Classé album du mois dans pas mal de publications métal, les superlatifs élogieux n’ont pas manqué pour accueillir cet album lors de sa sortie.
Eloges amplement justifiés.
Pour leur premier album avec le chanteur John K., le trio SOUTHERN-RITCHIE-HICKS a eu le nez creux parce que ce John K. est tout simplement monstrueux. Et fait la démonstration de ses possibilités vocales dès l’intro THE RISING, avec une voix très expressive aussi à l’aise dans les registres graves que plus aigus. On comprend alors que si la qualité d’écriture suit, on va passer un grand moment.
Et devinez quoi, justement, la paire de compositeurs SOUTHERN-RITCHIE ne sera pas en reste. Avec ce quelque chose dans leur manière d’écrire qui les différencie à coup sûr et les distingue dans ce malstrom boulimique qu’est le monde du heavy. Des compos aussi puissantes que celles générées par notre bon heavy à la teutonne et aussi mélodiques que celles concoctées par nos amis de la pointe Nord de l’Europe. Avec – je trouve- une certaine « rémanence pink floydienne » par le biais d’ambiances ou de certaines lignes mélodiques.
HEATHEN MACHINE, premier titre éponyme, est digne d’avoir sa place dans la galerie des Must du Speed Sympho. Avec un refrain justement marqué par le grand PINK FLOYD, ce HEATHEN MACHINE nous est asséné avec la vigueur d’un forgeron martelant une grande épée chauffée à blanc. La guitare extrêmement volubile de Pete SOUTHERN – il arrive à donner l’impression d’être au moins deux !- donne la réplique à des riffs denses et millimétrés. Le couple basse-batterie n’est pas à la traîne et contribue à nous donner à écouter un véritable mur métallique alliant force, technicité et mélodie, parfaitement servi par une production parfaite en ampleur et limpidité. Et de fait, c’est une impression de puissance majestueuse qui se dégage à l’écoute de ce titre comme de l’album d’ailleurs. Impression que viendra renforcer l’utilisation occasionnelle mais toujours bien vue et bienvenue de claviers. Totale classe.
I WISH YOU WERE HERE ( PINK FLOYD encore !) voit le rythme baisser d’un cran et évolue entre parties calmes et d’autres plus rapides. Mélodie reste encore le maître mot, tandis que la guitare de SOUTHERN n’en finit pas pour notre plus grand plaisir de dérouler des soli indispensables. Et toujours ce son à la profondeur… jouissive !
Les superbes CHEMICAL IMBALANCE et NO PLACE LIKE HOME aux refrains à tomber et à pleurer précèdent un THE EYES OF ALL THE WORLD un tantinet moins mélodique et plus rentre-dedans qui est là pour davantage nous faire apprécier JUST BEFORE YOU LEAVE, très belle plage de quiétude et de sérénité. WAKE UP CALL déboule avec ses 8mn22 au compteur, mais vous ne les verrez pas passer. Toute la quintessence de l’art mélodique made in BALANCE OF POWER est encore une fois là. Avec du rythme et un refrain encore et toujours imparable. Et c’est NECESSARY EVIL, ultime rouleau compresseur au tempo lourd, qui clôt cette galette. Avec son refrain pourtant minimaliste mais entêtant, et où Lucifer en personne vient pousser la chansonnette. Neuvième occasion de se rendre compte qu’en cette année 2004, BALANCE OF POWER nous avait « balancé » là un des brûlots indispensables du heavy.
Avec ses tempos variés et ses riffs de tueur, ce HEATHEN MACHINE est un Indispensable pour tout métalleux, que la mention prog qui peut accompagner BALANCE OF POWER ne devra pas détourner de cet album, car c’est bien avant tout d’un sacré p….. de bon album de Heavy dont il est question ici. PapaDuck
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