l’avoir jouée aussi tôt ?!), Perttu Kivilaakso se levant le premier, suivi par Eicca Toppinen et Paavo Lötjönen, pour effectuer une belle démonstration de headbang !

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Mes craintes initiales sont vite balayées, car sur scène, rien n’a vraiment changé : Perttu se retrouve torse poil au bout de deux ou trois morceaux (il aurait mieux fait de commencer comme ça, d’ailleurs, il nous aurait évité son improbable look haut de forme – redingote en fourrure noire), Paavo est complètement surexcité et lance des œillades cabotines aux demoiselles des premiers rangs et Mikko Sirén fait le show derrière sa batterie, se levant à la moindre occasion, le tout sous le regard impassible d’Antero Manninen, caché derrière ses lunettes de soleil.

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Apocalyptica est conscient de ratisser large, et s’efforce de contenter ses deux publics : les metalleux, qui exultent sur les reprises de Metallica et de Sepultura ou sur le génial Path, mais aussi ceux qui préfèrent leurs compos plus calmes (« Nous allons jouer de la musique plus sérieuse maintenant » dixit Eicca pour introduire SOS). Les morceaux de Worlds Collide passent plutôt bien, même s’ils semblent fades, voire creux, en comparaison de ceux extraits de leurs précédents albums…

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Je ne sais si c’est un signe d’assurance accrue ou de progrès linguistiques, mais Eicca n’a plus le monopole du micro : le show est parsemé d’interventions cocasses de Perttu, chambrant Antero (« Vous allez voir, il va devenir complètement dingue sur le prochain morceau ! ») ou bien Eicca (« C’est trop ennuyeux pour nous de faire des reprises de metal ; faire des reprises de pop en les transformant en morceaux metal, c’est déjà moins ennuyeux. Nous allons vous jouer une reprise de David Bowie, qu’Eicca va vous chanter en allemand ! »). De chant il n’y aura pourtant point, même pas de En Vie feat Manu, comme je l’espérais secrètement !

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Mais Apocalyptica a depuis longtemps prouvé que leurs morceaux instrumentaux suffisent à produire un show intense, soutenu par un jeu de lumières superbes et un son cristallin (même si la batterie était un peu trop forte) ! La salle s’enflamme de plus en plus, et c’est debout, dans une ambiance énorme, qu’elle réclame le groupe lorsque celui-ci quitte la scène. Nous aurons droit à deux rappels : le premier, somptueux, avec Life Burns, Enter Sandman et le traditionnel morceau de conclusion, Hall of the Mountain King (où Paavo gratifie le public d’une très convaincante imitation de démarche de troll), puis un second, plus anecdotique à vrai dire, avec le très zen Seemann.

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Cette fois c’est fini, le quintette remerciera longuement l’audience sous une vibrante standing ovation avant que le rideau ne retombe. Direction le vestiaire, pour une queue longue comme un hiver sans neige…

Encore une très belle performance d’Apocalyptica donc, et si j’émets quelques réserves sur la qualité de leurs albums futurs, je ne les raterai en live sous aucun prétexte !

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Setlist Apocalyptica:


  • Worlds Collide (Worlds Collide)
  • Refuse/Resist (Inquisition Symphony)
  • I’m Not Jesus (Worlds Collide)
  • Grace (Worlds Collide)
  • Seek & Destroy
  • SOS (Worlds Collide)
  • Path (Cult)
  • Betrayal (Apocalyptica)
  • Bittersweet (Apocalyptica)
  • Helden (Worlds Collide)
  • Master of Puppets (Plays Metallica by Four Cellos)
  • Last Hope (Worlds Collide)
  • Inquisition Symphony (Inquisition Symphony)

  • Life Burns (Apocalyptica)
  • Enter Sandman (Plays Metallica by Four Cellos)
  • Hall of the Mountain King (Cult)

  • Seemann (Reflections)



Petit coup de gueule inhérent aux concerts d’Apo en salle : j’étais entouré de minettes, euphoriques sur les singles de l’album Apocalyptica, Bittersweet et Life Burns, mais que Master of Puppets ou Seek & Destroy laissaient de marbre… C’est quand même mieux en festival, où plusieurs milliers de personnes scandent en chœur ces classiques !

Gros coup de cœur en revanche à un type fort sympathique, qui n’aura malheureusement pas eu le Fight fire with fire qu’il réclamait à corps et à cris… Thanks man ! ;)


Membre
C'est à peu près la même set list que la dernière fois à Lyon.

Je regrette de ne pas avoir eu Helden, une des rares de Worlds Collide que j'aime....M'enfin sans le chant je ne sais pas si ça le faisait trop!!

Sinon le même coup de gueule que toi est ressorti de mon constat à Lyon... Pleins de chieuses (et quelques chieurs) qui se transforment en vrai groupies en oubliant les classiques du groupe... Je les soupçonne de connaitre que les deux derniers ^^

Le 17 Mars 2008

Membre
Et dire que j'ai vendu ma place le jour même..je ne me souviens même plus pourquoi. C'était pour Lyon, mais le concert de Paris avait l'air d'avoir une certaine envergure d'après les reports.
C'est ce qu'il y a de bien avec les reports, ça ne remplace aucunement le concert, mais ça nous fait amèrement regretter (ou pas) de l'avoir manqué! Bien joué à ceux qui savent raconter.

Merci pour ces photos magnifiques en tout cas! Certaines sont de vraies chef d'oeuvres!

Le 30 Mai 2008

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